Athéna (1973-2018)

Béluga

ligne décoration
Athéna

Adopté par une adoption collective

  • Numéro d’identification

    DL0030

  • Sexe

    Femelle

  • Naissance

    1974

  • Connu depuis

    1989

Athéna

Au premier coup d’œil, on reconnait Athéna en voyant sa cicatrice profonde aux contours dentelés sur son flanc droit. Du flanc gauche, on utilise les petites entailles ainsi que l’encoche large au milieu de sa crête pour l’identifier.

Son histoire

Nous avons rencontré Athéna pour la première fois en 1989, elle était alors déjà toute blanche. Il est donc difficile de déterminer avec précision son âge. Le changement de couleur chez les bélugas, soit le passage du gris au blanc, survient entre l’âge de 12 à 16 ans. On peut donc affirmer que Athéna est donc née autour de 1975 ou bien avant. Les bélugas peuvent vivre jusqu’à 60 et même 80 ans. Athéna pourrait être née en 1950!

Athéna était facilement reconnaissable grâce à une profonde cicatrice sur son flanc gauche et elle fréquentait régulièrement l’embouchure du Saguenay. Elle est ainsi devenue l’un des bélugas les plus familiers de notre équipe de recherche, basée à Tadoussac. À l’exception de 1990, elle a été observée tous les étés. En tout, plus d’une centaine de rencontres!

C’est sa taille et ses fréquentations qui nous laissaient croire que Athéna était une femelle. Dans l’aire de répartition estivale, les femelles forment de grandes communautés dans lesquelles elles s’occupent des nouveau-nés et des jeunes. Ces communautés sont attachées à des territoires traditionnels et il y a peu d’échanges entre elles.

Athéna appartenaient à la communauté du Saguenay à laquelle appartiennent également DL1757, Griffon, DL0829 et Slash (morte en 2013). Les associations entre femelles d’une même communauté ne sont toutefois pas stables. Elles pourraient varier selon l’état reproductif des femelles, si elles sont gestantes ou non ou accompagnées d’un jeune.

Au fil des années, Athéna a été vue accompagnée de très jeunes bélugas. Il est toutefois difficile d’établir avec certitude les liens mère-veau. Durant les trente années de rencontre, Athéna est toujours restée à trop bonne distance pour être biopsiée.

Le 29 juillet 2018, deux jours après sa dernière observation, la carcasse d’Athéna a été retrouvée dans le Saguenay. Elle a été amenée à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal pour une nécropsie complète. Les analyses n’ont pas permis de déterminer avec certitude la cause de la mort de cette femelle. Malgré son usure, l’analyse d’une dent a permis de confirmer l’estimation de l’équipe: Athéna avait environ 45 ans au moment de sa mort. Ses ovaires seront analysés pour noter le nombre de gestation.

L’histoire de Athéna nous a aidé à mieux comprendre la vie sociale et reproductive des bélugas. C’est en comprenant comment vivent les bélugas et comment ils décèdent que nous serons en mesure de mieux les protéger.

Observée régulièrement avec...

Slash
Blanchon
Blanche
Griffon
Élizabeth

Bélibec
Amalena
Frimas
Miss Frontenac
Céline

Historique des observations dans l’estuaire

1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018

Années pendant lesquelles l’animal n’a pas été observé Années pendant lesquelles l’animal a été observé

Dernières nouvelles

Sur la rivière Saguenay, le Bleuvet navigue non loin de l’anse à la Boule sous un bon couvert nuageux. Le vent soulève des vagues d’au moins 1 demi-mètre de haut. Entre deux vagues, nous parvenons à trouver un troupeau d’une quinzaine d’individus parmi lesquels se trouve un nouveau-né. Les bélugas font presque du surplace en nageant à contrecourant et se dirigent tranquillement vers l’amont.

Dans un groupe de deux adultes et quatre jeunes encore gris, nous reconnaissons Athéna. Pas très loin d’elle nage aussi la femelle Pacalou, une connaissance de longue date de notre équipe. Malgré les vagues, nous parvenons à prélever une biopsie sur un animal du troupeau.

La houle devient plus forte, et les bélugas disparaissent dans la vague. Nous quittons l’anse à la Boule, contents d’avoir reconnu Athéna et d’avoir pu biopsier un animal!

L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Athéna au moins huit fois! Tout comme la saison dernière, elle a été observée à plusieurs reprises dans des groupes de femelles et de jeunes. Nous ne sommes toutefois pas parvenus à identifier un nouveau-né à sa charge.

Le 19 septembre 2016, ce matin-là, Athéna, en compagnie d’une quarantaine d’individus, se trouve à l’embouchure du Saguenay. Nous voyons des bélugas de toutes les couleurs: blanc, gris et brun. Ce troupeau est composé d’adultes, de jeunes et de trois nouveau-nés. Nous reconnaissons également Blanchon, la plus vieille femelle vivante connue de notre album de famille! Les animaux remontent tranquillement le fjord. Nous décidons de prendre de l’avance et de nous rendre à la baie Sainte-Marguerite, le terminus habituel des bélugas dans le Saguenay. Toutefois, le troupeau reste longtemps à l’anse à la Boule, en aval de la baie, et nous devons finalement les rejoindre là-bas. Nous tentons une biopsie sur l’un des animaux du troupeau ; réussie! La journée est encore jeune et nous espérons prendre d’autres échantillons, car nous sommes dans la dernière semaine de collecte de biopsies pour déterminer la proportion de femelles gestantes.

Cet été, Athéna a été observée à six reprises… et peut-être plus, car il est possible que nous l’ayons croisée sans pour autant la reconnaitre sur-le-champ. À plusieurs reprises, elle était accompagnée de nouveau-nés. Nos observations ne nous ont toutefois pas permis de confirmer que l’un de ces veaux était le sien. Voici le récit de l’une de ces rencontres.

Le 2 aout 2015, Athéna se trouve dans un troupeau de 80 individus, des adultes accompagnés de jeunes, tout près de la pointe Rouge à l’embouchure du fjord du Saguenay. Le troupeau est peu actif, les animaux remontent tranquillement le fjord. La rencontre est interrompue par le tonnerre et la brume, mais nous avons tout juste le temps d’identifier une des compagnes habituelles d’Athéna, Céline, accompagnée de son bleuvet. Bien qu’Athéna soit rarement observée avec un nouveau-né ou un bleuvet à son flanc, elle n’est jamais très loin des jeunes bélugas. Vu son âge et sa taille, on commence à soupçonner qu’elle soit une sorte de matriarche.

Pendant l’été 2013, Athéna a été observée à trois reprises. À chaque fois, dans la rivière Saguenay. À la dernière rencontre, le 15 septembre, vers 10h00, Athéna se trouve avec vingtaine d’individus, des adultes et des jeunes, dans la baie Sainte-Marguerite. Miss Frontenac et Céline, deux autres femelles de la communauté du Saguenay, l’accompagnent. Peu après le contact, le troupeau entreprend sa descente vers l’aval. Autour de 11h50, ils s’arrêtent quelques minutes dans l’anse Saint-Étienne où ils adoptent un comportement que l’on observe souvent dans cette baie: ils se déplacent dans tous les sens, sans patron apparent et s’activent à la surface de l’eau.

L’estuaire de la baie Sainte-Marguerite est le terminus des bélugas dans le fjord du Saguenay. Bien qu’ils remontent parfois le Saguenay jusqu’à Saint-Fulgence, la majorité des déplacements dans le Saguenay se limitent à la section aval comprise entre Tadoussac et la baie Sainte-Marguerite.

Les parrains et marraines de l'adoption collective

Athéna a été adopté en novembre 2015
Grâce aux dons d’une centaine de personnes, le béluga DL0030 a été adopté. Le nom choisi est « Athéna », proposé par plusieurs parrains et marraines.

Noémie Roy, Mathilde Simard et les étudiant(e)s du Collège Nouvelles Frontières de Gatineau
Les bélugas sont des créatures inspirantes. En les protégeant, nous espérons pouvoir être inspirés par leur beauté encore longtemps.

Laura Raimondeau
En l’honneur/au nom de Melman.
Merci pour vos actions. Je suis avec attention les nouvelles de la population de bélugas du St Laurent. J’espère lire encore longtemps de leur nouvelle et revenir les voir dans le futur.

La Troupe Faunique
La Troupe Faunique initiée par Karine Bélair, a participé à l’adoption collective de DL0030.
Depuis toujours, je suis attirée par la mer. Tout ce qui y vit me fascine! Les baleines me font rêver simplement à les regarder. L’été, je me rends à l’embouchure du Fjord pour les observer. Je souhaite comme une enfant voir un dos blanc faire surface et je m’émerveille quand il surgit. Les bélugas sont le symbole de la blancheur, de la pureté. Ils sont sociables, intelligents et enjoués. Ce sont d’admirables qualités. Pour en savoir plus

Catherine Shwabb

Claudette St-Pierre
Propose le nom « Miss Percé ».

Connor Smith
Connor, âgé de 6 ans, a versé ses économies pour l’adoption collective de DL0030 !

Les visiteurs du Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) de Tadoussac!

Violaine Goizet
En l’honneur/au nom de Melissa.
Merci! Il s’agit d’un petit don mais qui vient du fond du coeur! Je propose Indiana comme prénom!

Marie-Pier Boucher
Vote pour le nom d’Athéna!

Camille Marsolier

Line Ouellet et les yogis du Relais-Yoga de Gatineau:
Marie, Mia, Suzanne, Charline, Madeleine, Christine, Daniel et Philippe.Ils proposent le nom de Thalassa.

Brigitte Hannequin

Clémence Goyens
Une part de béluga nommé Athéna pour Renée et Dominique pour Noel!

Isabelle Leduc

Jean Descoteaux

Josée Bouchard
Merci de veiller sur nos bélugas et notre fleuve. Longue vie à DL0030 (j’ai hâte qu’elle ait un nom!)

La famille Bouchard-Tousignant
Même à partir des États-Unis, nous vous souhaitons longue vie !

La famille Mc Cready

Luce Chamard
À la mémoire de mon père Marius Chamard qui m’a fait connaître et aimer les bélugas.

Marie Julie Ouellet
Une passionnée par la défense des mammifères marins. Son nom préféré pour DL0030: Athéna.

Marilou Brouillet
J’ai à cœur le bien-être de ces êtres extraordinaires et je souhaite vivement contribuer à leur protection. Je vous remercie du fond du cœur de nous procurer cette opportunité unique d’adopter un béluga….être riche, je les adopterais tous!!!
À cause de sa cicatrice, je suggère de lui donner le nom d’Athéna, déesse de la guerre, de la sagesse.

Mylène Drouin
En l’honneur/au nom de Daniel et Mylène

Nicolas Coiffait

Pascale Malo
Un petit geste rempli d’espoir pour l’avenir de mes deux nièces, Annabelle et Alice Ouellet.

Serge Lepage
D’accord pour le nom d’Athena.