La tête et les dents

Au cours de l’évolution, les deux conduits nasaux (les narines) se sont déplacés vers le dessus du crâne. Si on trouve bien deux évents chez les baleines à fanons, il n’y en a plus qu’un pour les baleines à dents. Dès qu’ils percent la surface, les cétacés inspirent sans avoir à faire de mouvement de la tête. Ainsi, le museau s’est allongé pour devenir un rostre.

La colonne vertébrale

Elle est longue et assez rigide. Chez la plupart des cétacés, le cou s’est raccourci et sa mobilité, réduite: les sept vertèbres cervicales sont compressées et parfois soudées pour stabiliser la tête dans l’eau et diminuer la dépense énergétique. Chez les rorquals, elles sont libres et séparées, sauf chez le rorqual commun où les 2e et 3e peuvent être partiellement soudées. Le béluga, le narval et les dauphins d’eau douce ont conservé une certaine flexibilité et tournent légèrement la tête. Les mouvements thoraciques et lombaires sont assez limités. Une vertèbre joue un rôle de charnière dans la région caudale et apporte assez de souplesse pour permettre les mouvements complexes et puissants de cette nageoire horizontale qui sert à la propulsion.

Les membres

Les pattes avant des ancêtres terrestres se sont beaucoup raccourcies et transformées en nageoires pectorales. Les os ne sont plus articulés et ne permettent aucun mouvement. Leur seul point d’articulation est l’épaule. Ces nageoires servent de stabilisateur et de gouvernail. Sous la peau se trouvent cinq doigts pour les baleines à dents et les baleines franches, quatre pour les rorquals: certains sont très longs, avec beaucoup plus de phalanges que chez les mammifères terrestres. Les os de la main sont noyés dans un tissu fibreux, rigide et résistant et n’apparaissent pas à la surface de la peau. Les membres arrière ont disparu chez les baleines. Du bassin subsistent deux petits os flottants qui servent d’armature aux organes génitaux chez le mâle et de point d’attache pour les muscles rétracteurs du pénis.

Pour en savoir plus

Visitez le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) à Tadoussac et son importante collection de squelettes.

Magazine

Se plier aux caprices du fleuve glacé

Loin au large à l’est de Pointe-Paradis, cinq formes noires imposantes font ponctuellement surface pendant parfois une dizaine de secondes :…

| 22/1/2020

Est-ce normal de voir autant de baleines en hiver?

Au début du mois de janvier, l’équipe du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) a reçu…

| 17/1/2020

La glace, amie et ennemie des mammifères marins

«La glace commence à se former»: voilà un constat partagé un peu partout le long du Saint-Laurent. Son étendue varie…

| 15/1/2020