Vivre en groupe

La majorité des baleines qui vivent entourées de congénères sont des odontocètes (baleines à dents). Elles ont plusieurs avantages à choisir la force du nombre, notamment pour la recherche de nourriture, les opportunités de socialisation et la protection contre les prédateurs. Les odontocètes se répartissent en deux types d’organisations sociales : la société fusion-fission et les groupes matriarcaux. Règle générale, les espèces les plus petites fonctionnent avec le premier et les plus grosses avec le second.

Se quitter pour mieux se retrouver

La majorité des dauphins fonctionnent en société de types fusion-fission. Des groupes se forment (fusion) et se séparent (fission) constamment. Ces rassemblements peuvent compter des milliers de dauphins! Ce type de groupe social est plutôt instable: un rassemblement peut durer de quelques minutes à plusieurs jours.

Chez le dauphin à flancs blancs de l’Atlantique, qu’on peut observer dans le golfe du Saint-Laurent, chaque individu fait partie d’un petit groupe rassemblant des congénères auxquels ils s’associent à long terme. Ce sont généralement des membres de sa famille. Il fait également partie d’un énorme groupe secondaire qui se fait et se défait au gré de leurs besoins.

Maman, c’est le chef

Comparativement au système des dauphins, les groupes matriarcaux des cachalots et des épaulards sont bien plus stables. Plusieurs générations de femelles apparentées forment le noyau du groupe. Elles sont accompagnées de leur progéniture. Chez les cachalots, ces groupes familiaux constituent des clans vocaux qui peuvent comprendre des milliers de baleines. Les cachalots d’un même clan partagent les mêmes patrons vocaux qui leur viendraient d’une transmission culturelle. Un clan peut en côtoyer un autre, mais ils ne s’associent pas entre eux.

Les femelles passent toute leur vie avec leur groupe familial. Quant aux mâles, ils quittent le groupe avant d’atteindre la maturité sexuelle et vont former des groupes temporaires de mâles ou encore restent seuls.

Les groupes sociaux de longues durées comme ceux-ci présentent certains avantages cognitifs. Dans la baie d’Hudson, des chercheurs ont observé que les liens sociaux à long terme facilitent l’apprentissage de comportements complexes comme la migration sur de longues distances chez les bélugas.

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