Choisir une croisière aux baleines

Un des avantages d’embarquer pour une croisière aux baleines, c’est l’apport des capitaines, guides et naturalistes expérimentés. Ils sont une excellente source d’informations sur les espèces observées pendant une excursion. Cependant, que ce soit en sortie guidée en kayak, en voilier, en bateau pneumatique ou dans une autre embarcation, cette expérience peut être stressante pour les cétacés. Une entreprise qui se soucie du bien-être des animaux et qui croit en une observation respectueuse de la faune réduira la vitesse de l’embarcation et suivra la règlementation en présence des baleines.

Conseil : si vous souhaitez observer les bélugas, faites-le à partir de la berge, puisqu’il est illégal de les approcher sur l’eau. Si vous croisez des bélugas, vous devez vous en éloigner et conserver une distance de 400 mètres avec eux, même dans un bateau de croisière aux baleines. Dans le cas des baleines bleues, une distance de 400 mètres doit être maintenue entre le bateau et la baleine.

Des excursions d’observation de baleines sont offertes à bord d’une variété de bateaux. Comment choisir? Voici quelques pistes.

  • L’excursion sera-t-elle guidée? Est-ce qu’il y aura un ou une naturaliste à bord? Si oui, quelle formation a-t-il ou a-t-elle suivie? Combien de naturalistes seront présents?
  • Est-ce que le contenu offert par les naturalistes sera varié? Prendront-ils le temps de montrer aux passagers d’autres espèces marines comme des phoques et des oiseaux marins? Vous expliqueront-ils l’histoire et la géographie de la région visitée et la façon dont elles sont liées à la présence de la faune marine?
  • Tous les bateaux commerciaux, petits ou gros — incluant les kayaks —, doivent se plier aux mêmes règles en présence de mammifères marins. Les embarcations n’ont donc pas le droit de s’approcher à moins de 100 mètres des baleines.
  • Votre expérience peut varier grandement selon la taille du bateau. Les embarcations de petites dimensions comme un modèle pneumatique semi-rigide (communément appelées Zodiac) vous permettent d’être plus près de la surface de l’eau, alors que les plus gros bateaux sont généralement plus stables. Les plus gros bateaux offrent souvent des zones couvertes pour rester au chaud pendant les jours plus froids et vous permettent d’utiliser votre appareil photo de manière sécuritaire tout au long du voyage. Les petites embarcations pneumatiques sont parfaites pour ceux qui recherchent des sensations fortes et qui aiment être exposés aux éléments (vous avez de bonnes chances de revenir éclaboussés!). Les bateaux pouvant accueillir plus de passagers permettent de réduire le nombre d’embarcations sur l’eau tout en permettant à plus de gens de rencontrer les baleines.
  • Certaines entreprises opérant dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent sont membres de l’Alliance Éco-Baleine. Cette alliance est composée d’entreprises qui s’engagent à adopter des pratiques surpassant les lois et règlements applicables et qui sont épaulées dans leurs pratiques par les gestionnaires du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et par le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins. Une partie des profits des compagnies d’observation est remise à la recherche et à l’éducation sur les mammifères marins.
  • Des groupes de recherche comme le Mériscope ou la Station de recherche des iles Mingan offrent des stages de recherche de plusieurs jours en mer. C’est une occasion de combiner observations et apprentissages, en plus de soutenir financièrement la recherche scientifique sur les baleines.

Il fait toujours plus froid sur l’eau que sur la terre ferme, alors pensez à vous habiller convenablement. La température de l’eau dans l’estuaire oscille autour des 5 degrés Celsius, même en été. Voici une liste de base des choses que vous devriez apporter :

  • La meilleure façon de s’habiller pour une journée sur l’eau est de porter des vêtements en superposition. Il est plus simple d’enlever un manteau que de greloter tout au long de l’excursion.
  • Un écran solaire (oui, même si la journée est nuageuse!)
  • Un chapeau… qui ne tombera pas à l’eau.
  • Des lunettes de soleil polarisantes, cruciales sur l’eau. Elles aident à réduire l’éblouissement et protègent vos yeux.
  • Des jumelles.
  • Un appareil photo (protégé contre l’humidité).
  • Si vous souffrez du mal de mer, prenez un médicament contre ce mal avant de partir. Ce type de médicament n’agit pas une fois que vous avez déjà le mal de mer.
  • Des gants.
  • Un pantalon long.
  • Des chaussures à bout fermé.
  • Des collations (assurez-vous qu’elles sont permises à bord auprès de l’entreprise).
  • Une bouteille d’eau.

Remarque : ne jetez rien à l’eau, ni déchets ni restes de nourriture.

Chaque expérience d’observation de baleines est différente et ce que vous voyez un jour pourrait ne pas être là le lendemain. Même si vous observez la même espèce de cétacés à deux reprises, elle se comportera probablement différemment. Tout comme nous, les baleines ont des comportements et des personnalités uniques, ce qui rend leur observation encore plus amusante et imprévisible.

Ce à quoi vous ne devriez pas vous attendre est ce qu’on voit à la télévision ou sur Internet à propos des baleines. Ces images sont souvent le résultat de centaines ou même de milliers d’heures de tournage. Une baleine qui saute? Ça n’arrive pas tous les jours!

Ici, sur le Saint-Laurent, il est fort probable que vous rencontriez au moins un mammifère marin. Combien en verrez-vous d’autres? À quelle distance se trouveront-ils? Tous ces éléments varient. Les bateaux ont des règlements à suivre, mais pas les baleines. Habituellement, un bateau repère une baleine au loin, puis ralentit et s’arrête à la distance règlementaire. Les baleines remontent généralement plusieurs fois à la surface pour respirer avant de plonger plus en profondeur, où elles peuvent rester durant de longues périodes. Les comportements liés aux remontées à la surface et aux plongées varient d’une espèce à l’autre. Votre excursion sera plus enrichissante si vous avez quelques connaissances de base sur les baleines et sur la région que vous visitez. Prenez le temps de visiter différents musées et centres d’interprétation pendant votre visite afin de mieux connaitre les ressemblances et les différences entre les espèces et pour en apprendre plus sur leurs écosystèmes. Pour vous renseigner sur les 13 espèces de baleines que l’on retrouve dans le Saint-Laurent, cliquez ici.

Enfin, une excursion sur le Saint-Laurent est toujours une expérience spéciale, particulièrement si vous avez soif d’aventures.

Choisir son embarcation

Si vous êtes assez familier avec les courants et les marées pour naviguer avec votre propre embarcation dans les conditions difficiles de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, vous aurez peut-être la chance d’observer des mammifères marins durant votre navigation ou même à quai! Au Canada, des règlements encadrent la navigation en présence de baleines. La formation intitulée «Naviguer dans l’habitat des baleines» permet d’acquérir les connaissances et les outils nécessaires pour naviguer sur le Saint-Laurent dans le respect des baleines qui y vivent et des règlements en vigueur. Gratuite et accessible autant sur mobile que sur ordinateur, la formation prend seulement 30 minutes à compléter. Dès le début, la personne choisit l’embarcation qu’elle utilise le plus pour suivre une formation ciblée pour elle : kayak, voilier ou bateau à moteur. Interactive, elle permet de tester ses connaissances entre chacun des quatre modules.

Le premier décrit les possibles impacts de la navigation de plaisance sur les baleines. Suit ensuite une explication en profondeur des règlements. Des mises en situation sont présentées pour bien apprendre à les appliquer. Puisque certains articles du règlement touchent des espèces en particulier, un module partage les meilleures astuces d’identification des espèces de baleines. Un quatrième module arrive en bonus pour parfaire ses connaissances sur ces fascinants animaux. Un jeu-questionnaire final permet de tester ses connaissances.

Le Réseau d’observation de mammifères marins, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, Parcs Canada et Pêches et Océans Canada ont collaboré à cette formation.

Elle sera disponible au printemps 2020. Pour être tenu au courant de son lancement, abonnez-vous à notre infolettre.

Magazine

Attrape-moi si tu peux : une semaine à l’échouerie de Saddle Island

6 h 30, le réveille sonne pour une nouvelle journée de terrain. Je ne suis pas à Tadoussac, mais bien à l’Île-du-Prince-Édouard…

| 13/2/2020

Deux rorquals à bosse au large de Pointe-des-Monts

Pointe-des-Monts, 8 février. Pas besoin du thermomètre pour savoir que l’air est glacial : une fumée de mer s’installe sur le…

| 13/2/2020

Marie-Hélène D’Arcy: le regard le plus aiguisé du GREMM

Afin de souligner la Journée internationale des femmes et des filles en science, l’équipe de Baleines en direct a voulu…

| 11/2/2020