Pascolio

Béluga

ligne décoration

Adopté par les commerçants de Tadoussac

  • Numéro d’identification

    DL0003

  • Sexe

    Femelle

  • Naissance

    Vers 1982

  • Connu depuis

    1985

Ses traits distinctifs

Les déformations majeures de la colonne vertébrale accompagnées d’une petite cicatrice dans le creux de l’une d’entre elles sont les traits distinctifs de Pascolio.

Son histoire

Notre première rencontre avec Pascolio remonte en 1985. À l’époque, c’est un jeune béluga gris foncé âgé d’environ deux ou trois ans.

Pascolio fait partie de la communauté des femelles du Saguenay. Bien qu’elle ait été régulièrement observée avec des jeunes et des veaux, nous ne l’avons jamais aperçue avec un nouveau-né que nous croyions être le sien.

Mâle ou femelle? Nous avons longtemps cru que Pascolio était un mâle. Lors d’un passage sous notre bateau, nous avions entrevu sa fente génitale. Toutefois, les troupeaux dans lesquels Pascolio se tient et sa taille plus petite que la plupart des mâles suggéraient qu’il s’agissait d’une femelle. C’est une biopsie réalisée en 2008 qui viendra trancher la question: Pascolio est bel et bien une femelle.

Observée régulièrement avec...

Historique des observations dans l’estuaire

1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019

Années pendant lesquelles l’animal n’a pas été observé Années pendant lesquelles l’animal a été observé

Dernières nouvelles

Par une belle journée de la fin septembre, nous partons à bord du Bleuvet vers la batture aux Alouettes, à l’embouchure du Saguenay. Le vent léger nous permet une navigation sans tracas. Arrivés près de la batture, nous repérons douze bélugas. Peu à peu, nous nous approchons pour pouvoir identifier chacun des individus du troupeau. Nous voyons des adultes, des jeunes et même deux nouveau-nés. Dans le troupeau, nous repérons la courbure du dos si caractéristique de Pascolio. Elle nage à l’écart. Pendant près d’une heure, nous accompagnons le troupeau. Puis, le brouillard se lève, les animaux se dispersent et nous décidons d’aller à la rencontre d’autres bélugas.

À la baie Sainte-Marguerite, nous repérons un troupeau de 40 individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont six nouveau-nés! C’est l’une des plus grosses concentrations de veaux observées cet été. Pascolio s’y trouve et elle nage en compagnie d’Athéna, une de ses compagnes régulières de la communauté du Saguenay.

Les animaux vocalisent énormément! Entendre la « voix » des bélugas n’est pas une chose rare, mais c’est toujours impressionnant. Le répertoire vocal des bélugas est très étendu, comprenant des sifflements, des claquements, des grincements et des grognements, ce qui lui a d’ailleurs valu le surnom de « canari des mers ».

Nous sommes au sud de l’île Rouge. Nous rencontrons un troupeau d’une cinquantaine de bélugas, des adultes et des jeunes. Parmi le troupeau, nous reconnaissons Pascolio qui se trouve à l’écart des autres et qui tourne en rond. Ce n’est pas un comportement anormal pour ce béluga, l’équipe de recherche l’a observée seule et à l’écart de troupeaux à maintes reprises.
Lors de nos premières rencontres, Pascolio était curieuse et fantasque. En vieillissant, son comportement est devenu plus posé et elle est devenue moins facile d’approche. On la considère même comme l’un de nos bélugas les plus farouches.

Le parrain

Les commerçants de Tadoussac ont adopté Pascolio (1988).