Bubulle

Béluga

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Adopté par Collectif

  • Numéro d’identification

    DL0743

  • Sexe

    Mâle

  • Naissance

    Avant 1980

  • Connu depuis

    1992

Ses traits distinctifs

On reconnaît DL0743 à sa petite cicatrice sous la crête sur le flanc droit. Un peu en avant de celle-ci, on voit une petite tâche grise, plus ou moins visible selon la lumière. Il y a aussi quelques entailles mineures dans sa crête dorsale.

Son histoire

La première rencontre avec Bubulle remonte à 1992. À l’époque, il était déjà blanc. Le changement de couleur chez les bélugas, soit le passage du gris au blanc, survient entre l’âge de 12 à 16 ans. Bubulle serait donc né avant 1980.

Sa forte taille, ses habitudes et ses fréquentations suggèrent fortement qu’il s’agit d’un mâle. Comme les autres mâles adultes de la population en été, Bubulle passe la plus grande partie de son temps dans des troupeaux composés essentiellement de mâles. Il appartient à l’un des deux réseaux de mâles qui sillonnent le fjord du Saguenay. Un autre réseau de mâles, les «Downstream boys» utilise aussi le secteur de la tête du chenal Laurentien et la portion aval de l’estuaire, mais évite le Saguenay. Même si leurs territoires se chevauchent, les individus d’un réseau côtoient très peu les mâles des autres réseaux.

Avec les années, les mâles ont tendance à former des bandes de compagnons stables. Ces associations s’établissent progressivement et jouent possiblement un rôle dans la vie reproductive des bélugas. Les compagnons réguliers de Bubulle sont Brad et Vita, aussi membres d’un réseau du Saguenay.

En février 2021, l’adoption de ce béluga a été complétée. Les parrains et marraines ont voté pour le nom de Bubulle, qui fait référence à sa cicatrice ronde sur le flanc droit.

La suite de l’histoire de Bubulle et de ses compagnons nous apprendra beaucoup sur l’évolution de la vie sociale des bélugas. C’est en comprenant comment vivent les bélugas que nous serons en mesure de mieux les protéger.

Observé régulièrement avec...

Historique des observations dans l’estuaire

1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020

Années pendant lesquelles l’animal n’a pas été observé Années pendant lesquelles l’animal a été observé

Dernières nouvelles

Dès le début de la journée, nous rencontrons un troupeau de 100 à 120 individus non loin de l’ile Rouge. En surface, nous pouvons observer du krill. Bien que le krill ne fasse pas partie de l’alimentation des bélugas, il est possible qu’il soit la proie de leurs proies. Dans tous les cas, il y a de l’action dans la barre de courant! Des oiseaux marins s’alimentent et plongent autour de nous. Un petit rorqual manœuvre lui aussi parmi toute cette faune. Il effectue même une technique qu’on surnomme «saut de grenouille».

Nous nous concentrons sur les bélugas, même si la présence d’un rorqual commun au large nous fait de l’œil. Nous nous approchons de petits groupes d’environ cinq individus pour les photographier. Nous y reconnaissons DL0014, Or Blanc et Bubulle . Dans un autre, nous voyons DL0240 et DL9056. Les bélugas semblent s’alimenter, ils plongent et remontent. Un goéland manque de près de voler le poisson d’un béluga! Non loin de nous, un rorqual à bosse plonge. Nous sommes si chanceux d’étudier les baleines!

Nous naviguons dans l’embouchure du Saguenay, près de la rivière aux Canards à Baie-Sainte-Catherine lorsque nous apercevons la femelle Bonheur dans un troupeau d’une cinquantaine d’individus, des adultes blancs et de jeunes gris. Nous reconnaissons aussi Bubulle, un mâle du Saguenay.

Les animaux sont très actifs. Ils se mettent à plonger et remonter au même endroit à plusieurs reprises, un comportement qu’on appelle le «miling» qui est souvent associé à l’alimentation. L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent des troupeaux de femelles avec des jeunes. Des rassemblements s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture.

Nous sommes au large des Escoumins. Bubulle se trouve dans un troupeau d’environ 150 bélugas, tous des adultes blancs. Ces grands rassemblements sont fréquemment observés dans le secteur aval de la distribution d’été des bélugas. De nature éphémère, ils sont essentiellement composés de bélugas mâles.

À notre arrivée, les bélugas sont regroupés par groupe de quatre ou cinq. Rapidement, on parvient à identifier une dizaine de bélugas, dont Vita, DL0014 et Frimas. Dès que le troupeau se disperse par plus petits groupes notre travail devient de plus en plus difficile. La journée achève, on rentre à la maison…

Les parrains et marraines de Bubulle

  • Cynthia Beaulieu
  • Classe de madame Marjorie (Jean XXIII) «Nous sommes une classe de 3e année de Québec.  Nous souhaiterions donner le nom: B-023 en l’honneur du nom de notre école. (Jean-XXIII)»
  • Clélia Gauduchon
  • Odile Jalbert «J’ai trois propositions de nom: 1) Nérée qui est un dieu grec marin primitif, surnommé « vieillard de la mer». Ses qualités sont: bienveillant, véridique, sans mensonge ni oubli. Il est le père des 50 néréides qui sont des nymphes marines souvent représentées portées par des dauphins. Elles personnifient les activités créatives et productives de la nature.
    2) Njörd, dieu de la mer et des vents dans la mythologie nordique, il apporte bonne fortune en mer et bonne pêche (!).  Intéressant pour un cétacé qui vit principalement dans le fjord du Saguenay.
    3) Enfin encore dans la mythologie nordique, Baldr (aussi nommé Balder, ou Baldur) est un personnage sympathique. Il est le dieu de la lumière et de la beauté. Son nom signifie «le blanc», «le vaillant», «le courageux», toutes qualités qui s’accordent bien avec la situation des bélugas du Saguenay. Ils sont blancs et ils ont bien besoin de vaillance et de courage. Dans la mythologie, après sa mort causée par Loki, un dieu jaloux, et la bataille très destructrice de Ragnarök qui s’ensuit, il reviendra du royaume des morts pour créer un monde nouveau sur les cendres de l’ancien.»
  • Sophie Labelle «Mon garçon propose de l’appeler Tourbillon car c’est un animal enthousiaste qui aime nager :)»
  • Marie-Eve Landry «Nous proposons le nom « Jack » puisque nous faisons un don en l’honneur de sa fête.»
  • Maxime Landry «J’aime les bélugas, continuez à les aider!»
  • Pierre Langlois
  • Manon Lapointe
  • Vladimir Leclaire
  • Nathalie Lucas «Merci beaucoup pour le travail que vous faites, ces animaux sont un bien collectif, et ils ne doivent pas disparaitre de notre monde!»
  • Patricia Lyonnet «Mon plus grand rêve est de voir des bélugas! C’est un honneur pour moi de vous aider chaque mois à  bien les protéger et en prendre soins!»
  • Éliane et Chloé Mathieu
  • Jennifer Marchand
    J’offre ce béluga à Henry Beaulne Rurherford. Un béluga pour un bébéluga!
  • Roxane Monsion «Je propose le prénom de Jeannot comme mon papi qui me manque énormément.»
  • Pomme et les enfants merveilleux de Carleton-Sur-Mer
  • Maude Roy
  • Michèle Thibodeau «Cette contribution est le résultat du regroupement de mes cadeaux de Noël pour Aurélie et Michaël, Jean-Nicolas et Laurence, Vincent, Claude, Claire et Pierre, à Mélissa, Kevin, Léanne et Yann. Je leur dédie donc ma participation et m’engage à leur transmettre les nouvelles de DL0743. Je propose le nom de NICO (ou NIKO) pour ce béluga en particulier en pensant à un Nico travaillant justement au Saguenay en milieu hospitalier pendant cette deuxième vague de la pandémie que nous traversons et pour rendre hommage par le fait même à tous les travailleurs de la santé qui doivent nager inlassablement en eaux troubles afin que l’on arrive à garder la tête hors de l’eau. Je me dois cependant d’ajouter que le nom de Tourbillon, mentionné entre temps, est également un très joli nom pour un béluga.»
  • Mia Tremblay 
  • Christiane Vadnais «Laurence, ce serait un chic prénom pour un béluga!»
  • Véronique Vuillemain «Parce que  tous ensemble on peut arriver à quelque chose qu’on ne pourrait pas tout seul. Bravo pour tout ce que vous faites.»