Fréquentant les eaux de la Colombie-Britannique, la population des épaulards résidents du Sud est estimée à environ 72 individus. La Garde côtière canadienne (GCC) a annoncé le 14 janvier dernier la création d’un nouveau bureau des mammifères marins, qui permettra d’effectuer une surveillance en direct de la présence des épaulards résidents du Sud. Ce bureau est le premier en son genre et suscite l’enthousiasme, car il ouvre la possibilité de diminuer les risques de collision avec les navires qui circulent dans les mêmes eaux.

La Garde côtière enverra des conseils de navigation aux embarcations selon leur position en temps réel afin de les avertir de la présence d’épaulards et d’autres cétacés. Les navires marchands et de plaisance pourront ainsi circuler sans contrevenir à la sécurité des épaulards résidents du Sud vivant dans les refuges provisoires du secteur.

En cas d’infractions, elles seront prises en charge par Transports Canada et par les organismes d’application de la loi tels que la Direction générale de la conservation et de la protection de Pêches et Océans Canada et de Parcs Canada, afin que des mesures disciplinaires soient appliquées si nécessaires.

Les cétacés pourront être étudiés davantage dans cette région via des rapports d’observations colligés à partir d’informations rapportées par les navires de la GCC, les phares et les avions exploités par le gouvernement canadien. Les organismes d’application de la loi sur l’eau s’en serviront pour assurer la conservation des mammifères marins en les transférant au Réseau d’observation des cétacés de la Colombie-Britannique (BC Cetacean Sightings Network).

Cette initiative pourrait inspirer les organisations portuaires du Saint-Laurent et celles ailleurs dans l’océan Atlantique à mettre en place des solutions similaires pour assurer la sécurité des cétacés.

Actualité - 26/1/2021

Jasmine Tremblay-Bouchard

Assistante aux communications à l’hiver 2020-2021, Jasmine contribue en tant que rédactrice aux activités du GREMM afin de sensibiliser le public sur la situation des baleines et des phoques du Saint-Laurent. Son enthousiasme pour la cause écologique l'amène à élargir ses connaissances en permanence. Les mammifères marins lui inspirent l’intelligence, l’amour et la beauté.

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