DL1670

Béluga

ligne décoration

Adopté par l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent

  • Numéro d’identification

    DL1670

  • Sexe

    Présumé mâle

  • Naissance

    Vers 1990

  • Connu depuis

    1998

Ses traits distinctifs

Il y a une petite tache sur le flanc gauche de DL1670 qui n’est pas toujours évidente à discerner. Les deux entailles côte à côte au milieu de sa crête dorsale sont aussi un bon moyen de le reconnaître.

Son histoire

Notre première rencontre avec DL1670 remonte à 2000. À l’époque, il est légèrement gris, mais déjà de bonne taille. Il devient blanc quelques années plus tard, vers 2004, suggérant qu’il est né vers 1990. Le changement de couleur chez les bélugas, soit le passage du gris au blanc, survient entre l’âge de 12 à 16 ans.

Ses associations fréquentes, à partir de 2005, dans des troupeaux composés exclusivement d‘adultes nous laissent croire que DL1670 est un mâle. En effet, il existe une forme de ségrégation sexuelle chez les bélugas. En été particulièrement, les mâles et les femelles vivent séparément et fréquentent des secteurs différents. S’il n’est pas rare de voir des mâles se joindre aux troupeaux de femelles et de jeunes, il est par contre très rare de voir des femelles parmi les troupeaux composés essentiellement d’adultes.

DL1670 est régulièrement observé près de l’embouchure du Saguenay. Il pourrait appartenir à l’un des deux réseaux de mâles du Saguenay. Les membres de ces réseaux ne se mêlent pas aux autres réseaux de mâles, même si leurs territoires se chevauchent. Avec les années, les mâles ont tendance à former des bandes de compagnons stables. Ces associations jouent possiblement un rôle dans la vie reproductive des bélugas. DL1670 est toutefois un jeune mâle et nous ne lui connaissons pas encore de compagnon fidèle.

La suite de l’histoire de DL1670 nous apprendra beaucoup sur l’évolution de la vie sociale des bélugas. C’est en comprenant comment vivent les bélugas que nous serons en mesure de mieux les protéger.

Observé régulièrement avec...

Historique des observations dans l’estuaire

1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019

Années pendant lesquelles l’animal n’a pas été observé Années pendant lesquelles l’animal a été observé

Dernières nouvelles

Au large de l’île Rouge, à l’embouchure du fjord du Saguenay, on repère un troupeau de 100 à 110 individus. Le troupeau est composé majoritairement d’adultes, possiblement tous des mâles. Parmi les individus, on repère DL1670. On tente une biopsie, mais malheureusement la flèche passe juste au-dessus de sa crête dorsale. Ce n’est pas une mince tâche, viser une cible mouvante sur une plate-forme également en mouvement. Il faudra attendre une autre occasion pour obtenir ce petit bout de peau et de gras qui nous confirmera si nos soupçons sur le sexe de DL1670 sont justes et nous révèlera bien d’autres secrets. Au cours de cette rencontre, nous avons toutefois réussi trois biopsies sur d’autres bélugas. Une journée réussie!

À bord du pneumatique de recherche BpJAM, nous sortons aujourd’hui pour recenser les grands rorquals, mais avons aussi comme consigne de photographier les bélugas croisés en chemin. Nous rencontrons un troupeau de baleines blanches entre la batture aux Alouettes et les «dunes» de Tadoussac, qui sont en fait des terrasses marines. Nous comptons une quinzaine de bélugas, dont des bélugas encore gris, donc des jeunes. Parmi les bélugas, nous photographions DL1670. Des petits rorquals s’alimentent en surface, ce qui attire l’attention de croisiéristes et de plaisanciers. Pour diminuer la pression sur les baleines, nous choisissons de poursuivre notre chemin.

Le 30 août 2012, près de l’anse à la Boule dans le Saguenay, nous croisons un troupeau d’une quarantaine d’individus. Composé d’adultes, de jeunes et de quatre veaux, nous constatons que ce troupeau est disparate. La majorité des animaux sont seuls, sauf les femelles et les veaux qui se trouvent dans deux groupes disjoints. Selon la taille et le comportement des animaux solitaires, il s’agit probablement de mâles et parmi eux, se trouve DL1670.

 

Le 6 septembre 2010, Franchement, la journée n’est pas idéale pour la photo-identification des bélugas. Le vent souffle fort, aux moutons (blancs) s’ajoutent des reflets qui rendent la visibilité des bélugas (blancs) moindre. Nous mettons le cap vers le fiord, en espérant que le temps y soit plus calme. Nous trouvons un troupeau d’une quarantaine d’individus composé d’adultes et de jeunes près de Baie-Sainte-Catherine. Les bélugas sont très actifs, ils font beaucoup d’activités de surfaces, comme des crachats, des coups de queue. Certains bélugas apparaissent de côté, dévoilant la moitié de leur ventre. DL1670 se trouve dans un groupe de 10 individus, des blancs (des adultes), des blancs sales (de jeunes adultes) et des gris bien bâtis (des ados). Dans le même groupe se trouvent aussi DL2319, DL2453, DL2452 et Néo. Alors que les bélugas étaient très actifs quelques secondes plus tôt, ils semblent s’évaporer. Nous attendons 10 minutes, mais ils ne réapparaissent pas à travers les vagues. Nous décidons de poursuivre notre chemin à la recherche d’autres animaux.

DL1670 est reconnu parmi une quarantaine d’individus, surtout des adultes blancs. Depuis sa première identification, on rencontre habituellement ce jeune mâle béluga à l’embouchure du Saguenay, ce qui nous laisse croire qu’il pourrait faire partie d’un des deux réseaux de mâles du Saguenay. Aujourd’hui, il se trouve en compagnie de Trèfle et d’autres mâles qui appartiennent au réseau du secteur aval, les «downstream boys» comme on les appelle. Nous croyons qu’il y a peu de rencontres entre les mâles des différents réseaux, mais l’appartenance définitive à un réseau pourrait s’établir tard dans la vie des bélugas… À suivre!

 

Le parrain

Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent a adopté DL1670 (2014).