Le narval toujours parmi les bélugas du Saint-Laurent

  • Le narval se trouvait encore auprès de bélugas le 20 aout
    Le narval vu en 2016 se trouvait encore auprès d'un groupe de bélugas le 20 aout dernier. © GREMM
    21 / 08 / 2017 Par Robert Michaud

    En ces temps où les questions identitaires et l’immigration tourmentent le Québec et le reste de la planète, un vent de fraicheur souffle sur le Saint-Laurent. Le jeune narval en cavale observé l’été dernier dans le Saint-Laurent semble avoir trouvé une société d’accueil.

    Des photographies obtenues par un assistant de recherche du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) hier dans l’embouchure du Saguenay à bord du navire d’excursion le Grand Fleuve, ont permis de confirmer l’identité du jeune narval. Il s’agit bel et bien de l’animal photographié l’été dernier. L’observation rapide n’a toutefois pas permis de vérifier l’identité des bélugas qui accompagnaient l’immigrant. S’agit-il des mêmes compagnons que l’année dernière?

    Pour les chercheurs du GREMM qui étudient l’organisation sociale des bélugas, l’intégration d’un individu d’une autre espèce au sein des groupes sociaux que forment les bélugas soulèvent des questions passionnantes. Une histoire à suivre!

    Narval observé le 29 juillet près de Trois-Pistoles © GREMM Narval observé le 29 juillet 2016 près de Trois-Pistoles © GREMM Narval observé le 29 juillet près de Trois-Pistoles © GREMM Narval observé le 29 juillet près de Trois-Pistoles © GREMM Narval, au large des Bergeronnes, 9 août 2016 © Parcs Canada | M. Conversano Le narval se trouvait encore auprès de bélugas le 20 aout


    Robert Michaud est le directeur scientifique et cofondateur du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins. Son histoire avec les baleines du Saint-Laurent a commencé quand il a été engagé comme naturaliste à bord des premiers bateaux qui emmenaient des touristes voir les baleines au large de Tadoussac au début des années 1980. Ce qui ne devait être qu’un emploi saisonnier est devenu le travail d’une vie. Il s’applique à mieux comprendre les bélugas pour mieux les protéger.