De la vie, de Charlevoix à la Gaspésie

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    20 / 05 / 2016 Par Josiane Cabana

    Les nouvelles sont bonnes pour ceux et celles qui attendaient le retour des baleines dans le Saint-Laurent: croisiéristes, observateurs terrestres et chercheurs en ont eu plein la vue ces derniers jours.

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    Capelans © Pêches et Océans Canada

    Le 13 mai dernier, la plage de Sainte-Irénée dans Charlevoix a été le théâtre d’un événement attendu chez les habitants du coin; la fraie du capelan. Au coucher du soleil, des petits ilots de gens se sont formés sur la rive en attendant que le « capelan roule ». Pendant que certains enfilaient les cuissardes pour aller chercher le poisson convoité à la puise, d’autres allumaient le feu et installaient les chaises. Le 15 mai dernier, notre collaborateur René Roy signalait aussi du capelan frais qui faisait la joie des oiseaux marins à Pointe-au-Père. Un petit rorqual a été observé en pleine alimentation de surface la soirée du 19 mai dans le secteur de Cap-à-l’Aigle puis à Pointe-au-Pic. Il y a fort à parier qu’ils s’alimentaient sur ces petits poissons, proie préférentielle de ce cétacé. Cette même journée, on annonçait l’arrivée de « la pêche miraculeuse » à Port-Cartier sur la Côte-Nord. D’ailleurs, le ministère Pêches et Océans Canada et l’Observatoire global du Saint-Laurent ont relancé comme chaque année leur campagne d’information sur le Réseau des observateurs du Capelan (ROC) dans le but de mieux connaître son comportement et ses habitudes de vie pour mieux préserver cette espèce. Le public est invité à participer au ROC en signalant ses observations de capelans via Internet ou par téléphone (1-877-227-6853).

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    À l’embouchure du Saguenay, une dizaine de bélugas ont été vus du promontoire de Pointe-Noire samedi après-midi nageant en direction de l’estuaire du Saint-Laurent. Le groupe dispersé était composé d’adultes blancs de bonne taille avec au travers quelques gris, des juvéniles. Ils se déplaçaient rapidement, poussés par les courants de la marée descendante. À peu près au même moment, quelques bélugas étaient aussi observés au cap de Bon-Désir aux Bergeronnes.

    Le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent a reçu la visite cette semaine d’au moins six petits rorquals, de trois rorquals communs et deux mentions de rorquals à bosse ont été faites. Le premier rorqual à bosse a été vu aux Escoumins le dimanche 15 mai, puis un autre observateur a signalé la présence d’un rorqual à bosse le 19 mai au large du cap Granite. Celui des Escoumins a été photographié; il s’agit du premier baleineau de Fleuret, né l’année dernière. Est-ce le même observé quelques jours plus tard? Cela reste à confirmer.

    À Franquelin sur la Côte-Nord, les vents et la pluie ont compliqué les observations récemment, mais on rapporte tout de même régulièrement des petits rorquals et aujourd’hui, deux marsouins communs ont été repérés.

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    Le rorqual à bosse Gaspar ou BBR © GREMM

    Les rorquals à bosse sont aussi arrivés en grande pompe cette semaine dans la baie de Gaspé. Un collaborateur du MICS a annoncé le retour du rorqual à bosse Pseudo accompagné d’un baleineau! C’est son premier jeune depuis 2006. Selon les dires de l’équipe du MICS, le baleineau ne lève pas encore la queue, donc aucune photo n’a permis d’identifier son patron de coloration. Les baleineaux commencent à lever la queue plus tard dans la saison, bien que certains baleineaux ne lèvent jamais la queue. Pseudo est la première mère observée par le MICS en 1982 alors qu’elle était avec son premier baleineau… Fleuret! Et quelle belle surprise: à leurs côtés nageait Gaspar! Cette autre femelle rorqual à bosse a été rencontrée pour la première fois en 2005 et revient tous les ans depuis. Elle est connue sous le nom de Boom Boom River (BBR) en Gaspésie.