Dans le parc marin, un code d’éthique pour le développement durable de l’observation des baleines

  • 08 / 07 / 2010 Par Christine Gilliet – Mots et Marées -

    Dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une nouvelle entente se met en place pour que la pratique des activités d’observation de baleines devienne un modèle international de développement durable. La compagnie Croisières AML, l’équipe du parc marin, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM ) et Jean Lemire vont élaborer un code d’éthique visant à favoriser la qualité des observations en mer et la protection des mammifères marins. Ce comité, piloté par l’équipe du parc marin, se mettra au travail dès la première rencontre, les 12 et 13 juillet prochains à Tadoussac. De plus, un fonds de soutien pour la recherche et l’éducation dans cette aire marine protégée sera créé pour poursuivre les programmes à long terme et encourager de nouveaux projets. Il sera géré par la Fondation de la Faune du Québec.

    Au-delà du Règlement

    C’est la continuité d’un processus en cours qui a débuté avec le Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, en vigueur depuis 2002. Ce règlement énonce les conditions de délivrance des permis d’observation, limités à 52 pour des bateaux commerciaux, et impose des limites de vitesse dans le parc marin et sur les sites d’observation. Il dicte des comportements à adopter en présence des animaux, fixe la durée des observations et le nombre de bateaux présents. En termes d’approche des cétacés, la distance à respecter est variable selon le statut des espèces : par exemple, au moins 400 mètres pour le béluga et le rorqual bleu, respectivement espèce menacée et espèce en voie de disparition.

    « Le nouvel objectif est d’aller au-delà en s’engageant à respecter le règlement à la lettre et de développer un modèle avec une industrie qui participe activement », précise Véronik de la Chenelière du GREMM. Le parc marin poursuit une vision à long terme avec des orientations d’action sur le terrain, pour qu’il demeure un des meilleurs endroits au monde pour des activités d’observation responsables pour les mammifères marins.

    Une industrie favorable et un ambassadeur

    La compagnie québécoise Croisières AML, la plus importante compagnie de croisières et d’excursions au Canada, se positionne dans une démarche écoresponsable. Chef de file de l’industrie d’observation dans le parc marin, elle invitera les autres compagnies à adopter le code d’éthique. Depuis trois ans, AML a développé un système d’épuration des eaux usées à bord de ses bateaux dont le brevet devrait être accrédité d’ici trois mois. Elle a modernisé le système de propulsion de ses pneumatiques afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Jean Lemire, consultant pour la compagnie AML a accepté d’être son porte-parole pour la campagne publicitaire diffusée sur les chaînes de télévision Radio-Canada et TVA. Il vient d’être nommé par les Nations Unies au poste d’ambassadeur honorifique de la Vague Verte, un mouvement planétaire pour la sensibilisation des jeunes à la biodiversité.[CNW, Radio-Canada, Journal Haute-Côte-Nord]

    En savior plus

    Sur le site de CNW : Nouvelle entente pour le développement durable de l’observation des baleines dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

    Sur le site de Radio Canada : Un code d’éthique en préparation