Tous… en mode recherche

  • Miss Frontenac © GREMM
    © GREMM
    17 / 06 / 2015 Par Marie-Sophie Giroux

    Les équipes de recherche entament leur saison de terrain. Les capitaines et naturalistes scrutent attentivement l’horizon pour déceler un souffle. Les résidants notent le passage des baleines au large… quasiment dans leur cour.

    L’équipe du GREMM, à bord du Bleuvet, prend la mer pour la première fois cette saison, le 15 juin. L’objectif: poursuivre le programme de recherche à long terme sur les bélugas du Saint-Laurent. Pendant cette première sortie, ils rencontrent la femelle Miss Frontenac accompagnée d’un bleuvet (âgé d’un an, la peau du jeune béluga devient gris bleuté; on le nomme «bleuvet») entre la bouée K58 et l’île du Chafaud aux Basques dans l’estuaire.

    Quel type de proie attire les baleines dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et en quelle concentration? L’explication se trouve dans la colonne d’eau. Pour répondre à cette interrogation, l’équipe de Parcs Canada poursuit son projet sur le suivi des proies par hydroacoustique pour une cinquième année. Sur le pont, deux observateurs consignent des informations sur les prédateurs (oiseaux, phoques, et baleines) présents. Le 8 juin, l’équipe observe deux rorquals bleus, des marsouins communs, des phoques du Groenland, des bélugas et des petits rorquals.

    Une équipe de Pêches et Océans Canada parcoure le chenal Laurentien à la recherche des rorquals. On pourra les croiser sur les eaux du fleuve à bord du Cetus une fois par semaine, du printemps à l’automne. Le 15 juin, l’équipe note la présence de deux petits rorquals, de bélugas et d’un possible duo de rorquals communs en amont des Bergeronnes.

    L’équipe de la Station de recherche des îles Mingan (MICS) est de retour à Longue-Pointe-de-Mingan. Elle soupçonne que les petits rorquals s’observeront bientôt: le capelan «roule» sur les berges. Des photos sont affichées sur leur page Facebook.

    Une autre équipe de Pêches et Océans Canada, en mission sur le Teleost, découvre quatre baleines noires dans la baie de Shédiac, au Nouveau-Brunswick, tôt le matin du 12 juin. Comment les a-t-elle reconnues? Par le souffle en forme de «V», les callosités blanches de la tête et l’absence de nageoire dorsale. Une semaine plus tôt, le 3 juin, alors que le navire se trouve au nord de l’île d’Anticosti, elle observe des centaines de phoques du Groenland, une dizaine de rorquals communs, un rorqual bleu et un rorqual à bosse. La veille, elle aperçoit deux groupes de cinq globicéphales noirs au large de Moisie dans le golfe Saint-Laurent.

    Crédit des photos de baleines noires: Alexandra Leclerc

     

    Tôt en soirée, le 15 juin, un résidant de Sainte-Thérèse-de-Gaspé remarque deux souffles. Il soupçonne la présence de rorquals à bosse. Plusieurs petits rorquals sont aussi présents. Cette même journée, en matinée, un excursionniste de Gaspé observe deux rorquals à bosse depuis les hautes falaises du cap Bon-Ami. Plus tard dans la journée, il tente de les retrouver en mer, mais sans succès. Le lendemain, il croise la route d’un gros rorqual commun tout près de la côte entre l’anse aux Amérindiens et le cap Gaspé.

    À Franquelin, notre collaboratrice mentionne des petits rorquals et des marsouins communs. Le 12 juin, l’un des deux petits rorquals qu’elle épie se met soudainement à sauter hors de l’eau!