Survivre au froid

  • 16 / 01 / 2015 Par Marie-Sophie Giroux

    Des bélugas, solitaires ou en petits groupes de 4 ou 5 individus, ont été aperçus entre Tadoussac et Les Escoumins depuis le début janvier. Lorsque leur souffle est visible, parmi les volutes de fumée de mer, il révèle qu’ils ne sont pas des morceaux de glace. Dans cette température glaciale, bien loin sous le point de congélation, comment survivent-ils?

    Tout d’abord, contrairement à la température extérieure, la température des eaux du Saint-Laurent demeure constante au fil des saisons. Dans le Saint-Laurent, hiver comme été, la température tourne autour de 4° C. Toutefois, y garder sa chaleur est un défi perpétuel, car l´eau conduit la chaleur 25 fois plus rapidement que l´air.

    Les cétacés comme les phoques possèdent un épais manteau de gras. Ils limitent aussi les pertes de chaleur en agissant sur la circulation du sang. Dans les parties du corps non protégées par «le manteau», comme les nageoires, ils ont un système où la chaleur du sang des artères, qui part des organes internes et se dirige vers les extrémités, est récupérée par le sang des veines, qui lui part des extrémités et se dirige vers les organes internes. De plus, les phoques ont une épaisse fourrure isolante.

    Le patron de coloration sur la «robe» des phoques du Groenland a permis à notre collaboratrice de Franquelin de reconnaître cette espèce, alors que plusieurs groupes passaient au large de la rive. Plus près de la côte, des phoques gris venaient respirer dans les trous libres de glace.