Mammifères marins et poissons, des similitudes malgré leur nature différente

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    07 / 08 / 2015 Par Marie-Sophie Giroux

    Leur nage est puissante et rapide, leur nageoire dorsale émerge de l’eau et ils se déplacent rapidement en petits groupes. Si aux premiers abords un excursionniste croit à la présence de dauphins non loin de l’île Bonaventure, dans la région de Percé, leur déplacement ondulatoire, leur queue verticale et l’absence d’évent révèlent leur nature… ichtyologique. Il s’agit de quatre thons rouges de l’Atlantique Nord-Ouest. Imposants, ces poissons pèsent parfois jusqu’à une demi-tonne. Le Saint-Laurent est leur aire d’alimentation et pour l’hiver, ils reprendront leur route vers le golfe du Mexique où ils se reproduisent. Cette espèce de thon rouge vit entre 20 à 40 ans et met plusieurs années avant d’atteindre sa maturité. Ce sont également des nageurs puissants, capables de vitesse jusqu’à 30 km/h. Les dauphins, en comparaison, atteignent des vitesses entre 25 et 45 km/h, mais leur cadence de croisière tourne plutôt autour de 15 km/h.

    Les rorquals communs sont aussi des nageurs rapides malgré leur taille colossale (une vingtaine de mètres de longueur pour une cinquantaine de tonnes). Ils peuvent atteindre des vitesses de pointe d’environ 30 à 40 km/h. Près de sept «lévriers des mers», surnom donné aux rorquals communs, sont présents dans la région de Percé, entre cinq et huit dans la région du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, alors qu’une cinquantaine de ces géants sont identifiés par l’équipe de la Station de recherche des Îles Mingan (MICS) en deux jours. Cette équipe parcourt de grandes distances pour dénombrer les rorquals au large de la Côte-Nord se rendant, entre autres, parfois jusqu’à l’île d’Anticosti. L’équipe du MICS note aussi plusieurs dizaines, voire près d’une centaine, de petits rorquals ainsi que sept rorquals à bosse et des requins pèlerins. Ces derniers, à l’instar des rorquals, ingurgitent de grandes quantités de zooplancton et de petits poissons.

    Aramis © GREMM

    Puis, en camping à Longue-Pointe-de-Mingan, une observatrice de Franquelin voit passer elle aussi de nombreux petits rorquals près de la côte. De retour chez elle, c’est cette espèce qu’elle remarque ainsi que des groupes de marsouins communs. Finalement, entre Les Escoumins et Tadoussac, deux rorquals à bosse font leur retour dans l’estuaire: Gaspar en est à son 10e passage, Aramis son 9!