La photo-identification des bélugas: facile, pas facile

  • 07 / 08 / 2014 Par Marie-Sophie Giroux

    Voici le résumé des trois dernières journées de suivi des bélugas, trois belles journées pendant lesquelles on a couvert pratiquement tous les secteurs où se trouvent les bélugas, en aval et en amont de Tadoussac.

    Jeudi 31 juillet: en amont, à la pointe du Chafeaud aux Basques, un troupeau d’une trentaine d’animaux avec trois veaux. Plus de la moitié des individus sont des juvéniles gris, beaucoup de femelles. Les animaux sont en train de s’alimenter, ce qui ne nous facilite pas la vie pour prendre des clichés d’identification. En quatre ou cinq séquences de respiration en surface, les bélugas ressortent à chaque fois dans une direction différente, ils n’ont pas de trajectoire rectiligne. Très difficile pour nous d’anticiper leurs mouvements, leur direction et de se positionner pour prendre les photos du flanc droit et du flanc gauche de chaque individu.

    Les deux journées suivantes, nous avons eu beaucoup plus de troupeaux « directionnels », en mode de déplacement. Dans ce cas, les conditions sont idéales pour la photo-identification, car on sait à peu près où ils vont ressortir à la surface pour respirer, et on peut se placer d’avance. Nous avons pu bien prendre les deux flancs des animaux.

    Mardi 5 août: deux contacts. Dans chaque contact, nous voyons des veaux. Le premier contact est au large des dunes de Tadoussac: deux femelles, chacune avec son veau dans un groupe d’une dizaine d’individus. Puis, en sortant du fjord du Saguenay, un plus grand troupeau d’une trentaine d’animaux plus dispersés, en plusieurs petits groupes. Ils nagent à bonne allure sur une trajectoire rectiligne, se coulant dans le flot de la marée descendante. Un veau dans ce troupeau.

    Mercredi 6 août: vers l’aval, du côté des Escoumins. Un groupe de cinq vieux mâles au cap de Bon-Désir, dispersés dans un rayon d’un kilomètre. Pas vraiment de cohésion de comportements dans ce groupe. Au large de l’île aux Basques, en face de Trois-Pistoles, nous trouvons un troupeau d’une centaine d’individus avec beaucoup de mâles, de juvéniles gris, et un petit groupe de femelles avec des jeunes. En aval de l’île, six gros navires sont au mouillage, ils attendent très certainement soit une place dans un des ports du Saint-Laurent, soit un pilote qui les guidera dans la voie maritime. Les bélugas nagent et s’éparpillent autour de ces navires. Il y en a partout! Chaque fois qu’on tourne la tête dans une direction ou dans une autre, on voit un petit groupe. Il peut y avoir jusqu’à 20 individus dans un groupe.

     

    Présents à bord: Tim Perrero et Renaud Pintiaux