Des cormorans en grand nombre dans le parc marin !

  • Cormoran © Wikicommons
    15 / 09 / 2017 Par Collaboration spéciale -

    Un texte de Sonia Villalon

    Répartition des cormorans nicheurs dans le sud du QuébecLes cormorans à aigrettes (Phalacrocorax auritus) sont observés par centaines en ce moment dans le parc marin. Cet oiseau migrateur hiverne sur la côte est américaine jusqu’au golfe du Mexique et vient nicher en colonie sur les côtes du Saint-Laurent pendant la saison estivale. Grégaire, il est souvent accompagné d’autres espèces aquatiques. Il peut nicher sur le sol des iles, sur des falaises ou même dans les arbres. Dans notre région, cette espèce pond les œufs à partir de la fin mars et l’élevage des jeunes se poursuit jusqu’au début du mois de septembre. Cette année, dans le parc marin, le plus gros rassemblement a été dénombré sur l’ilet aux Alouettes : 800 individus s’y trouvaient le 16 juin. D’autres sites du parc en abritent plusieurs centaines comme l’ile aux Lièvres et les iles du Pot à l’Eau-de-Vie.

    Autrefois victimes de la contamination du milieu par certains insecticides (DDT) qui diminuaient le taux de succès reproducteur, les populations de cormoran à aigrettes ont fortement réaugmenté et se portent bien aujourd’hui. Ils ont même fait l’objet de plusieurs programmes de contrôle de populations pour la conservation des stocks de poissons et la protection des écosystèmes forestiers.

    Comme toutes les espèces de cormoran, le cormoran à aigrettes plonge pour capturer ses proies sous l’eau. Son plumage n’étant pas tout à fait étanche, il est fréquemment observé immobile, les ailes ouvertes, faisant sécher ses plumes au soleil pendant de longues périodes.

     


     

    Sonia Villalon s’est jointe au GREMM en 2015. D’abord attirée sur les rives du Saint-Laurent par son intérêt pour les oiseaux, elle se découvre une nouvelle passion pour les mammifères marins qui la pousse alors à poser ses valises à Tadoussac. Diplômée d’une maitrise en biologie de la conservation, elle entre dans l’équipe comme naturaliste. Elle est aujourd’hui chef-naturaliste et continue son travail de vulgarisation auprès du public