Une population de dauphins roses de l’Amazone et celle des rorquals à bosse du Pacifique Nord augmentent

  • 01 / 06 / 2014 Par Christine Gilliet – Mots et Marées -

    Malgré des mortalités dues à une sécheresse extrême en 2010, les dauphins roses ont augmenté de 10 % par rapport aux données de 2009. Dans le Pacifique Nord, la population de rorquals à bosse augmente de manière constante, et le COSEPAC vient de changer son statut au Canada. Malgré ces deux bonnes nouvelles, des menaces affectent ces cétacés.

    Le nombre de dauphins roses d’un affluent de l’Amazone a augmenté de 10 % par rapport à 2009, selon les résultats d’une étude réalisée en 2011. Pourtant, lors d’un épisode de sécheresse en 2010, le niveau de la rivière avait considérablement baissé en août et particulièrement affecté cette population passant de 250 à 140 individus. L’étude a été réalisée dans la réserve nationale de Pacaya Samiria, au Pérou, la rivière Samiria étant un des principaux affluents de l’Amazone.

    Le Dr Richard Bodmer, de l’Université de Kent, et son équipe de chercheurs péruviens ont réalisé l’étude d’impact de cet événement climatique avec l’aide de bénévoles de l’organisme non gouvernemental Earthwatch. « C’est un signe très positif, cela signifie que le fleuve rio Samiria récupère progressivement de la sécheresse 2010 », a déclaré le spécialiste de cette région qu’il étudie depuis 25 ans. Le nombre de dauphins gris est également en augmentation de 30 % par rapport au mois de mars 2010.

    Avec ces deux indices positifs, les communautés d’Indiens Cocama établies sur les rives de la Samiria espèrent que les stocks de poissons vont se reconstituer, même s’ils n’ont pas augmenté depuis le début de l’année 2011. La population de caïman à lunettes, inférieure de 60 % à celle du début 2010, reste préoccupante. Cette année, les niveaux d’eau sont extrêmement élevés, et l’état d’urgence a été déclaré par les autorités locales. Cette crue menace l’habitat des populations indigènes, leurs ressources en poisson et leurs capacités à se déplacer sur la rivière. « Pour le moment, ces impacts m’inquiètent, mais ils ne sont pas aussi dramatiques qu’ils pourraient l’être. Mais si ces deux extrêmes météorologiques continuent à l’avenir, cela pourrait changer », avertit Richard Bodmer.

    Le rorqual à bosse du Pacifique Nord effectue une remontée

    La population de rorquals à bosse du Pacifique Nord a été désignée comme « préoccupante » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) lors de sa dernière réunion du mois de mai 2011. Depuis 1985, année de son évaluation initiale, cette population avait été désignée comme étant « menacée ». Elle descend donc d’un cran dans la liste des catégories de risques associées aux espèces sauvages. L’important déclin de cette population s’est amorcé au début des années 1900 avec une chasse commerciale qui s’est terminée en 1966.

    Sur le site internet du COSEPAC, on peut lire les détails de l’étude menée entre 2004 et 2006 : l’abondance actuelle a été estimée à 18 000 individus et le taux de croissance entre 4,9 et 6,8 % par année. Dans les eaux de la Colombie-Britannique, 2 145 baleines étaient présentes de façon saisonnière, avec une hausse d’environ 4 % par année. Cette dernière population continue de subir plusieurs menaces, dont la pollution sonore, la dégradation de l’habitat, l’enchevêtrement dans des engins de pêche et les collisions avec des navires.[Maxisciences, Actu Latino, COSEPAC]

    Pour en savoir plus:

    Sur le site de Maxisciences : L’Amazone se remet lentement de la sécheresse de 2010