Souffles ou fumée? Bélugas ou glace?

  • Fumée de mer
    © GREMM
    06 / 01 / 2015 Par Marie-Sophie Giroux

    Par les froids sibériens enveloppant le Québec cette semaine, l’air glacial qui entre en contact avec l’eau plus chaude du Saint-Laurent crée la fumée de mer. Cette fumée s’élève dans les airs et tournoie avec les puissants vents, bloquant ainsi la vue du large aux observateurs. Difficile de savoir s’il y a des baleines ou non, leur souffle étant dissimulé parmi les volutes de fumée qui masquent également le passage des grands cargos. À Franquelin, notre observatrice a tout de même rapporté la présence d’un rorqual commun le 29 décembre, à environ deux kilomètres de la rive. Pour cette collaboratrice, la majorité des observations pendant les vacances ont été les troupeaux de phoques du Groenland, certains réunissant plus d’une centaine d’individus.

    Pour ces phoques, visiteurs hivernaux, la vie bat au rythme des glaces de mer: ils arrivent dans le Saint-Laurent au moment de leur formation et repartent vers l’Arctique lorsqu’elles disparaissent au printemps. En février, ils quittent temporairement l’estuaire pour la mise bas des jeunes qui se fait sur la banquise au large des îles de la Madeleine avant de revenir faire le plein de nourriture.

    Deux espèces résidantes du Saint-Laurent ont aussi été remarquées dans la région de Cap-à-l’Aigle, Charlevoix: des phoques communs et des bélugas. «Ces bélugas n’étaient pas faciles à voir», souligne un collaborateur du secteur, car ils se trouvaient parmi des morceaux de glace. La veille de Noël, une pilote du Saint-Laurent a également aperçu un béluga près du phare du haut-fond Prince, au large de Tadoussac.

    Pour se remémorer les évènements survenus en 2014 touchant les baleines du Saint-Laurent, écouter l’entrevue de Robert Michaud, président et directeur scientifique du GREMM, qui fait un : bilan de l’année (à 7 h 10).