Quand un phoque s’égare

  • Jeune phoque à capuchon, Lévis, 16 septembre 2013
    © Michèle Langevin
    19 / 09 / 2013 Par Véronik de la Chenelière

    16 septembre 2013

    Surprise de taille ce matin, l’équipe du Parc nautique Lévy a découvert un phoque dans son stationnement. Il s’est avéré être un jeune phoque à capuchon, qu’on surnomme «dos bleu» en raison de son pelage caractéristique, qu’il garde de sa naissance au mois de mars jusqu’au printemps de l’année suivante. Visiteur des grands froids, le phoque à capuchon fréquente habituellement le Saint-Laurent au cours de l’hiver, lors de la période de mise bas et de reproduction. Cependant, il n’est pas rare que les jeunes partent en exploration vers le sud au lieu de migrer vers l’Arctique comme le reste de la population. On voit donc régulièrement des «dos bleus» dans la partie fluviale du Saint-Laurent, mais le secteur leur réussit peu: après un long séjour, les animaux ont tendance à s’affaiblir et à développer des maladies. Leur présence dans des lieux achalandés soulèvent aussi des préoccupations de sécurité: ces animaux peuvent être agressifs, peuvent mordre et transmettre des maladies.

    Avec tout ça en tête, la priorité du Centre d’appels ce matin a été de s’assurer que la situation était sous contrôle: les gens du Parc nautique Lévy ont installé un périmètre de sécurité, et une bénévole a été envoyée sur les lieux pour s’assurer que le public reste à bonne distance de l’animal et le laisse en paix. Entre temps, une équipe de l’Aquarium du Québec et du CQSAS/FMV* a pu évaluer son état de santé: comme il était très mal en point, la décision a été prise de capturer le phoque et de l’euthanasier. Une nécropsie sera faite par le CQSAS/FMV pour mieux comprendre ce qui a conduit l’animal à dépérir.

    19 septembre 2013

    Stéphane Lair (CQSAS/FMV) nous informe que le phoque souffrait d’une pneumonie hémorragique marquée, d’origine indéterminée pour le moment. D’autres tests sont en cours.

    *Centre québécois pour la santé des animaux sauvages et Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

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