Pêcher les oursins dans le respect de l’environnement

  • © Travis
    19 / 10 / 2017 Par Collaboration spéciale - /

    Un texte de Sonia Villalon

    Ce «hérisson de mer» est un mets de choix. Ce sont ses gonades (c’est-à-dire ses glandes sexuelles) qui intéressent les fins gourmets. Les plongeurs ramassent les oursins par grappe dans les fonds marins, à une profondeur de moins de 10 m, où il abonde sur les substrats rocheux. Concentrée à l’embouchure du Saguenay, dans les secteurs de la batture aux Alouettes, de la baie Sainte-Catherine et de la pointe aux Vaches, cette activité commerciale est récente et règlementée par des mesures de gestion écoresponsables. Afin de laisser le temps aux oursins de se reproduire, une taille minimum de 50 mm est requise. Pour contrôler les prélèvements, le nombre de permis est limité et l’utilisation d’engin remorqué n’est pas autorisée. La période de pêche est liée au cycle reproducteur annuel. Au Québec, elle se déroule surtout tôt au printemps et au cours de l’automne. Dans le parc marin, d’autres pêches sont autorisées, mais les forts courants rendent les conditions d’activité difficiles et l’aire demeure peu exploitée. Malgré tout, on y pêche le crabe des neiges, le buccin (bourgot) et le turbot.

     


     

    Sonia Villalon s’est jointe au GREMM en 2015. D’abord attirée sur les rives du Saint-Laurent par son intérêt pour les oiseaux, elle se découvre une nouvelle passion pour les mammifères marins qui la pousse alors à poser ses valises à Tadoussac. Diplômée d’une maitrise en biologie de la conservation, elle entre dans l’équipe comme naturaliste. Elle est aujourd’hui chef-naturaliste et continue son travail de vulgarisation auprès du public.