Mise à jour – 30 septembre 2015

La dernière journée du programme s’est tenue le 25 septembre. Les conditions météo ont été favorables, ce qui a permis à l’équipe de travailler sur l’eau plusieurs jours cet automne pendant les trois semaines allouées au projet et ainsi atteindre pleinement l’objectif qui était de 50 biopsies. En fait, l’équipe a réussi 58 biopsies. «L’objectif est relativement élevé, explique la chercheuse Véronique Lesage, instigatrice du projet, car nous nous attendons à ce que la moitié des biopsies prélevées proviennent de mâles, puisque celles-ci sont effectuées au hasard.»

Ce projet mené par Véronique Lesage (Pêches et Océans Canada) se réalise en collaboration avec le GREMM, Saint Mary’s University en Nouvelle-Écosse et Harbor Branch Oceanographic Institute, Florida Atlantic University. L’objectif principal est de déterminer si la proportion de femelles bélugas qui attendent un petit est comparable à celle attendue chez une population en santé, soit environ un tiers des femelles adultes.

Le projet en était à sa troisième année et se déroulait du 8 au 25 septembre approximativement. Cette période est assez éloignée du pic des naissances (juillet) pour produire un portrait représentatif du taux de gestation et espérer des conditions météo favorables pour l’équipe en mer qui parcourt l’habitat d’été des bélugas à bord du Bleuvet. La progestérone est une hormone produite par les ovaires et dont le niveau varie selon que la femelle est gestante ou non. Ces variations sont détectables dans de minuscules échantillons de gras pouvant être prélevés avec des biopsies.

Les biopsies recueillies pourraient aussi servir à d’autres analyses ce qui ouvrirait la porte à d’autres projets portant sur l’alimentation, la condition physiologique, la contamination ou la génétique des bélugas.

Un projet à suivre…

Pour en savoir plus:

Sur le dosage de progestérone

Sur la population de bélugas du Saint-Laurent

Actualité - 30/9/2015

Marie-Sophie Giroux

Marie-Sophie Giroux s’est jointe au GREMM en 2005 et y a travaillé jusqu’en 2018. Elle détient un baccalauréat en biologie marine et un diplôme en Éco-conseil. Chef naturaliste, elle supervise et coordonne l’équipe qui travaille au Centre d’interprétation des mammifères marins et rédige pour Baleines en direct et Portrait de baleines. Aux visiteurs du CIMM ou aux lecteurs, elle adore « raconter des histoires de baleines ».

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