Le Survivant toujours dans l’estuaire

  • Le Survivant, photographié le 23 novembre 2014
    © Renaud Pintiaux
    25 / 11 / 2014 Par Josiane Cabana

    Le 23 novembre 2014, un observateur aguerri est posté au Cap-de-Bon-Désir, secteur Les Bergeronnes, au coeur de l’estuaire du Saint-Laurent. Les eaux sont calmes et défile devant lui un béluga solitaire. Ce fervent amateur de mammifères marins a travaillé de nombreuses années à bord du bateau de recherche du GREMM, Le Bleuvet, à suivre ces bélugas dans leur environnement. Il reconnaît donc l’individu qui descend les eaux de l’estuaire vers l’ouest. Une photo le confirme : il s’agit de DL0082.

    Le Survivant

    DL0082 est un béluga mâle connu depuis 1980. La configuration rapprochée des petites cicatrices sur son flanc droit est la signature de cet individu. On peut également l’identifier grâce à sa crête dorsale tellement les entailles y sont nombreuses et variées. Ce vieux mâle a été adopté lors de la première vague de la campagne Adoptez un béluga, lancée en 1988, et qui a été relancée le 10 novembre dernier avec une formule renouvelée. C’est la région de Sorel-Tracy qui avait adopté ce béluga et qui l’avait nommé Le Survivant.

    Il est particulièrement rare d’observer à cette période de l’année des bélugas, encore plus d’arriver à identifier de quel individu il s’agit. Les bateaux de recherche étant remisés pour l’hiver, les données sur les bélugas se font plus rares. De plus, il est exceptionnel d’avoir une aussi belle photo; le fait que la baleine était à proximité du rivage et la qualité du photographe ont ainsi contribué grandement à l’acquisition de cette information précieuse.

    Un geste reconduit

    Au lancement de la nouvelle campagne Adoptez un béluga, nous avons pu annoncer déjà un appui de taille par les villes québécoises riveraines du Saint-Laurent. Les villes de Québec, Montréal, Lévis et Tadoussac ont adopté chacune un béluga. À l’invitation du maire Labeaume, une vingtaine de municipalités participent également à l’adoption solidaire d’un groupe de bélugas, à raison de 1 sou par citoyen. La ville de Sorel-Tracy a reconduit le geste posé autrefois par les gens de la région et a participé à l’adoption solidaire.