Le Saint-Laurent, raie-splendissant

  • On trouve des raies tachetées dans l'estuaire du Saint-Laurent. ©  Emőke Dénes et DenesFeri CC BY-SA 4.0
    07 / 08 / 2018 Par Célia Baratier

    Lorsqu’on pense aux raies, on s’imagine facilement dans les eaux chaudes, entouré d’énormes raies mantas! Pourtant, le Saint-Laurent abrite plusieurs espèces, dont la raie à queue de velours, aussi appelée raie lisse, la raie épineuse, ainsi que la raie tachetée, mais cette dernière est plus rare dans l’estuaire. Aussi appelées fla aux Îles de la Madeleine, les raies sont des poissons cartilagineux, tout comme les requins. Celles-ci vivent principalement dans le fond pour y trouver leur nourriture.

    La raie tachetée peut mesurer plus de 110cm de longueur, c’est l’une des plus grandes espèces de raie que l’on retrouve dans les eaux canadiennes atlantiques. Cependant, dans les eaux au sud du golfe du Saint-Laurent, elles seront de taille plus petite. Au contraire, la raie à queue de velours est l’une des plus petites de l’atlantique nord. Ces poissons s’adaptent à des eaux de température très variées, allant de -1,2°C à 19°C par exemple pour la raie tachetée.

    Cette espèce est classée en voie de disparition. En effet, leur maturité tardive et un faible taux de fécondité sont des éléments peu propices à la croissance de la population. De plus, tout comme la raie épineuse et la raie à queue de velours, dont le statut est préoccupant, la prise accidentelle peut arriver, bien que leur pêche soit interdite.

    Les phoques gris, certains requins, voire d’autres raies pour les raies tachetée et à queue de velours, sont leurs prédateurs naturels. De plus, d’autres poissons peuvent consommer leurs œufs. Entourés d’une coquille dure, ceux-ci sont aussi surnommés oreillers de mer. Les embryons des raies à queue de velours se développent pendant 1 à 2 ans dans ces capsules, puis sortent tels des mini raies, entièrement former!

     


    Célia Baratier a rejoint le GREMM cette saison comme naturaliste au CIMM et rédactrice pour Baleine en direct. Diplômée d’une maitrise en environnement et en communication scientifique, elle aime jouer avec les savoirs (et les mots !) pour partager et conter les aventures des baleines.