Échouage d’un petit rorqual à Uashat

  • © Isabelle Martineau
    23 / 05 / 2013 Par Véronik de la Chenelière -

    Nouveau, 27 mai: Le MDDEFP nous informe que le rorqual a été déplacé dans un site d’enfouissement le vendredi 24 mai.

    Nouveau, 23 mai, 14h: Le MDDEFP nous informe qu’il a décidé de faire enlever la carcasse de la plage. Le processus pourrait prendre quelques jours.

    C’est sur une plage d’Ushuat, près de Sept-Îles, que la carcasse d’un petit rorqual vue plus tôt au large s’est finalement échouée en fin d’après-midi, le 22 mai. La femelle d’environ 8 m de long est probablement morte d’un empêtrement dans des cordages, et sa carcasse est ensuite partie à la dérive avant d’être poussée sur la plage.

    Les empêtrements dans des engins de pêche sont sans doute des incidents assez fréquents dans le Saint-Laurent, mais peu documentés. Le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins encouragent les pêcheurs à signaler rapidement ces situations au 1-877-722-5346, que la baleine soit vivante ou morte: si elle est vivante, le Réseau pourra aider le pêcheur à libérer la baleine et récupérer son engin de pêche; si elle est morte, des informations précieuses pourront ainsi être recueillies afin de mieux comprendre le phénomène.

    La biologiste de Sept-Îles, Anik Boileau, s’est rendue sur les lieux pour prélever des échantillons pour son organisation (le CERSI) et d’autres partenaires du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, comme le MICS et Pêches et Océans Canada.

    La carcasse s’est déplacée au cours de la nuit avec la marée. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) évaluera la situation afin de déterminer s’il est nécessaire de faire enlever la carcasse de la plage. Celle-ci ne constitue pas une source de pollution, sa décomposition faisant partie d’un processus naturel. Par contre, si la carcasse est trop près des maisons, elle peut devenir une nuisance et nécessiter une intervention.

    Pour des raisons de salubrité, on recommande fortement au public de ne pas toucher la carcasse: il y a un risque de transmission de maladies, comme avec tout mammifère marin.