Le Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’Observatoire global du Saint-Laurent (OGSL) dévoilent une nouvelle formation sur la navigation dans l’habitat des baleines destinée à l’industrie maritime. D’une durée de 45 minutes, la formation interactive explique comment reconnaitre les différentes espèces de baleines et comment les armateurs qui naviguent dans l’Atlantique Nord-Ouest peuvent consigner leurs observations de mammifères marins et les transmettre au ROMM. «En collectant des données, les armateurs participent à la conservation des mammifères marins et c’est pour eux une grande fierté», explique Sonia Giroux, directrice adjointe du ROMM.

Du même coup, ils publient une nouvelle édition du guide «Navires et baleines de l’Atlantique Nord-Ouest», qui présente entre autres les règlementations mises en place pour réduire les impacts de la navigation commerciale sur les populations de baleines ainsi que les mesures volontaires qui peuvent être suivies par les navires. Le guide contient aussi une série de cartes qui indiquent les zones de vigilance, dans lesquelles de grandes quantités d’observations de baleines ont été répertoriées dans les dernières années.

Organisme en conservation des mammifères marins, le ROMM s’implique dans la formation d’observateurs de mammifères marins. Il recueille ensuite leurs observations afin de les ajouter à la base de données de l’Observatoire global du Saint-Laurent, accessible à tous gratuitement et utilisée par des chercheurs de partout sur la planète.

Déjà 12 compagnies de transport maritime et de traversiers, pour un total de plus de 60 navires, font partie du réseau d’observateurs du ROMM. En 2019, l’industrie maritime a rapporté plus de 2000 observations, une nette augmentation depuis le début du programme en 2015.

«Les observations rapportées par les armateurs sont précieuses», précise Sonia Giroux. En effet, ils naviguent dans des zones peu fréquentées par les bateaux de recherche. De plus, contrairement à ces derniers, ils recueillent des observations même pendant la saison hivernale. Ainsi, ces données ne seraient pas consignées autrement.

La formation permet d’augmenter la fiabilité de leurs observations, par rapport à l’identification des espèces. Elle vise aussi à uniformiser la manière de consigner les données, grâce à un nouvel outil de saisie en ligne. Ainsi, les observations rapportées par les armateurs peuvent être utilisées dans un contexte de recherche scientifique.

Vous naviguez sur le Saint-Laurent avec une embarcation de plaisance et non avec un porte-conteneurs? Suivez plutôt la formation adaptée à la navigation de plaisance.

Actualité - 18/5/2021

Jeanne Picher-Labrie

Jeanne Picher-Labrie a rejoint l’équipe du GREMM en 2019 comme rédactrice à Baleines en direct et naturaliste au Centre d’interprétation des mammifères marins. Baccalauréat en biologie et formation en journalisme scientifique en poche, elle est de retour en 2021 pour raconter de nouvelles histoires de baleines. En se plongeant dans les études scientifiques, elle tente d’en apprendre toujours plus sur la mystérieuse vie des cétacés.

Articles recommandés

Le projet « Fenêtre sur les bélugas » reçoit une aide de 600 000$ du gouvernement du Québec

Le lundi 15 novembre 2021 à 14h30, se tenait à Cacouna une conférence de presse soulignant le soutien financier du…

|Actualité 12/11/2021

Les baleines noires de l’Atlantique Nord, ces réfugiées climatiques

Les baleines noires de l’Atlantique Nord, qui ne comptent plus qu’environ 350 individus sur la planète, se trouvent présentement en…

|Actualité 8/11/2021

Le menu des rorquals communs change avec le climat

Capables de chasser et de se nourrir d’un nombre varié de proies allant du zooplancton aux poissons, les rorquals communs…

|Actualité 1/11/2021