Voir une baleine de plus de 20 tonnes s’élancer dans les airs est très impressionnant et surprenant. Lors de ce saut, dit breach en anglais, l’animal émerge au moins 40% de son corps. Cet exploit requiert probablement le maximum de puissance que peut déployer une baleine pour vaincre la résistance de l’eau et sortir à toute vitesse à la verticale. Voyons comment.

Les baleines se propulsent avec leur queue grâce à leurs puissants muscles axiaux et abdominaux qui font onduler la colonne vertébrale.

La capacité d’effectuer un saut ou breach n’est pas relative à la taille. Cependant, il semblerait que les baleines les plus lentes à se déplacer soient celles qui réalisent le plus souvent ces sauts: rorquals à bosse, baleines noires et cachalots.

Pour « s’envoler dans les airs », le cachalot sort des profondeurs en position verticale et émerge de l’eau pour se laisser tomber sur le côté par la suite. Le rorqual à bosse et la baleine noire nagent parallèlement à la surface de l’eau et augmentent la vitesse au dernier moment. Les petits rorquals, agiles, peuvent aussi jaillir hors de l’eau, entre autres lorsqu’ils s’alimentent. Et ils peuvent le faire à répétition, jusqu’à 130 fois en 75 minutes!

Les rorquals bleus et les rorquals communs, bien qu’ils soient les plus gros animaux au monde, peuvent aussi effectuer ces prouesses, mais de façon beaucoup moins spectaculaire que les rorquals à bosse qui sont véritablement les maîtres dans l’art. Avant de sauter, ces mégaptères se propulsent à 15 nœuds hors de l’eau (27 km/h). Dans les airs, ils font pivoter leur corps, entraînant dans la danse leurs nageoires pectorales.

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Breach de rorqual à bosse

Les baleines en questions - 25/9/2014

Camille Bégin Marchand

Camille Bégin Marchand a travaillé au GREMM de 2013 à 2018. Elle a commencé comme naturaliste au Centre d’interprétation des mammifères marins, mais son intérêt pour l’écriture scientifique l’a menée à travailler comme rédactrice pour Baleines en direct. Passionnée par la biologie et amoureuse de la région, elle fait aussi une maitrise en sciences de la forêt en collaboration avec l’Observatoire d’Oiseaux de Tadoussac.

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