Bébés phoques : à observer, en toute sécurité!

  • Les premières semaines de vie sont cruciales pour la survie à long terme. © France Bernier
    21 / 03 / 2019 Par Mélissa Tremblay

    L’arrivée du printemps apporte une douceur au niveau de la température, et nous donne envie de rejoindre les plages pour de longues balades. Pour les phoques du Groenland et les phoques à capuchon, le printemps est aussi la période de mise bas. Même si ces espèces mettent habituellement bas sur la glace, il est tout à fait normal d’observer de jeunes phoques sur la plage, sur des rochers ou dans l’eau.

    On surnomme les nouveau-nés des phoques, des «chiots» à cause de leur ressemblance avec les petits canidés. On l’avoue, les petits phoques sont particulièrement mignons et ont l’air inoffensifs. Le pelage tout blanc et velu des nouveau-nés phoques du Groenland leur a valu le surnom de «blanchon».

    Les premières semaines de vie d’un animal sont critiques pour sa survie. Or, depuis quelques semaines, le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins a reçu des signalements de phoques dérangés ou même touchés par des personnes sans mauvaise intention. Nous souhaitons rappeler que selon le Règlement sur les mammifères marins du Canada, il est illégal de perturber un mammifère marin. Le dérangement peut être de le nourrir, de nager ou d’interagir avec lui, de le déplacer, de l’attirer ailleurs, de le séparer de son groupe ou de faire obstacle entre un petit et sa mère ou de le toucher. Le but de ce règlement : éviter de déranger les processus normaux de la vie d’un animal et éviter de lui causer du tort.

    L’observation des phoques et des nouveau-nés peut être une activité extraordinaire, si elle est faite dans le respect de l’animal. Les nouveau-nés des phoques sont effectivement très mignons, mais ils demeurent des animaux sauvages, qui peuvent être agressifs envers les humains et même mordre. Des maladies infectieuses peuvent aussi être transmises de l’animal à l’humain. Une observation responsable se fait donc à bonne distance de l’animal, pour lui laisser toutes les chances de grandir en santé. Et si vous observez les phoques à partir de la banquise, assurez-vous qu’en ce contexte printanier, la glace est assez solide pour vous soutenir!

    Pour savoir plus sur l’observation de phoques sur la rive, consultez l’article «L’hiver et les phoques de saison».

     


    Mélissa Tremblay travaille au GREMM depuis 2012. Elle a commencé comme naturaliste au Centre d’interprétation des mammifères marins, et son intérêt pour la science l’a menée à devenir assistante de recherche pour le GREMM et répondante au Centre d’appels d’Urgences Mammifères Marins. Depuis mai 2018, elle est responsable du Centre d’appels.