Découvrez les organismes québécois qui étudient les mammifères marins et sensibilisent à leur sujet.
Les organismes œuvrant avec les baleines au Québec
Centre d’éducation et de recherche de Sept-Îles (CERSI)
En bref :
Fondé en 2006 et situé à Sept-Îles, le Centre d’éducation et de recherche de Sept-Îles (CERSI) possède une approche moins traditionnelle de la recherche en biologie de la conservation. L’organisme œuvre à évaluer la santé et le bien-être des mammifères marins du Saint-Laurent dans une approche non-intrusive et interdisciplinaire des sciences vétérinaires. Le centre espère ainsi permettre la mise en place de mesures efficaces pouvant orienter les projets de conservation pour les différentes espèces de cétacés retrouvées au Québec et ailleurs dans le monde. Le CERSI étudie les rorquals à bosse, rorquals communs et rorquals bleus, ainsi que les marsouins communs. Les catalogues de photo-identification des quatre espèces sont partagés avec l’organisme Happywhale, qui utilise l’intelligence artificielle, et sont accessibles en ligne.
En recherche :
L’un des projets en cours du CERSI vise à analyser l’état de bien-être des rorquals communs, des rorquals bleus ainsi que des rorquals à bosse. Des photos sont prises en mer pour identifier les individus et noter des caractéristiques sur leur état physique et leurs comportements. Un autre volet du projet vise à valider en laboratoire la présence de biomarqueurs de stress chronique à partir du souffle de ces baleines. Afin d’avoir une évaluation complète du bien-être de ces grandes baleines, l’équipe effectue aussi un séquençage du microbiome retrouvé dans le souffle. Cette méthode permet de voir ou non la présence de stress chronique.
En éducation :
Le CERSI travaille en partenariat avec le département des Sciences de la nature du Cégep de Sept-Îles sur plusieurs projets et donne des cours. Il prodigue aussi une formation annuelle aux guides de Tourisme Sept-Îles et effectue des présentations dans les écoles primaires et secondaires et pour les industries minières.
Le CERSI encadre régulièrement des étudiants et étudiantes à la maitrise et au doctorat.
Opportunités de carrières et de stage :
- Bénévolat
Opportunités de bénévolat.
- Étudiant·es à la maitrise ou au doctorat
Le CERSI encadre régulièrement des étudiants et étudiantes à la maitrise et au doctorat.
Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
En bref :
Situé au cœur de Tadoussac, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) a été fondé en 1985. Il se distingue par son approche multidisciplinaire et ses différents pôles axés sur la recherche, la sensibilisation, et l’éducation.
En éducation :
Géré par le GREMM, le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) à Tadoussac présente une exposition sur les baleines du Saint-Laurent et les résultats de la recherche scientifique qui les entoure. Chaque été, le musée accueille plus de 55 000 visiteurs, ce qui en fait le musée le plus fréquenté sur la Côte-Nord. Ouvert en 1991, il abrite également la plus grande collection de squelettes de cétacés en Amérique du Nord! Le CIMM se compose aussi d’une salle multimédia avec un écran géant dans laquelle plusieurs vidéos et activités sont diffusées par les naturalistes. Le projet Fenêtre sur les bélugas présente des images de bélugas captées par drone sur le terrain et retransmises sur l’écran. Les naturalistes interprètent ainsi, en direct, la société complexe des bélugas du Saint-Laurent!
Baleines en direct
Édité par le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, Baleines en direct est un magazine de vulgarisation scientifique ainsi qu’une encyclopédie en ligne depuis 2000. L’équipe de rédacteurs et rédactrices scientifiques écrit des articles et effectue des reportages sur le terrain pour retransmettre l’actualité sur les baleines ainsi que le travail qui s’effectue dans le domaine de la vie marine du Saint-Laurent. Le site rejoint près d’un million d’utilisateurs par an.
Depuis 2002, le GREMM publie annuellement de juin à octobre les bulletins Portrait de baleines. Principalement destiné aux acteurs et actrices de l’industrie touristique œuvrant dans le Saint-Laurent, ce bulletin hebdomadaire recueille et partage des connaissances pour sensibiliser les capitaines et naturalistes, rehausser la qualité des informations transmises aux visiteurs et visiteuses, et favoriser des pratiques respectueuses et écoresponsables pour une meilleure cohabitation avec les mammifères marins.
En recherche :
Le GREMM possède une équipe de recherche basée sur l’eau et sur terre, qui étudie les bélugas et les grands rorquals. Le Projet Béluga Saint-Laurent est composé de multiples programmes, comme la photo-identification, l’impact des bruits anthropiques sur la santé et le comportement, l’analyse des contaminants, ou encore le programme de surveillance de la mortalité avec le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM). L’objectif de ce programme est d’identifier les facteurs qui limitent le rétablissement de cette population en voie de disparition. Le projet Grand Rorqual est un programme de suivi des grands rorquals incluant quant à lui la photo-identification et le suivi des patrons de fréquentation d’individus ou de groupes en plus de la documentation des interactions avec les bateaux et les marques d’empêtrements. Plusieurs sous-projets sont également réalisés en collaboration avec des universités et autres partenaires.
Opportunités de carrières et de stage :
- Stages
Le GREMM accueille occasionnellement des stagiaires pour les programmes d’éducation ou de recherche. Abonnez-vous à notre page Facebook et à l’infolettre de notre magazine Baleines en direct et surveillez notre site web pour voir les offres de stage disponibles.
- Étudiant·es à la maitrise ou au doctorat
Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM, encadre des étudiants et étudiantes à la maitrise et au doctorat en collaboration avec des chercheurs et chercheuses de différentes universités canadiennes. Vous souhaitez être codirigé par Robert? Contactez-le par courriel : [email protected].
Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM)

En bref :
Depuis 2004, le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM), coordonné par le GREMM, regroupe une quinzaine d’organismes et institutions au Québec. Il a pour mandat d’organiser, de coordonner et de mettre en œuvre des mesures visant à réduire les mortalités accidentelles de mammifères marins, à secourir des mammifères marins en difficulté et à favoriser l’acquisition de connaissances auprès des mammifères marins morts, échoués ou à la dérive, au Québec. Le RQUMM peut compter sur l’appui de ses bénévoles, répartis partout sur les rives du fleuve Saint-Laurent, puis sur des équipes satellites prêtes à intervenir dans des régions plus isolées comme aux Îles-de-la-Madeleine et à Anticosti, ainsi que sur des équipes mobiles constituées de techniciens et techniciennes de terrain.
Le RQUMM gère également la Centrale d’urgences mammifères marins (UMM), la ligne à joindre en tout temps si vous voyez un mammifère marin (ou une tortue Luth) en difficulté ou mort. Selon les cas, le RQUMM peut intervenir en sensibilisant la population sur les bonnes pratiques de cohabitation avec ces animaux, mais aussi en documentant l’animal et son état afin d’intervenir adéquatement à la situation, en élaborant des protocoles pour prévenir de nouveaux incidents ou encore en venant directement en aide à l’animal lorsque nécessaire.
Mériscope
En bref :
Le Mériscope est une station de recherche marine indépendante et un organisme de bienfaisance enregistré au Canada ayant comme mission de protéger les écosystèmes marins en général et les mammifères marins, en particulier en mettant l’accent sur la recherche, l’éducation, la sensibilisation du public et la conservation.
En recherche :
La station de recherche, basée à Portneuf-sur-Mer, se concentre sur les mammifères marins, notamment les petits rorquals, tout en développant des projets de recherches portant sur l’écologie, l’écotoxicologie, le suivi par satellite, et la bioacoustique marine. Depuis 2001, le Mériscope a établi un catalogue de petits rorquals du Saint-Laurent qui compte plus de 310 individus. En collaboration avec l’Université McGill, l’un des projets consiste à mieux comprendre la migration, l’alimentation et la structure des populations de petits rorquals dans le Saint-Laurent. Pour ce faire, l’équipe récupère des biopsies et déploie des balises satellites sur cette espèce.
En éducation :
Le Mériscope œuvre à la sensibilisation et aux efforts de conservation, et fait partie du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM) depuis 2004. En 2019, la station de recherche a mis en place le programme MérisCool, grâce auquel plus de 250 étudiants et étudiantes aux post-secondaires et secondaires ont pu participer à un camp d’été au sein d’Explos-Nature ou une excursion guidée dans l’estuaire du Saint-Laurent.
Opportunités de carrières et de stage :
L’organisation a aussi développé un programme de stages crédités en collaboration avec 40 universités à travers le Canada, l’Europe, et les États-Unis. Ces stages ont permis à plus de 450 étudiants et étudiantes de suivre des cours et des stages avancés dans des professions liées à la mer. L’organisme accueille également des étudiants et étudiantes à la maitrise ou au doctorat afin de faciliter leur travail de terrain.
Station de recherche des Îles Mingan (MICS)
En bref:
La Station de recherche des Îles Mingan (MICS) est un organisme à but non lucratif consacré à l’étude écologique des mammifères marins. Fondée en 1979, la station fut la première à mener des recherches à long terme sur les cétacés dans le golfe du Saint-Laurent, en particulier sur le rorqual bleu. Les principales zones d’étude de l’organisme se situent le long de la Côte-Nord du Québec dans les régions de Sept–Îles, de Mingan et de l’ile d’Anticosti, ainsi que le long de la péninsule gaspésienne.
Le MICS étudie les rorquals bleus, rorquals à bosse, rorquals communs, petits rorquals, les baleines noires de l’Atlantique Nord, les marsouins communs, les dauphins à flancs blancs de l’Atlantique et les dauphins à nez blanc.
En recherche :
Le MICS effectue de la photo-identification et gère les catalogues des rorquals bleus de l’Atlantique Nord, un pour le côté ouest et un autre pour le côté est de l’océan, ce qui lui permet de faire un suivi spatio-temporel des animaux observés. Le centre de recherche procède aussi à l’échantillonnage de peau et de graisse, une technique nommée biopsie, sur certains individus. Combinées avec la photo-identification, les biopsies aident à déterminer le sexe et la généalogie des individus, et donc de mieux comprendre la structure sociale et les comportements reproductifs des espèces étudiées. Ces échantillons peuvent également être analysés pour déterminer les concentrations de contaminants tels que les pesticides et les biphényles polychlorés.
Les projets de recherche du MICS incluent aussi le suivi des baleines noires de l’Atlantique Nord, le suivi des cétacés par balises satellites, la mesure des taux d’empêtrement chez le rorqual commun et le rorqual bleu, la reproduction et la condition corporelle chez le rorqual à bosse, la différenciation des niches trophiques chez les rorquals communs dans le Saint-Laurent et l’écologie sensorielle et le comportement alimentaire chez les mysticètes – les baleines à fanons.
En éducation :
Le Centre de recherche et d’interprétation du MICS a ouvert ses portes en 1992, et comprend un musée, une salle de conférence, une salle audiovisuelle, une bibliothèque ainsi que les bureaux de l’équipe. Les biologistes mènent des visites guidées du centre et amènent un bel aperçu sur les études menées sur les mammifères marins du Saint-Laurent.
Opportunités de carrières et de stage :
- Stages d’été
Les étudiants et étudiantes peuvent venir pour une durée de 6 semaines entre juin et septembre, et plonger dans le quotidien de la station de recherche en plus d’acquérir des connaissances sur les mammifères marins. Postule pour devenir stagiaire à l’été!
- Expéditions de recherche en mer
Le MICS offre des opportunités pour venir faire l’expérience du travail des scientifiques sur le terrain. Les participants et participantes peuvent accompagner au cours d’une journée, ou même d’une semaine, les scientifiques sur l’eau. La station de recherche offre aussi des sorties de photographie au coucher de soleil.
Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM)
En bref :
Créé en 1998, le Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM) est un organisme à but non lucratif situé au Québec ayant pour principale mission la conservation et la mise en valeur des cétacés et des phoques et de leurs habitats ainsi que le développement durable de l’industrie maritime. Son territoire d’action couvre principalement l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Par la réalisation de plusieurs projets de conservation, d’acquisition de connaissances, de surveillance environnementale, d’éducation et de sensibilisation, le ROMM travaille concrètement à mieux encadrer diverses activités économiques en lien avec le Saint-Laurent, telles que l’industrie de l’observation en mer, la pêche commerciale, l’écotourisme en région côtière ainsi que les travaux maritimes, de façon à ce qu’elles se réalisent dans une optique de développement durable.
Formation OMM
Le ROMM s’est construit une expertise au cours de la dernière décennie dans les activités d’observation de mammifères marins, notamment par de nombreux contrats de programme de surveillance de cétacés lors de travaux de réfection des quais, de dragage, de relevés géophysiques et de géotechnique et de levés sismiques. Pour en savoir davantage, consultez le site mmo-omm.ca. En 2011, le ROMM a mis en place la première formation d’observateurs de mammifères marins et d’opérateurs de système d’acoustique passive offerte au Canada avec l’École des Pêches et de l’Aquaculture du Québec. Depuis janvier 2024, la formation d’observateurs de mammifères marins et d’opérateurs de système d’acoustique passive a été mise à jour en collaboration avec le Cégep de La Pocatière et de Baie-Comeau. Cette formation est recommandée par le ministère des Pêches et des Océans du Canada et de nombreux dirigeants d’entreprises requièrent la présence d’observateurs lors de travaux maritimes.
Membre observateur
À la base du ROMM se trouve un réseau de membres observateurs composé de compagnies d’excursion en mer, de parcs de conservation et de transporteurs maritimes. Ils recueillent des données sur les baleines et les phoques observés tout au long de leur saison d’activité. Même les citoyens peuvent collecter ces informations via l’outil de collecte et de visualisation de données Vigie marine.
Éducation et sensibilisation
Le volet « Éducation et sensibilisation » est très important au sein des activités du ROMM. Il tend à impliquer le plus de gens possible provenant de divers horizons dans la protection des ressources marines et plus particulièrement des mammifères marins et des espèces en péril. Au fil du temps, l’équipe du ROMM a réalisé de nombreux projets, tels que les guides Navires et baleines, Pêcheurs et baleines et Excursionnistes et baleines. L’équipe anime régulièrement des ateliers et des kiosques, en plus d’offrir des conférences à des clientèles variées.
Naviguer dans l’habitat des baleines
Depuis ses débuts, l’organisme a mis en place de très nombreux programmes de formation destinés à une multitude d’intervenants de tous horizons appelés à interagir avec les mammifères marins dans le cadre de leurs activités. Sa dernière réalisation consiste à regrouper sur la plateforme Web neutre www.navigationbaleines.ca des informations sur les règlements, des formations sur l’identification des mammifères marins, des guides de sensibilisation et plus encore, selon les différents types d’usagers (plaisanciers, pêcheurs, armateurs, excursionnistes et citoyens.
Opportunités de carrières et de stage :
Le Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM) offre des opportunités de stages et d’emplois de techniciens et de guides-interprètes en saison estivale. Le ROMM offre également des stages suivis d’une période d’emploi aux finissants des techniques de bioécologie et d’aménagement de la faune des cégeps de la province. Il existe aussi une possibilité de collaborations pour des projets de maitrise ou de doctorat.
Parcs Canada
En bref :
Parcs Canada est cogestionnaire du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une aire marine protégée créée en 1998. L’équipe travaille majoritairement au bureau administratif situé à Tadoussac, ainsi que dans trois centres d’interprétation ouverts au public (Baie-Sainte-Catherine, Les Bergeronnes, Les Escoumins) et au poste d’accueil de Saint-Fidèle (Charlevoix). Une partie de l’équipe travaille aussi en mer pour effectuer des suivis scientifiques et des patrouilles de sensibilisation et d’application de la loi. L’équipe veille au mandat du parc marin : rehausser, au profit des générations actuelles et futures, le niveau de protection de ses écosystèmes aux fins de conservation, tout en favorisant les activités éducatives, récréatives et scientifiques. Pour appuyer cette mission, Parcs Canada offre une diversité de carrières liées à la protection et à la mise en valeur des milieux marins.
En recherche :
Parcs Canada coordonne un programme de surveillance de la viabilité écologique du parc marin pour veiller à l’état de santé des écosystèmes grâce à 14 suivis scientifiques réalisés en collaboration avec des partenaires. Ces suivis s’intéressent à la qualité de l’environnement, aux habitats et espèces et à l’utilisation du milieu marin, qui englobe les principales activités humaines. Selon les projets et leur rôle, les membres de l’équipe de recherche peuvent être amenés à la collecte et l’analyse des données ainsi qu’à la rédaction de rapports.
En éducation :
L’éducation et la sensibilisation du public, essentielles pour assurer la protection des mammifères marins et leur habitat, passent par une communication efficace. Des membres de l’équipe œuvrent à développer du contenu vulgarisé, des programmes éducatifs ainsi que des campagnes promotionnelles pour informer les divers publics du parc marin sur les meilleures pratiques à adopter dans l’habitat des baleines et sur les possibilités de découverte de l’aire marine protégée.
Lieux exceptionnels pour observer les mammifères marins, les centres d’interprétation et d’observation administrés par Parcs Canada accueillent plus de 60 000 visiteurs chaque année. L’équipe sur place fait connaitre les richesses naturelles et culturelles du secteur à travers des activités éducatives et des expériences mémorables.
Opportunités de carrières et de stage :
Des opportunités de carrière sont régulièrement offertes dans ces différents domaines, incluant plusieurs postes étudiants qui permettent de contribuer directement à la mission de protection et de mise en valeur du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
Pêches et Océans Canada
Ce ministère fédéral possède des équipes de recherche sur les mammifères marins réparties partout au Canada. Au Québec, l’équipe est basée à l’Institut Maurice-Lamontagne (IML).
Institut Maurice-Lamontagne
Situé à Mont-Joli sur la rive sud de l’estuaire du Saint-Laurent, au Québec, l’Institut Maurice-Lamontagne fait partie du réseau des centres de recherche de Pêches et Océans Canada. Ouvert en 1987, il est l’un des principaux centres francophones de recherche en sciences de la mer au monde. Avec 70 laboratoires, incluant une vaste salle des bassins, près de 500 employés travaillent en sciences des océans et pour la gestion des écosystèmes aquatiques. Ces équipes multidisciplinaires fournissent au gouvernement fédéral une base scientifique rigoureuse pour la conservation et la gestion durable des ressources marines et des écosystèmes aquatiques, la protection de l’environnement marin et la navigation sécuritaire.
Son territoire principal d’activités couvre l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, le fjord du Saguenay, ainsi que les régions marines d’Eeyou et du Nunavik s’étendant à la baie James, la baie d’Ungava, la baie et le détroit d’Hudson. Certaines activités visant la protection des pêches, l’hydrographie, les espèces aquatiques envahissantes et les espèces aquatiques en péril couvrent également les écosystèmes d’eaux douces québécois.
En recherche :
Au sein de l’IML, environ 40 personnes occupent des emplois variés liés aux mammifères marins dans les domaines suivants :
- Recherche sur l’écologie des mammifères marins
- Dynamique des populations
- Estimation de l’abondance et de la tendance des populations
- Estimation des taux de captures pour répondre à la gestion des stocks chassés
- Interactions avec les pêches commerciales et l’écosystème (e.g. diète et besoins énergétiques)
- Distribution géographique, migrations et utilisation de l’habitat (re. Habitats critiques – Loi sur les espèces en péril, Aires marines protégées – Loi sur les océans)
- Suivi des menaces et changements environnementaux
- Évaluation, protection et rétablissement des espèces en péril
- Génétique des populations
- Acoustique marine
En éducation :
L’Institut organise des conférences scientifiques et des visites guidées estivales ouvertes au public.
Opportunités de carrières et de stage :
Consultez le site du gouvernement pour être au courant des offres d’emplois ainsi que les offres pour le Programme fédéral d’expérience de travail étudiant.
Pour en savoir plus :
Université du Québec à Rimouski (UQAR)
Institut des sciences de la mer (ISMER)
En bref :
Fondé en 1999, l’Institut des sciences de la mer de l’Université du Québec à Rimouski (ISMER-UQAR) est l’un des plus importants instituts de recherche universitaires francophones en sciences de la mer au Canada. Il regroupe des spécialistes en biologie, chimie, physique et géologie qui se consacrent à la découverte et à l’avancement des connaissances sur les milieux marins et côtiers.
En recherche :
L’institut s’intéresse notamment au fonctionnement des écosystèmes marins en regard des changements climatiques, à la portée de l’activité humaine, à la valorisation et l’exploitation durable des bioressources marines, à la géologie marine et aux risques naturels. Les travaux de recherche des professeures et des professeurs ainsi que des étudiantes et des étudiants de l’ISMER-UQAR sont menés aux quatre coins du globe, de l’Arctique à l’Afrique en passant par l’Argentine.
L’institut travaille sur un projet de recherche en acoustique marine qui a des retombées directes sur les mammifères marins : la Station MARS. L’équipe a répertorié les sons des mammifères, qu’on retrouve sur cette page web : Sons à la station | Projet MARS.
En éducation :
L’ISMER-UQAR forme annuellement plus de 150 étudiantes et étudiants qui ont accès à un environnement naturel exceptionnel et propice au développement des connaissances. Les programmes d’études possibles sont : le diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en océanographie, la maitrise en océanographie et le doctorat en océanographie.
Opportunités de carrières et de stage :
Consultez les offres d’emplois, de stage, et d’autres opportunités ici!
Pour en savoir plus :
Écoutez les deux premiers épisodes de la série Fleuve en eaux troubles : Crabe des neige et baleine noire ou Le Saint-Laurent – Réel capharnaüm
Organismes additionnels
- D’autres compagnies et organismes au Québec sont à mentionner, comme la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), qui offre des opportunités pendant la saison estivale pour être guide-interprète dans le secteur de la Baie-Sainte-Marguerite, un endroit important pour l’observation des bélugas du Saint-Laurent!

- Plusieurs compagnies de croisières d’observation aux baleines offrent des emplois saisonniers pour être guide-interprète et/ou capitaine à bord de leurs bateaux.
- Au Québec, il existe aussi de nombreuses entreprises qui développent des technologies pour protéger les mammifères marins. Nous vous suggérons de regarder le travail innovant de SENSEA Canada, Merinov, ou encore Whale Seeker