1-877-7Baleine toujours actif durant les vacances des Fêtes!

  • Hooded seals can be aggressive. © Mike Hammill, Fisheries and Oceans Canada
    19 / 12 / 2018 Par Mélissa Tremblay

    Si la neige recouvre les rivages du Saint-Laurent, Urgences Mammifères Marins poursuit son travail. Tout au long de l’hiver, le Centre d’appels continuera de recevoir des appels pour des cas de baleine ou de phoque, en difficulté ou mort. Et le temps de Fêtes ne fait pas exception : nous répondons au 1-877-7Baleine tous les jours, à toute heure.

    Un début d’hiver occupé

    Un gros phoque à capuchon suscite l’intérêt de plusieurs citoyens de la municipalité de Saint-Georges-de-Malbaie, en Gaspésie. Les phoques à capuchon sont des visiteurs occasionnels de la région. Il est encore plus rare d’en observer un sur la rive, et encore plus de le voir se rouler dans la neige!

    Jeune phoque à capuchon près de sa mère et derrière, un mâle. © Marinebio

    Jeune phoque à capuchon près de sa mère et derrière, un mâle. © IFAW

    L’hiver, les différentes espèces de phoques peuvent venir sur la terre ferme ou la banquise pour se reposer, pour se reproduire et éventuellement pour donner naissance. Ces activités les rendent plus susceptibles d’être dérangées par les marcheurs. Si vous voyez un phoque hors de l’eau, observez-le à distance et n’ayez crainte, il s’agit d’une situation normale et d’un phénomène naturel! L’animal partage sa vie entre la mer et la terre, il prendra le large au moment opportun pour lui. Profitez donc de la rencontre en laissant l’intimité nécessaire à l’animal pour qu’il puisse remplir ses besoins vitaux.

    Le 16 décembre, plusieurs citoyens entre Grande-Rivière et Cap-d’Espoir en Gaspésie observent une carcasse de baleine qui dérive tranquillement au large. Le ventre distendu du rorqual forme un ballon immense, visible de loin. Des témoins composent le 1-877-7Baleine et, rapidement, nous envoyons une bénévole documenter la situation. Grâce à ses photos, nous confirmons qu’il s’agit d’une carcasse de rorqual commun

    Le rorqual commun a la poche ventrale distendue sous l’effet des gaz émis par sa décomposition. © Natacha Hogen bénévole Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins

    Le 17 décembre, la carcasse s’échoue, mais comme elle se trouve dans un endroit difficile d’accès, et qu’elle est en partie submergée, le Réseau n’envoie pas de bénévole. Puisqu’ils ont une grande expérience et une formation appropriée, des agents des pêches de Pêches et Océans Canada se rendent plutôt sur place. Les conditions se révèlent difficiles, et un agent aura les bottes remplies d’eau glacée. Malgré tout, ils prélèvent des échantillons. Pour le moment, la cause du décès n’est pas connue.

    L’équipe de la Station de recherche des iles Mingan (MICS) recevra une partie des échantillons, dans l’espoir d’obtenir un portrait génétique de l’animal et de l’apparier avec un individu connu. Pêches et Océans Canada utilisera l’autre partie des échantillons pour analyser son régime alimentaire et étudier son profil de contaminants. Ces informations permettront de faire avancer la science et ainsi de mieux protéger les rorquals communs qui visitent le Saint-Laurent, une population considérée comme «vulnérable» par la Loi sur les espèces en péril du Canada.

    Merci pour votre collaboration!

    La période des Fêtes ne signifie donc pas les vacances pour Urgences Mammifères Marins. Contactez-nous au 1-877-722-5346 si lors de votre promenade sur le rivage, vous rencontrez un mammifère marin mort ou en difficulté échoué ou à la dérive.

    Au nom de toute l’équipe d’Urgences Mammifères Marins et des partenaires du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes. Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué en 2018 à la réalisation de notre mandat!

     



    Mélissa Tremblay travaille au GREMM depuis 2012. Elle a commencé comme naturaliste au Centre d’interprétation des mammifères marins, et son intérêt pour la science l’a menée à devenir assistante de recherche pour le GREMM et répondante au Centre d’appels d’Urgences Mammifères Marins. Depuis mai 2018, elle est responsable du Centre d’appels.