L’histoire de Robert Michaud avec les baleines du Saint-Laurent a commencé quand il a été engagé comme naturaliste à bord des premiers bateaux qui emmenaient des touristes voir les baleines au large de Tadoussac au début des années 1980. Ce qui ne devait être qu’un emploi saisonnier est devenu le travail d’une vie. Entouré de complices tout aussi passionnés que lui, il s’est lancé dans la fondation du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) en 1985. Son but : étudier les baleines pour mieux les comprendre et mieux les protéger, et utiliser ces nouvelles connaissances pour entretenir la fascination du public et lui faire prendre conscience de l’importance de protéger le milieu marin. Aujourd’hui, Robert Michaud est le président du GREMM et en est également le directeur scientifique. Il dirige des programmes de recherche sur les bélugas et sur les grands rorquals (rorqual à bosse, rorqual bleu et rorqual commun). Robert Michaud encadre régulièrement des étudiants et étudiantes à la maitrise et au doctorat.

En 1987, il a fondé avec Pierre Béland l’Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL), et y dirige une étude à long terme sur la population du béluga du Saint-Laurent. Il a complété une maîtrise sur la distribution du béluga du Saint-Laurent à l’Université Laval et a depuis entrepris un doctorat avec Hal Whitehead, à l’université de Dalhousie, pour étudier l’organisation sociale du béluga. Comme expert scientifique, Robert Michaud est également membre de plusieurs comités de rétablissement pour des espèces en péril.

Parallèlement à ses travaux de recherche, Robert Michaud continue à s’impliquer dans l’éducation et la conservation. Il est coordonnateur du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins. Il participe activement au développement durable et à la pratique responsable de l’observation des baleines avec l’Alliance Éco-baleine. Il a contribué à la création du Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) à Tadoussac en 1991, donne chaque année des conférences, participe à des reportages et des entrevues pour divers médias du Canada et du monde entier, et continue, avec son équipe, à mettre sur pied des projets de sensibilisation et d’éducation, comme le magazine Baleines en direct.

Occupé, Robert Michaud? Certainement! Cependant, il prend encore le temps pour ce qui lui a d’abord donné l’élan dans la réalisation de ce rêve : le travail de terrain avec les baleines et le contact avec le public. Son secret pour accomplir tout ça? L’esprit d’équipe, une grande énergie et la conviction que son travail permet vraiment de mieux comprendre pour mieux protéger.

Dernière mise à jour: mai 2019