Se former pour travailler avec les mammifères marins

Es-tu intrigué·e par les océans et les mammifères qui les peuplent? Veux-tu les comprendre, les protéger ou encore sensibiliser les humains à leur fragilité? Aimes-tu la biologie, la communication ou encore le travail de terrain? Peu importe tes réponses, saches que tout le monde peut trouver sa place dans le domaine des mammifères marins! Le plus important? Ta soif d’apprendre!

Des domaines d’études très variés peuvent te conduire à travailler avec les mammifères marins : chimie, génétique, acoustique, comportement animal, physiologie, océanographie, géographie, mathématiques, et même le droit ou encore le tourisme! Si certains chemins sont plus directs que d’autres, de bonnes connaissances en sciences et en anglais restent un atout.

Nous te recommandons de consulter cet article avant de poursuivre ta lecture ainsi que celui-ci, qui recense des profils de travailleurs et travailleuses du domaine. Nous avons sélectionné ci-dessous des emplois qui concernent plus directement les mammifères marins. Bonne lecture!

Carrières axées sur la recherche et la science

Le domaine est vaste… très vaste. Les spécialisations sont nombreuses : écotoxicologie, environnement, biologie cellulaire et moléculaire, génétique, océanographie, etc.

Les différentes voies

Pour la suite de ton parcours académique, pose-toi cette question : qu’est-ce que j’ai envie de faire concrètement? Si travailler dehors sur le terrain t’attire, mais que tu n’as pas nécessairement envie de faire des analyses statistiques ou encore de la gestion d’équipes et de projets, peut-être qu’une technique collégiale ou un baccalauréat suffira.

Si tu désires plutôt mener une équipe, te spécialiser dans un domaine précis, répondre à des questions biologiques, analyser les données pour ensuite les interpréter et transmettre tes connaissances acquises par écrit dans des publications scientifiques : les cycles supérieurs seraient davantage ta voie!

Si tu te trouves pris entre les deux – tu veux te spécialiser sans t’engager dans une maitrise – sache qu’il existe aussi les diplômes d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.). Si un domaine précis t’intéresse et que tu as l’impression que certaines compétences sont toujours manquantes après ton baccalauréat, mais qu’une maitrise est un engagement trop intense pour tes besoins, il y a peut-être un D.E.S.S. qui t’attends dans une université quelque part! Selon le parcours que tu choisiras, tes capacités acquises pourraient te servir à créer, planifier ou mettre en place des projets de recherches et des études scientifiques; les projets se concentrent davantage sur la méthodologie et la collecte de données contrairement aux études qui englobent également la production de résultats.

Technicien·ne de la faune : Pour le devenir, un diplôme d’études collégiales (DEC) en environnement ou en biologie et des expériences d’emploi dans le domaine sont un atout. Nous te suggérons un DEC en sciences naturelles ou encore en techniques du milieu naturel. Tu apprendras à faire des inventaires de la faune, à collecter les données sur le terrain, ou même à piloter un drone!

Biologiste marin·e : Tu t’occupes typiquement de la rédaction de rapports et l’analyse des données récoltées sur le terrain. Il faut garder en tête que les tâches des postes varient selon l’organisme pour lequel tu travailles. Avec une telle formation, tu pourrais effectuer divers tâches et métiers tels que :

  • Adjoint·e ou technicien·ne de recherche : Tu adores le travail manuel et tu souhaites participer à l’étude des mammifères marins en soutenant les efforts de recherche.

Description :

Ton rôle sera d’assister les scientifiques et les professionnel·le·s de recherche dans leur projet. Tu seras amené à préparer le matériel pour les sorties de terrains et à participer directement à la collecte de données. Les techniques de collecte de données que tu pourrais expérimenter sont vastes : prise de photographies (photo-identification), balayage visuel, décompte du nombre d’animaux, pilotage de drone, biopsie, nécropsie, déploiement d’hydrophone, etc. Une fois le travail en mer ou sur terre terminé, tu seras responsable de la saisie des données et tu pourrais participer à des analyses préliminaires. Être technicien·ne de recherche, c’est être au cœur de l’action de la recherche.

© GREMM

  • Professionnel·le de recherche : Tu es un ou une véritable touche-à-tout et la recherche et le travail de terrain t’interpellent.

Description :

Tu pourrais soutenir les chercheuses et les chercheurs. Tandis que les scientifiques vont concevoir et superviser les projets de recherches, les professionnel·le·s de recherche vont aider à l’exécution du projet et au soutien technique et administratif. Tu participeras et dirigeras des missions sur le terrain et au bureau : photo-identification, photogrammétrie, biopsie, enregistrement acoustique sont toutes des techniques de prise de données que tu pourrais être amené à réaliser et superviser. Tu seras également impliqué dans la gestion des bases de données et à la rédaction de rapports scientifiques ou de demandes de subventions. En somme, tu seras un pilier essentiel pour la production et la qualité de la recherche.

Pour aller plus loin :

Gouvernement du Canada. Démystifier le travail de professionnel de recherche.

  • Chercheur et chercheuse scientifique : Tu as une facilité avec les sciences naturelles et souhaites déceler les mystères du monde marin? La rigueur scientifique est primordiale pour toi? En tant que scientifique, ton rôle est de répondre à des questions biologiques pour mieux comprendre et mieux protéger les mammifères marins.L’un des doctorats le plus connu est celui d’océanographie. En tant qu’océanographe, tu étudies les océans dans leur globalité, y compris la biologie, la chimie, la géologie et la physique ainsi que les organismes marins et leur comportement. Tu peux être amené à étudier les mammifères marins dans leur environnement. Tu peux aussi effectuer un doctorat en biologie ou biologie marine.
Des scientifiques travaillent dans leur laboratoire © Stéphane Lizotte

Description :

Les scientifiques sont des piliers essentiels pour la conservation d’un milieu ou d’une espèce et l’éducation de la population et de la communauté scientifique. Une fois la récolte de données terminée commence le traitement et ensuite les analyses statistiques. Il faudra un regard aiguisé pour en percer le sens. Rapports, manuscrits ou articles scientifiques, tu devras écrire pour mettre au grand jour le résultat de ton travail.  Tu travailleras étroitement avec des organisations et des institutions gouvernementales pour développer des stratégies de protection. Tu présenteras tes études lors de conférences et de congrès. Être scientifique, c’est nourrir le savoir collectif.

 

  • Vétérinaire spécialisé·e : Tu es captivé·e par la santé animale? Tu pourrais faire des nécropsies ou encore des analyses à partir d’animaux vivants – en aquarium ou en liberté – ou sur des carcasses.
Une vétérinaire spécialisée en médecine zoologique effectue la nécropsie d’un rorqual commun en Gaspésie. © GREMM

Description :

Tu seras consulté·e pour investiguer sur la mortalité d’animaux; analyser les causes de la mort nous informe sur les potentielles menaces. Tu pourrais intervenir lors d’échouages ou d’empêtrements. Dans certains cas, tu pourrais soigner et réintroduire un animal dans son milieu ou encore te joindre à des projets de recherche! Les possibilités sont vastes et le milieu se réinvente continuellement en contribuant aux mammifères marins, autant au niveau individuel qu’au niveau collectif.

Parcours :

Pour devenir vétérinaire spécialisé·e, il faudra suivre une formation universitaire de cinq ans menant à l’obtention d’un doctorat en médecine vétérinaire et obtenir un permis de pratique de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. Au Québec, une seule université offre la formation complète en médecine vétérinaire : la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe. Néanmoins, depuis l’automne 2025, les trois premières années peuvent être effectuées à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) en collaboration avec l’Université de Montréal (UdeM).

Une spécialisation académique ou une expérience dans l’univers des mammifères marins est un bon atout pour travailler dans le domaine. Ta quatrième année, tu pourras t’orienter dans des domaines tels que la médecine des animaux de la faune ou la médecine des animaux de zoo par exemple. La cinquième année du programme est consacrée à des stages réalisés à la Faculté et dans des établissements vétérinaires. C’est à ce moment que tu dois trouver des opportunités avec les mammifères marins. Pour les mammifères marins, les stages sont compétitifs et souvent hors Québec.

Tu peux aussi te spécialiser davantage en complétant un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS), concentration en médecine zoologique, d’une durée de trois ans.

 

Pour aller plus loin :

Ordre des médecins vétérinaire du Québec. Devenir médecin vétérinaire

CRC Handbook of Marine Mammal Medicine – Third Edition

IFAW. Sarah Sharp : vétérinaire secouriste

Profil de Dr. Stéphane Lair

À garder en tête :

 Ces différents parcours académiques te donneront les outils qui te permettront d’étudier les mammifères marins pour mieux les comprendre; qu’il s’agisse de l’estimation de l’abondance, leur utilisation du territoire, leur culture, leur éventail sonore, ou encore les menaces auxquelles ils font face ー changements climatiques, empêtrement, collision, contamination, pollution sonore, etc.

Les projets de maitrise, d’une durée minimum de deux ans, et de doctorat, d’une durée minimum de quatre ans, sont souvent publiés comme des offres d’emploi. Il te faudra donc postuler puis passer une entrevue. Une autre option est d’écrire directement à des spécialistes dans le domaine qui t’interpellent et leur partager tes idées de recherche. Les maitrises et doctorats dépendent souvent de subventions, contrairement au baccalauréat qui reste plus accessible. Aussi, dans la plupart des cas, il faut obtenir une maitrise avant de pouvoir entamer un doctorat : bref, il faut apprécier l’école!

Pour aller plus loin :

Gouvernement du Canada. Carrières dans la recherche scientifique.
Choose the best courses to study marine mammals
Eco Canada. Biologiste marine.
Institut national de la recherche scientifique. Ma recherche en série : le doctorat en biologie marine de Sophia Ferchiou.

Carrières en intervention sur le terrain

Intervenant·e, technicien·ne, responsable des programmes de sauvetage et d’intervention :

Tu sais faire preuve de sang-froid, de débrouillardise et tu possèdes une bonne connaissance du milieu marin? Tu aimes le travail physique et faire de la sensibilisation auprès des citoyen·ne·s? Une carrière dans le domaine de l’intervention pourrait être pour toi!

Description :

Tu coordonneras les actions nécessaires à la prise en charge des mammifères marins blessés, malades, en détresse ou morts, à la gestion du public et au prélèvement d’échantillons sur les carcasses. Tu agis comme premier·ère répondant·e lors d’incidents impliquant des mammifères marins. Tu collabores avec les communautés locales ainsi qu’avec les acteurs et actrices impliqués, comme les bénévoles et les vétérinaires.

Répondant·e à la centrale d’appel d’urgences pour les mammifères marins : Es-tu intéressé·e à répondre à une ligne d’urgences, s’apparentant au 911 mais pour les baleines et les phoques du Saint-Laurent? Tu répertories les cas d’animaux morts, blessés ou malades, et sensibilises le public aux bonnes conduites à adopter en présence de mammifères marins. Ce poste est un maillon essentiel dans la communication avec les équipes d’interventions.

Description :

Regroupant de nombreux organismes et institutions, le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM) a pour mandat de coordonner et mettre en œuvre des mesures afin de réduire les mortalités accidentelles de mammifères marins, de secourir des mammifères marins en difficulté et de favoriser l’acquisition de connaissances des carcasses échouées ou à la dérive dans le Saint-Laurent. La centrale d’Urgences mammifères marins (UMM), gérée par le Groupe de recherche et d’éducation aux mammifères marins (GREMM), est le centre des opérations. En tant que répondant·te UMM, tu assures le traitement et le suivi des cas, tu fournis une assistance en ligne aux équipes d’intervention sur le terrain sur place, en plus de sensibiliser le public. En fonction des besoins, tu pourras même assister les équipes sur le terrain!

Parcours :

  • Diplôme d’études collégiales (DEC), ou baccalauréat en biologie, en sciences environnementales ou encore en communication.

Observateurs·trice de mammifères marins (OMM)

Vous adorez observer les mammifères marins? Vous souhaitez faire une différence pour leur protection? Avez-vous envisagé de devenir observateur ou observatrice de mammifères marins?

Description :

Au cœur des opérations de construction en mer, vous serez les yeux et les oreilles pour évaluer la présence et le comportement de la faune marine. Au Québec, le Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM) offre la formation OMM-SAP, adaptée aux eaux canadiennes. Entre théorie et pratique, celle-ci octroie des connaissances sur l’identification et la biologie des mammifères marins. Donnant une base importante dans ce domaine, le cours n’est toutefois pas obligatoire. Les tâches du poste sont simples : surveiller la présence d’espèces ciblées dans une zone délimitée, prévenir l’entrepreneur des mesures d’atténuation à respecter et documenter le déroulement des travaux et la présence de certains cétacés durant sa surveillance. Dehors pendant des journées entières, tu dois être prêt·e à affronter tout type d’intempéries.

Pour aller plus loin :

Le métier d’observateur de mammifères marins (OMM-SAP)
Formation en français au Québec

Carrières en communication et éducation

Préfères-tu sensibiliser le public pour mieux protéger les mammifères marins? Une carrière en éducation ou communication est sans doute faite pour toi!

Chargé·e de projet en éducation : Tu veux créer et mener à terme des projets œuvrant à sensibiliser et éduquer au sujet des mammifères marins? Tes talents de collaboration et de médiation amèneront une visibilité à ton organisme pour mieux encourager sa mission.

Description :

Tu deviendras un·e professionnel·le de la sensibilisation et de la médiation scientifique. Tu concevras des actions pédagogiques telles que des conférences, ateliers ou même des expositions, et contribueras à la création de supports éducatifs en les adaptant à différents publics. Tu collaboreras avec des scientifiques, associations, musées, aquariums ou même des parcs naturels. Ce poste est à la croisée de la science, de la pédagogie et de l’engagement environnemental. C’est pour cela qu’il demeure important de détenir des connaissances solides en biologie ainsi que de bonnes compétences en communication. Tu t’assureras du bon déroulement de tes projets, de l’encadrement de ton équipe, du respect des délais et échéances, et tu feras des demandes de subventions.

Ce poste est très pluridisciplinaire et il n’existe pas de parcours unique, nous te suggérons ici quelques pistes cohérentes. Idéalement, acquiers de bonnes bases en biologie animale, en écologie ou encore en littérature. Tu peux te spécialiser avec une maitrise en biologie, en gestion, ou même poursuivre un programme en communication scientifique! Privilégie une maitrise professionnelle, mieux adaptée pour l’éducation et la sensibilisation.

Communicateur·trice ou rédacteur·trice scientifique : Tu es une personne curieuse et tu es constamment à l’affut de l’actualité? Tu adores écrire, tu maitrises parfaitement le français et tu as une bonne connaissance à l’écrit de l’anglais? As-tu déjà pensé à travailler en communication scientifique? Tu utiliseras l’art de raconter des histoires pour éduquer, sensibiliser et encourager le public à agir. Tu rédigeras des articles et gèreras des réseaux sociaux pour des organisations travaillant avec les mammifères marins.

Description :

Que ce soit au sein du gouvernement ou d’organismes en conservation, tu peux jouer un rôle essentiel en vulgarisant l’univers des cétacés pour le grand public. Rédiger des articles, gérer les réseaux sociaux, organiser des évènements éducatifs et mener des entrevues avec des spécialistes seront quelques-unes de tes tâches. Tu éduques et tu touches le public en lui communiquant des informations sur les baleines et leur environnement. Ton rôle sera de transmettre des connaissances tout en encourageant la protection de ces espèces et de leurs habitats. Tu réécris un monde où les humains cohabitent avec les cétacés avec curiosité, respect et bienveillance.

Pour ce domaine, il est important d’avoir une bonne compréhension et une habileté à synthétiser des concepts scientifiques complexes.

  • Baccalauréat en sciences, environnement, biologie>

→ Développe tes compétences en écriture

  • Microprogramme en communication et journalisme

→ Quelques exemples : UQAM; ULaval

  • Maitrise en communication publique – journalisme

Guide-interprète ou naturaliste : Tu es passionné·e des mammifères marins et aimes partager ton savoir? Tu as de l’entregent et une aisance devant les foules? Être naturaliste est fait pour toi! Tu utilises tes connaissances scientifiques pour éduquer le public sur les mammifères marins et la conservation, permettant d’inspirer de nouveaux et nouvelles ambassadeurs·drices pour nos océans, et nos baleines!

Description : 

Que ce soit dans un musée, sur des sites d’observations terrestres ou bien lors d’excursions en mer, tu deviendras le pont entre le monde mystérieux des cétacés et un public curieux. Avec ta capacité à vulgariser des concepts scientifiques, tu sensibilises la population sur les baleines et leur environnement. Tu contribues ainsi à protéger ces géants des mers une discussion à la fois!

Il est pratique d’avoir de solides connaissances en sciences et sur les mammifères marins. Avoir fait des études postsecondaires est aussi un fort atout, car elles démontrent une capacité d’apprentissage en un temps limité. L’expérience en tourisme, en animation ou en interprétation, même si dans un domaine différent, ainsi qu’en service à la clientèle, sont aussi appréciés. Ce travail nécessite une excellente maitrise du français et de l’anglais, surtout à l’oral.

Collégial :

  • Attestation d’études collégiales (AEC) « Guide d’aventure » : Offre des compétences en encadrement sécuritaire, planification et animation d’activités en plein air.
  • Diplôme d’études collégiales (DEC)
    • DEC en « Techniques de tourisme » : Une spécialisation en mise en valeur de produits touristiques est un atout.
    • DEC en « Techniques du milieu naturel » : Utile pour l’interprétation du patrimoine naturel et l’aménagement.

Baccalauréat : Biologie, sciences de l’environnement ou écologie

Formations utiles : Cours de secourisme et RCR, Cours de formation aux fonctions d’urgence en mer (Certificat FUM-A2) si tu travailles sur l’eau.

Conclusion

Regorgeant de mystères à déchiffrer, l’univers des cétacés fascine de nombreuses personnes. Si c’est ton cas, il existe un large éventail d’emplois pour travailler avec les baleines autres que dans le domaine de la biologie et des sciences naturelles. Tu pourrais devenir un maillon de changement autant pour leur protection que pour notre compréhension de ces géants des mers. Pour t’inspirer, voici pour terminer une sélection non-exhaustive d’autres métiers pouvant te mener à travailler dans le domaine des mammifères marins :

  • Chimiste : Analyse la qualité de l’eau et l’impact des polluants sur la vie marine.
  • Ingénieur·e informatique : Crée des applications et soutiens l’infrastructure technologique qui permet à la recherche d’avancer. L’intelligence artificielle est aussi un domaine qui prend énormément d’ampleur, avec des possibilités d’emplois qui semblent infinies. Jette un coup d’œil à des organismes tels que Whale Seeker, Merinov ou encore Sensea Canada au Québec. Avec les avancées de l’intelligence artificielle, même un·e diplômé·e en génie informatique peut être amené·e à travailler avec les mammifères marins dans la conception de logiciels dédiés à la télédétection ou encore la photo-identification.
  • Ingénieur·e en robotique : Conceptualise et construis des machines pour soutenir la recherche sur les mammifères marins.
  • Designer graphique/ développeur·se web : Crée du contenu ou des sites qui soutiennent la conservation des milieux marins.
  • Ingénieur·e : Développe et entretiens l’équipement pour la recherche des mammifères marins.
  • Photographe ou cinéaste/vidéaste : Capte des photos et vidéos de la vie marine pour des documentaires et des magazines.
  • Droit : Défends les mammifères marins et leur environnement au niveau législatif. Au Canada, la fin de la captivité dans les aquariums a été inscrite dans la loi.
  • Philanthropie : Participe à la gestion d’événements bénéfices, la mise en place de campagnes majeures de financement, et cultive des liens avec des donateurs et donatrices, pour assurer la santé financière d’organismes travaillant pour étudier et protéger les mammifères marins.
  • Littérature : Écris des livres pour tout type d’audience afin de sensibiliser à la protection des mammifères marins!
  • Ouvrier·ère de la construction : Construis et entretiens les facilités de recherche ou même les enclos d’aquariums ou de sanctuaires.

Recommandations de lecture :

Whale Scientists. How to become a whale scientist

Advice from the Ocean: Unexpected Paths into Marine Conservation

Quelques éléments à garder en tête :

  • Acquiers de fortes connaissances dans les sciences comme la chimie, la biologie, ou les mathématiques.
  • Améliore tes capacités interpersonnelles et de communication, soit par écrit ou à l’oral. Ne sous-estime pas cette compétence!
  • Il est important de savoir travailler de façon autonome ainsi qu’en équipe.
  • Cherche des bourses pour soutenir financièrement tes intérêts.
  • Recherche des opportunités de bénévolat ou rejoins des associations environnementales pour nourrir ta passion et créer une communauté et un réseau.
  • Lorsque tu examines les programmes d’études supérieures, renseigne-toi sur les types de recherches sur les mammifères marins menées à l’université et sur les professeure·s. Tu travailleras probablement sur le projet spécifique d’un·e professeur·e pour tes projets de recherche ou ta thèse.