Nouvelles beluga

  • 14 NOVEMBRE 2017

    Par Renaud Pintiaux

    La saison au large est terminée, mais tous les mammifères marins n’ont pas quitté la région! Ces derniers jours, je parcours les rivages, entre Tadoussac et Les Escoumins. Et quotidiennement, je repère un ou deux petits rorquals, notamment depuis les rochers du Cap-de-Bon-Désir. Le 18 novembre, depuis les dunes de Tadoussac, j’observe même aux jumelles quatre petits rorquals évoluant dans un périmètre restreint, loin au large

    Toujours plusieurs groupes de bélugas observés ces derniers jours : des adultes et des jeunes dans l’embouchure du Saguenay et quelques gros adultes blancs près des Escoumins. Le 14 novembre, dans un groupe d’adultes, près du Cap-de-Bon-Désir, je repère et photographie un individu bien connu des chercheurs du Groupe de Recherche et d’Éducation sur les Mammifères Marins : Le Survivant! Individu connu depuis… 1980! L’an passé, j’avais photographié ce béluga exactement au même endroit le 28 novembre!

    Mise à jour : 22 mars 2018

  • 13 JUIN 2002

    Le 13 juin 2002, Pénélope se trouve au large des Bergeronnes. Il nage au travers d’une vingtaine d’individus, des adultes et des jeunes. Nous suivons un petit groupe d’adultes, car nous désirons poser une balise télémétrique sur l’un d’entre eux. Après une heure d’observation, nous n’avons toujours pas posé de balises, mais nous avons photographié tous les animaux du flanc gauche et droit. Finalement, nous quittons le secteur et reprenons la route vers Tadoussac pour conclure la journée.

    La dernière observation de Pénélope remonte à plus d’une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 12 OCTOBRE 2017

    Au large de la ville de Trois-Pistoles se trouve le Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM. Autour de nous nagent 100 à 120 bélugas, presque tous des adultes. À la taille des bêtes, nous présumons qu’il s’agit d’un troupeau composé majoritairement de mâles. Les bélugas sont dispersés dans un rayon d’un kilomètre. Près de nous passe DL2071, parmi un groupe de huit adultes costauds.

    Les bélugas semblent aller dans toutes les directions, puis, ils semblent plutôt vouloir se rejoindre, encore, ils tendent vers l’embouchure, et à nouveau, les voilà qui s’éparpillent! Ils sont bien difficiles à suivre, aujourd’hui. Malgré tout, nous passons plus de trois heures en leur compagnie. Nous rentrons au port avec trois biopsies et des centaines de photos, qui nous permettront d’identifier et de réidentifier des individus dans le troupeau.

    Mise à jour : 8 janvier 2018

  • 5 OCTOBRE 2017

    L’après-midi du 5 octobre, nous sillonnons le Saguenay à la rencontre des bélugas. Nous rencontrons un troupeau de huit bélugas, composé d’adultes et de jeunes. Les animaux nagent dans toutes les directions, ce qui nous laisse croire qu’ils sont en alimentation. Nous espérons que ce sera une séance de chasse productive, car un des bélugas adultes semble bien maigre. Il nage avec un animal plus jeune, et vont de bon train vers l’amont. Rapidement, nous le perdons de vue.

    Plus loin, nous observons Yogi, qui, fidèle à son habitude, nage seule. Nous sommes heureux de la voir, car l’année dernière, elle nous avait paru maigre, mais cette fois-ci, elle semble en forme. Quelques minutes plus tard, à notre surprise, Yogi est jointe par deux adultes et trois jeunes. Les bélugas nous étonneront toujours!

    Mise à jour : 26 mars 2018

  • 2 OCTOBRE 2017

    En cette journée d’automne, la visibilité est bonne et de petites vagues rident le Saguenay. Nous sommes près de l’anse Saint-Étienne, à bord du Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM. Autour de nous se trouve un troupeau de 25 bélugas, composé d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né. Le troupeau se divise en trois groupes. Dans l’un d’eux, Blanchon nage en compagnie de quatre autres adultes. Dans le troupeau se trouvent aussi Dorothy, Pacalou et DL1508. Le vent se lève et forcit jusqu’à 20 km/h. Voilà que les belles petites vagues se transforment en moutons et les bélugas se mettent à plonger plus longtemps. Le temps d’observation du troupeau est terminé.

    Mise à jour : 26 mars 2018

  • 2 OCTOBRE 2017

    En cette journée d’automne, la visibilité est bonne et de petites vagues rident le Saguenay. Nous sommes près de l’anse Saint-Étienne, à bord du Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM. Autour de nous se trouve un troupeau de 25 bélugas composé d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né. Le troupeau se divise en trois groupes. Dans l’un d’eux, Dorothy nage en compagnie de trois bélugas adultes et de deux jeunes encore gris. Dans le troupeau se trouvent aussi Blanchon, Pacalou et DL1508. Le vent se lève et souffle à une vitesse pouvant atteindre 20 km/h. Les belles petites vagues se transforment en moutons, et les bélugas se mettent à plonger plus longtemps. Le temps d’observation du troupeau est terminé.

    Mise à jour: 6 avril 2018

  • 2 OCTOBRE 2017

    En cette journée d’automne, la visibilité est bonne et de petites vagues rident le Saguenay. Nous sommes près de l’anse Saint-Étienne, à bord du Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM. Autour de nous se trouve un troupeau de 25 bélugas, composé d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né. Le troupeau se divise en trois groupes. Dans l’un d’eux, Blanchon nage en compagnie de quatre autres adultes. Dans le troupeau se trouvent aussi Dorothy, Pacalou et DL1508. Le vent se lève et souffle à une vitesse de 20 km/h. Les belles petites vagues se transforment en moutons et les bélugas se mettent à plonger plus longtemps. Le temps d’observation du troupeau est terminé.

    Mise à jour: 6 avril 2018

  • 29 SEPTEMBRE 2017

    À peine avons-nous quitté le quai de Tadoussac à bord du Bleuvet qu’un fort vent du nord-ouest se lève. Rendus à l’embouchure du Saguenay, nous observons un troupeau d’environ 60 animaux, composé d’adultes, de jeunes et de quatre nouveau-nés. Aquabelle nage avec quatre autres adultes. Près d’eux se trouve un autre groupe de huit individus de bonne carrure, probablement des mâles. Une partie du troupeau se dirige avec vigueur vers la côte de Charlevoix. L’équipe à bord se positionne pour tenter de prélever une biopsie sur un animal. La fléchette est envoyée, mais rate sa cible. Ce sera pour une autre fois!

    Mise à jour: 3 avril 2018

  • 26 SEPTEMBRE 2017

    Sur la rivière Saguenay, le Bleuvet navigue non loin de l’anse à la Boule sous un bon couvert nuageux. Le vent soulève des vagues d’au moins 1 demi-mètre de haut. Entre deux vagues, nous parvenons à trouver un troupeau d’une quinzaine d’individus parmi lesquels se trouve un nouveau-né. Les bélugas font presque du surplace en nageant à contrecourant et se dirigent tranquillement vers l’amont.

    Dans un groupe de deux adultes et quatre jeunes encore gris, nous reconnaissons Athéna. Pas très loin d’elle nage aussi la femelle Pacalou, une connaissance de longue date de notre équipe. Malgré les vagues, nous parvenons à prélever une biopsie sur un animal du troupeau.

    La houle devient plus forte, et les bélugas disparaissent dans la vague. Nous quittons l’anse à la Boule, contents d’avoir reconnu Athéna et d’avoir pu biopsier un animal!

    Mise à jour: 3 avril 2018

  • 22 SEPTEMBRE 2017

    En septembre, nous nous lançons en campagne intensive de biopsie. Sous un ciel ensoleillé, nous traversons le fleuve pour nous rendre près de l’ile aux Basques, vis-à-vis Trois-Pistoles. Nous trouvons un troupeau d’environ 75 bélugas, pratiquement tous des mâles. Comment sait-on que ce sont des mâles? Parce qu’ils sont en aval- un secteur surtout fréquenté par les mâles -, qu’il s’agit d’un grand groupe, que les individus sont de bonne taille et qu’il n’y a pas de très jeunes individus parmi eux. Le troupeau est très dispersé, mais on peut compter trois grands groupes de 8 à 14 individus bien en chair. Dans l’un d’eux, nous reconnaissons Leucas, qui nage en compagnie de deux adultes et d’un jeune gris. Nous voulons lui prélever une biopsie, mais nous réussissons seulement à attraper son compagnon de nage. Au final, nous réussissons à effectuer quatre biopsies.

    Mise à jour: 17 avril 2018

  • 21 SEPTEMBRE 2017

    Tôt en matinée, nous partons à la rencontre des bélugas. À l’embouchure du Saguenay, nous trouvons un troupeau d’une douzaine d’individus composé d’adultes et de jeunes. En une heure d’observations et de photo-identification, nous avons perdu de vue tous les individus. Les bélugas plongent et se volatilisent, ce qui nous rend la tâche ardue. Nous décidons d’aller sillonner le large de l’ile Rouge, car nous voyons au loin des dos blancs. Bon choix! Nous réussissons à prendre une dizaine de photos d’un adulte blanc avec un veau. De retour à la station de recherche, nous observons les photos prises et y reconnaissons Nomi! Pour le moment, nous ne pouvons confirmer qu’il s’agit bien de son nouveau-né.

    Mise à jour: 17 avril 2018

  • 20 SEPTEMBRE 2017

    Par une belle journée de la fin septembre, nous partons à bord du Bleuvet vers la batture aux Alouettes, à l’embouchure du Saguenay. Le vent léger nous permet une navigation sans tracas. Arrivés près de la batture, nous repérons douze bélugas. Peu à peu, nous nous approchons pour pouvoir identifier chacun des individus du troupeau. Nous voyons des adultes, des jeunes et même deux nouveau-nés. Dans le troupeau, nous repérons la courbure du dos si caractéristique de Pascolio. Elle nage à l’écart. Pendant près d’une heure, nous accompagnons le troupeau. Puis, le brouillard se lève, les animaux se dispersent et nous décidons d’aller à la rencontre d’autres bélugas.

    Mise à jour : 26 mars 2018

     

  • 3 SEPTEMBRE 2017

    À bord du Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM, nous nous dirigeons vers l’ilet aux Alouettes, au large de Baie-Sainte-Catherine et de la pointe Noire. Nous rencontrons chemin faisant un troupeau de 30 bélugas composé d’adultes, de gris et d’un nouveau-né. Dans le troupeau, nous reconnaissons Pure Laine, qui nage en compagnie de DL2377, un béluga photographié une seule fois, en 2005! Aux côtés de DL2377 se trouve un nouveau-né. Est-ce le sien? Seules de nombreuses autres observations ou une biopsie des deux animaux nous permettront de le confirmer. Plus nous observons ces bélugas et plus nous avons l’impression qu’ils nagent dans toutes les directions. Ce type de comportement nous fait supposer qu’ils sont en alimentation. Laissons-les manger! Nous partons à la rencontre d’autres troupeaux en remontant le Saguenay.

    Mise à jour: 17 avril 2018

  • 24 AOÛT 2017

    Le Bleuvet navigue entre Pointe Noire et l’ilet aux Alouettes. Des vagues mesurant environ un pied soulèvent le bateau et un vent de 15 km/h souffle. Malgré tout, la visibilité nous permet de voir à au moins 5 000 mètres et d’espérer repérer de loin les bélugas. Comme de fait, un troupeau d’une quinzaine d’individus apparait à l’horizon. Parmi eux, nous distinguons des adultes, des jeunes et deux nouveau-nés couleur café au lait. Les animaux plongent dans tous les sens, nous obligeant à porter notre attention sur un seul petit groupe. Bonne nouvelle! Artsea nage avec un nouveau-né à son flanc, en compagnie de trois adultes, un autre nouveau-né et un jeune gris de bonne taille. Rapidement, nous devons retourner à quai, car notre technicien en chef, Michel Moisan, doit préparer son départ pour l’Alaska, où il ira prêter main-forte avec Robert Michaud à une équipe de chercheurs qui étudie les bélugas du golfe de Cook.

    Mise à jour: 3 avril 2018

  • 24 AOUT 2017

    Le ciel crachote une petite bruine sur notre équipe à bord Bleuvet. Nous naviguons au large de l’ile Rouge, près de Tadoussac, quand nous repérons un troupeau de huit bélugas, des adultes, des jeunes et un nouveau-né. Pendant une heure, nous tentons d’approcher le troupeau pour pouvoir photographier chacun des bélugas, mais les animaux se perdent dans les vagues et nous évitent. Autour de nous, les bélugas ont disparu. Après une trentaine de minutes d’attente, nous sommes sur le point de repartir, quand tout à coup nous voyons réapparaitre le troupeau qui se dirige vers l’amont du Saguenay. Nous réussissons alors à les photographier, mais la majorité des animaux n’ont aucune marque, ce qui les rend très difficiles à reconnaitre. Et effectivement, ce n’est que rendu au laboratoire que la technicienne parvient à identifier Amalena sur les photos. Le mystère reste entier sur l’identité des bélugas qui l’accompagnaient ce jour-là.

    Mise à jour: 17 juillet 2018

  • 21 AOÛT 2017

    Dans le Saguenay, la visibilité n’est pas très bonne. La brume laisse filtrer le soleil, ce qui crée des reflets en surface. Néanmoins, nous parvenons à repérer un troupeau de vingt bélugas, composé d’adultes et de jeunes. Les bélugas plongent longtemps, ce qui rend les approches difficiles. Deux animaux crachent des gerbes d’eau en l’air. Ils pourraient être en pleine partie de chasse.

    Nous repérons facilement Miss Frontenac dans le troupeau, à cause de sa large entaille sur le dos. À ses côtés se trouve un jeune bleuvet. C’est une observation intéressante, puisque l’an dernier, Miss Frontenac était observée avec un nouveau-né. Il est donc probable que ce bleuvet soit son jeune. Dans le troupeau, nous observons aussi Artsea et Athéna. Un nouveau groupe en provenance de la baie Sainte-Marguerite se joint au troupeau. Juste avant de quitter le troupeau, nous remarquons des nouveau-nés.

    Mise à  jour: 7 juillet 2018

  • 12 AOÛT 2017

    Une vingtaine de bélugas nagent non loin de la tour de la baie Sainte-Marguerite. Parmi eux se trouve Delphi. Des adultes et des jeunes nagent dans deux groupes qui se mélangent et se défont. Les animaux passent peu de temps en surface, mais lors de leurs remontées, plusieurs sortent la queue. Les animaux seraient-ils en alimentation? L’hydrophone calé dans la baie pourra peut-être nous en informer, grâce aux cris captés. À la fin du contact, nous parvenons à observer deux veaux.

    Mise à jour: 6 avril 2018

  • 10 AOÛT 2017

    Journée de rêve pour nous sur la tour de la baie Sainte-Marguerite. Le ciel bleu est tacheté de quelques nuages épars. Nous observons un troupeau d’une vingtaine de bélugas adultes et jeunes, et même de un à trois veaux. Le nombre de veaux est difficile à confirmer, parce que les animaux bougent vigoureusement. Un moment, tous les animaux sont collés les uns contre les autres et l’instant suivant, ils sont très dispersés. Des queues et des nageoires pectorales traversent la surface et claquent l’eau. Le contact avec le troupeau nous permet de reconnaitre des vedettes du catalogue de photo-identification des bélugas du Saint-Laurent : Athéna, Miss Frontenac, Céline, Pure Laine et Blanchon étaient réunies ce jour-là.

    Mise à jour: 3 avril 2018

  • 10 AOÛT 2015

    Nous nous trouvons près de la rive nord dans l’estuaire moyen entre Baie-Saint-Paul et Tadoussac. La visibilité est parfaite. Nous reconnaissons DL1688 parmi un troupeau d’une dizaine d‘individus, des adultes et jeunes. Ils sont tous près de la côte et nagent en file indienne vers l’amont du Saint-Laurent. Au bout de la file, on reconnait Pascolio, une matriarche de notre programme de photo-identification. Après une heure d’observation, d’autres animaux se joignent à notre troupeau pour former un plus grand troupeau d’une vingtaine d’animaux.

     

    Mise à jour : 26 janvier 2018

  • 10 AOÛT 2017

    Journée de rêve pour nous sur la tour de la baie Sainte-Marguerite. Le ciel bleu est tacheté de quelques nuages épars. Nous observons un troupeau d’une vingtaine de bélugas adultes et jeunes, et même un à trois veaux. Le nombre de veaux est difficile à confirmer, parce que les animaux bougent vigoureusement. Un moment, tous les animaux sont collés les uns contre les autres et l’instant suivant, ils sont très dispersés. Des queues et des nageoires pectorales traversent la surface et claquent l’eau.

    Le contact avec le troupeau nous permet de reconnaitre des vedettes du catalogue de photo-identification des bélugas du Saint-Laurent : Athéna, Miss Frontenac, Céline, Pure Laine et Blanchon étaient réunies ce jour-là.

    Mise à jour : 22 mars 2018

  • 10 AOÛT 2017

    Journée de rêve pour nous sur la tour de la baie Sainte-Marguerite. Le ciel bleu est tacheté de quelques nuages épars. Nous observons un troupeau d’une vingtaine de bélugas adultes et jeunes, et même de un à trois veaux. Le nombre de veaux est difficile à confirmer, parce que les animaux bougent vigoureusement. Un moment, tous les animaux sont collés les uns contre les autres et l’instant suivant, ils sont très dispersés. Des queues et des nageoires pectorales traversent la surface et claquent l’eau. Le contact avec le troupeau nous permet de reconnaitre des vedettes du catalogue de photo-identification des bélugas du Saint-Laurent : Athéna, Miss Frontenac, Céline, Pure Laine et Blanchon étaient réunies ce jour-là.

    Mise à jour: 6 avril 2018

  • 31 JUILLET 2017

    Quelle extraordinaire nouvelle! Atmosphère a été revue cet été. Nous ne l’avions pas vue depuis… 2010! Atmosphère se trouvait avec un adulte et deux jeunes, au large de Saint-Siméon, près du cap de la Tête au Chien. Identifier Atmosphère devient de plus en plus difficile avec les années. En effet, le petit S qui se dessine derrière son évent contraste de moins en moins avec le blanc de sa peau. Les deux taches blanches avec un point gris au centre palissent elles aussi.

    Mise à jour : 22 mars 2017

  • 26 JUILLET 2017

    L’air est chargé d’humidité. Nous nous trouvons sur le Bleuvet, dans le secteur de l’embouchure du Saguenay. Autour de nous nagent 80 bélugas, des adultes accompagnés de quelques jeunes. Le troupeau se divise en 8 à 9 groupes d’une dizaine d’individus. Parmi eux, nous reconnaissons DL1328. Les animaux nagent de façon très dynamique, même que nous les entendons grogner, siffler et souffler fortement. Leur vitesse de déplacement est très rapide! Voilà une heure que nous observons ce troupeau. Les bélugas se mettent à plonger plus longtemps, ce qui les rend difficiles à suivre. Nous choisissons d’aller à la recherche d’un autre troupeau.

    Mise à jour: 6 avril 2018

  • 25 JUILLET 2017

    Tôt le matin, nous avons pris le large pour aller patrouiller dans le secteur de l’ile Verte, près de la rive sud du Saint-Laurent. Arrivés au large de l’ile, nous croisons la route d’un troupeau d’une dizaine de bélugas, composé d’adultes et des jeunes. Nous remarquons aussi la présence d’un nouveau-né, flanqué aux côtés d’une femelle blanc sale, donc encore jeune. Les animaux pourraient être en train de s’alimenter, car leurs mouvements ne sont pas coordonnés, ils vont dans toutes les directions. Non loin du troupeau, nous voyons aussi un petit rorqual et quelques phoques : il y a de la nourriture dans les environs!

    En nous approchant d’un béluga pour lui prendre une biopsie, nous réalisons qu’il lui manque un bout de queue! Surpris, nous ratons la biopsie : la fléchette arrive à près d’un mètre de distance. De retour au laboratoire, lors de l’analyse des photos, nous réalisons que le béluga dont un bout de queue manquait est Corsaire, cette femelle connue depuis 1986! Nous ne l’avions pas vu 2014. Qu’est-il arrivé avec sa queue? Ça, nous ne le saurons probablement jamais. (Mais nous aimons bien l’hypothèse d’une sirène qui avait faim).

    Mise à jour : 22 mars 2017

  • 19 JUILLET 2017

    Le 19 juillet 2017, en quittant la marina de Tadoussac à bord du Bleuvet, nous réalisons très vite que la brume et les vagues nuiront à notre travail de photo-identification. Qu’à cela ne tienne ! Nous filons vers le fiord du Saguenay, dont les hautes falaises rendent les conditions maritimes souvent plus clémentes qu’au large.

    Nous nous dirigeons vers le secteur que l’on surnomme le «chapeau de cowboy », parce que la forme de la berge évoque ce couvre-chef. Sur une carte, vous trouverez le chapeau de cowboy près de l’anse Saint-Étienne. Un troupeau d’une cinquantaine de bélugas y nage. Des jeunes, des adultes et deux nouveau-nés sont observés. Le troupeau se divise en 12 à 15 petits groupes. Nous reconnaissons Annakpok, Aquabelle, Delphi, Céline, et Yogi, toutes des femelles de la communauté du Saguenay. Les animaux sont très actifs, certains crachent même, ce qui pourrait indiquer qu’ils sont en pleine partie de chasse.

    Mise à jour: 17 juillet 2018

  • 10 JUILLET 2017

    Le Bleuvet se trouve près de Pointe-Noire, où un troupeau de 40 individus nage de façon active. Nous observons beaucoup d’activités de surface : des pectorales et des queues s’élèvent de l’eau. Parmi les individus que nous photographions se trouve Elle, qui nage en compagnie de Dorothy. Au début du contact, les animaux faisaient beaucoup de surplace, ils plongeaient et revenaient au même endroit. Ce comportement en était-il un d’alimentation? À la fin du contact, les bélugas se sont mis à remonter le Saguenay. C’est à ce moment que nous avons repéré un veau se tenant tout près d’une femelle qui présente une petite ligne grise, comme un trait de crayon gris sur le flanc droit. Pour le moment, l’équipe n’a pas reconnu cet individu.

    Mise à jour: 6 avril 2017

  • 7 JUILLET 2017

    Artsea se trouve à l’embouchure du fjord du Saguenay. Elle nage en compagnie d’une trentaine d’individus. Le troupeau est composé d’adultes et de jeunes, parmi lesquels se trouve Blanchon, une femelle de la communauté du Saguenay. Au début de l’observation, les animaux étaient en deux groupes distincts et éventuellement, les animaux se sont séparés en paires. La prise de données n’est pas simple, les animaux sont répandus de tous les côtés. Après 3h avec le troupeau, nous retournons vers le port, car il commence à pleuvoir très fort. La journée de terrain aura été courte, mais beaucoup de travail en laboratoire nous attend.

    Mise à jour : 17 novembre 2017

  • 20 JUIN 2017

    À l’embouchure du Saguenay, le Bleuvet s’avance dans une légère brume. Nous repérons un troupeau de 15 individus composé de presque autant d’adultes que de jeunes. Parmi les bélugas se trouve Hector, qui nage un peu à l’écart. Mais il faut dire que le troupeau est dispersé : les animaux nagent seuls ou en paire. Rapidement, nous devons abréger le contact, car le vent et les vagues se sont amplifiés. De 10 km/h, le vent souffle à présent à 20 km/h, et les vagues de 15 centimètres à peine s’élèvent maintenant à presque 1 mètre!

    Mise à jour: 17 avril 2018

  • 12 OCTOBRE 2016

    Les conditions météo sont difficiles dans l’estuaire aujourd’hui; le vent souffle fort et les vagues sont grosses. On prend donc la direction du fjord du Saguenay, où c’est plus calme. On cherche les bélugas en remontant le fjord jusqu’à la baie Saint-Marguerite, leur terminus habituel dans le Saguenay.

    Dans la baie, nous apercevons Cumulus dans un petit troupeau de sept individus. Le troupeau est composé d’adultes, probablement des mâles si l’on se fie à leur taille. Cumulus nage en compagnie du mâle DL0151. Avant que les animaux quittent la baie pour repartir vers l’embouchure, nous réussissons à les prendre en photo.

  • 28 SEPTEMBRE 2016

    Nous naviguons dans l’embouchure du Saguenay, près de la rivière aux Canards à Baie-Sainte-Catherine lorsque nous apercevons la femelle Bonheur dans un troupeau d’une cinquantaine d’individus, des adultes blancs et de jeunes gris. Nous reconnaissons aussi DL0743, un mâle du Saguenay.

    Les animaux sont très actifs. Ils se mettent à plonger et remonter au même endroit à plusieurs reprises, un comportement qu’on appelle le « miling » qui est souvent associé à l’alimentation. L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent des troupeaux de femelles avec des jeunes. Des rassemblements s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 24 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Al au moins à deux reprises.

    Le septembre 2016: nous sommes au large du cap de Bon-Désir, près de la rive nord de l’estuaire. Autour de nous, il y a des bélugas partout! Ils sont au moins 180 individus, des adultes et quelques gris, et parmi eux nous identifions Al.

    Ces grands rassemblements, de nature éphémère, regroupent essentiellement des mâles. Ils sont souvent observés dans le secteur où nous nous trouvons, soit le secteur aval de la distribution d’été, entre Tadoussac et Les Escoumins.

    La préférence des troupeaux de mâles, comme ceux que fréquente Al, pour ce lieu est peut-être liée aux types de proies qu’ils y retrouvent. Il s’agit d’une vallée sous-marine profonde: le chenal Laurentien. Sa topographie accidentée et la remontée régulière d’eaux froides en font une région très particulière qui favorise la concentration de proies.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 23 SEPTEMBRE 2016

    Nous croisons la route de AlbioriX au large des Escoumins, dans le secteur aval de l’estuaire. Il nage parmi un troupeau d’environ 150 individus composé majoritairement d’adultes blancs et de quelques jeunes gris (10 %). Le troupeau est divisé en plusieurs groupes d’une quinzaine d’individus. Nous y reconnaissons aussi DL0218, un mâle du Saguenay. Les animaux nagent lentement ce qui facilite notre travail. Nous réussissons même à prélever 14 biopsies dans ce troupeau et la journée est encore jeune!

    Mise à jour : 16 septembre 2017

  • 23 SEPTEMBRE 2016

    Nous quittons Tadoussac à bord du Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM, et nous dirigeons vers l’est. Au large des Escoumins, nous croisons la route d’un troupeau de 80 bélugas, composé surtout d’adultes. Le troupeau est séparé en cinq groupes d’une quinzaine d’individus qui nagent tranquillement dans la même direction. Dans un groupe, nous reconnaissons Brad, qui chemine en compagnie d’AlbioriX, un autre mâle.

    Le rythme calme des bélugas nous apparait particulièrement propice pour la prise de biopsies. Ce petit morceau de gras prélevé sur un animal nous permet de connaître le sexe de l’individu, d’étudier les contaminants emmagasinés ou encore d’obtenir des informations génétiques. Et effectivement, les bélugas sont très collaboratifs, car nous parvenons à prélever 14 biopsies!

    Mise à jour: 17 juillet 2018

  • 21 SEPTEMBRE 2016

    Ce matin-là, Miss Frontenac, en compagnie d’une vingtaine d’individus, se trouve à l’embouchure du Saguenay, près des falaises de glaise de Tadoussac. Nous voyons des bélugas de toutes les couleurs : blanc, gris et brun. Ce troupeau est composé d’adultes, de jeunes et de cinq nouveau-nés. Miss Frontenac est accompagnée d’un nouveau-né.

    Les animaux vont dans toutes les directions, il n’est pas évident de les suivre. Nous tentons une biopsie sur l’un des animaux du troupeau; réussie! Nous espérons prendre d’autres échantillons, car nous sommes dans la dernière semaine de collecte de biopsies pour déterminer la proportion de femelles gestantes.

  • 19 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Blanchon au moins à cinq reprises. C’est une très bonne nouvelle! Blanchon est la plus vieille femelle encore vivante connue de notre album de famille! Notre équipe l’avait croisée en 2015, mais les six années d’avant, elle avait disparu du radar.

    Le 19 septembre 2016, à peine 8 h du matin et nous rencontrons déjà Blanchon dans un troupeau de 40 individus à l’embouchure du Saguenay. Nous voyons autant d’adultes blancs que de jeunes gris ainsi que trois nouveau-nés. La femelle Athéna s’y trouve aussi. Les femelles âgées comme Blanchon et Athéna, qui deviennent moins fertiles avec le temps, jouent tout de même un rôle bien important dans la communauté et auprès des jeunes. Les heures passent et les bélugas poursuivent leur route dans le Saguenay. La marée montante « pousse » Blanchon et ses compagnons vers l’amont. Nageurs peu rapides, ils utilisent volontiers les courants pour se déplacer et réduire ainsi leurs dépenses énergétiques. À l’occasion, on les observe nager contre le courant, peut-être pour mieux chasser les proies qui arrivent à contre sens. Nous rejoignons la baie Sainte-Marguerite avant de conclure la journée.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 19 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Athéna au moins huit fois! Tout comme la saison dernière, elle a été observée à plusieurs reprises dans des groupes de femelles et de jeunes. Nous ne sommes toutefois pas parvenus à identifier un nouveau-né à sa charge.

    Le 19 septembre 2016, ce matin-là, Athéna, en compagnie d’une quarantaine d’individus, se trouve à l’embouchure du Saguenay. Nous voyons des bélugas de toutes les couleurs: blanc, gris et brun. Ce troupeau est composé d’adultes, de jeunes et de trois nouveau-nés. Nous reconnaissons également Blanchon, la plus vieille femelle vivante connue de notre album de famille! Les animaux remontent tranquillement le fjord. Nous décidons de prendre de l’avance et de nous rendre à la baie Sainte-Marguerite, le terminus habituel des bélugas dans le Saguenay. Toutefois, le troupeau reste longtemps à l’anse à la Boule, en aval de la baie, et nous devons finalement les rejoindre là-bas. Nous tentons une biopsie sur l’un des animaux du troupeau ; réussie! La journée est encore jeune et nous espérons prendre d’autres échantillons, car nous sommes dans la dernière semaine de collecte de biopsies pour déterminer la proportion de femelles gestantes.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 18 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Dorothy au moins à quatre reprises. Elle était accompagnée de nouveau-nés, mais nos observations ne nous permettent pas de confirmer si elle en était la mère. Éventuellement, lorsque nous aurons une biopsie, l’ADN de Dorothy nous révèlera des détails de son arbre généalogique.

    Le 18 septembre 2016, nous sommes près de l’île Coquart dans le fjord du Saguenay lorsque nous rencontrons Dorothy. Elle nage dans un troupeau d’une soixantaine d’individus composé d’adultes, de jeunes gris ainsi que de deux nouveau-nés. Les animaux montent le Saguenay pour finalement terminer leur course dans la baie Sainte-Marguerite.

    Cette baie semble être un site très particulier et d’une grande importance pour les bélugas du Saint-Laurent, en particulier pour les femelles et les jeunes, mais son rôle demeure peu compris. L’endroit pourrait être un lieu d’alimentation, de repos ou de socialisation pour les jeunes. Il pourrait même être un lieu de mise bas pour des femelles, comme Dorothy, mais cette hypothèse reste à être vérifiée.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 16 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Pure Laine au moins à cinq reprises. En 2015, elle avait été observée accompagnée de nouveau-nés, mais nous ne pouvions pas confirmer qu’elle en était la mère. Cette année, lors des différentes rencontres avec l’équipe, elle était chaque fois accompagnée d’un bleuvet. Ces observations nous laissent croire qu’elle a bien donné naissance en 2015.

    Le 16 septembre 2016, nous observons Pure Laine dans le fjord du Saguenay, entre l’anse à la Barque et le cap de la Boule. Elle nage parmi un troupeau de 40 bélugas qui se dirige vers l’embouchure du fjord. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs — dont les femelles bien connues Blanche, Miss Frontenac et Athéna — mais 70 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. Il s’agit donc d’un troupeau d’adultes, mais essentiellement composé de jeunes. On y observe aussi deux nouveau-nés. Le Saguenay est un lieu où s’entrecroisent les sexes et les générations de bélugas l’été: les réseaux de mâles s’entremêlent aux communautés de femelles, comme celle de Pure Laine, et les jeunes, ainsi qu’aux groupes de jeunes mâles, les « ados ».

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 13 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Blanche au moins à sept reprises et chaque fois, un jeune gris foncé se tenait près d’elle. Nous soupçonnons qu’il s’agit de son veau né en 2014.

    Le 13 septembre 2016, Blanche nage en compagnie d’une trentaine d’individus qui remontent le fjord du Saguenay. Ce troupeau est composé de femelles accompagnées de jeunes et d’un nouveau-né. Les animaux sont dynamiques et se dirigent tous dans la même direction sans s’arrêter. Un groupe de six adultes, des mâles, semble suivre le troupeau de femelles. Après un certain temps, ils finissent par laisser le troupeau pour retourner vers l’embouchure tandis que les femelles poursuivent leur chemin jusqu’à la baie Sainte-Marguerite, leur terminus habituel dans le Saguenay.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 9 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Hector au moins à trois reprises. Il se trouvait dans des troupeaux mixtes et des troupeaux d’adultes accompagnés de jeunes. Il ne semble pas encore avoir rejoint un des grands réseaux de mâles.

    Le 9 septembre 2016, nous quittons la marina de Tadoussac seulement en après-midi, la brume ayant retardé notre départ. Nous sommes excités! C’est la première journée de collecte de biopsies — de la quatrième et dernière campagne d’échantillonnage — pour déterminer la proportion de femelles bélugas gestantes. Les échantillons recueillis permettront à notre collègue Véronique Lesage (chercheuse à l’IML – Pêches et Océans Canada) de répondre à une question fondamentale: est-ce que le taux de grossesse chez les bélugas du Saint-Laurent est « normal »? Notre rencontre avec Hector se déroule peu de temps après le départ, dans le secteur de l’anse à la Boule dans le Saguenay. Il se trouve dans un troupeau d’une quarantaine d’individus, des d’adultes, des jeunes et trois nouveau-nés. Tous se dirigent rapidement vers l’embouchure du Saguenay, notre bateau « à leur trousse ». Vis-à-vis de la pointe Noire, les conditions météo s’enveniment: les vagues s’amplifient et nous perdons peu à peu la trace des animaux, dont Hector.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 6 SEPTEMBRE 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Neige au moins à deux reprises. Comme à son habitude, elle a été reconnue dans des troupeaux d’adultes, de jeunes bélugas et de nouveau-nés. Nos observations ne nous permettent toutefois pas de confirmer si elle était la mère de l’un de ces veaux.

    Le 6 septembre 2016, à la baie Sainte-Marguerite, nous repérons un troupeau de 40 individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont six nouveau-nés! C’est l’une des plus grosses concentrations de veaux observées cet été. Neige s’y trouve et elle nage en compagnie d’Athéna, une de ses compagnes régulières de la communauté du Saguenay.
    Les animaux vocalisent énormément! Entendre la « voix » des bélugas n’est pas une chose rare, mais c’est toujours impressionnant. Le répertoire vocal des bélugas est très étendu, comprenant des sifflements, des claquements, des grincements et des grognements, ce qui lui a d’ailleurs valu le surnom de « canari des mers ».

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 6 SEPTEMBRE 2016

    Nous sommes à l’embouchure du fjord du Saguenay quand nous apercevons Coquine-Blanche dans un troupeau d’une quinzaine d’individus. Le troupeau est composé d’adultes et de jeunes. Il y a aussi un nouveau-né dans le troupeau, mais nos observations ne nous permettent pas de déterminer qui en est la mère.

    Au moment de notre rencontre, le troupeau est actif, il remonte le fjord du Saguenay. Après une heure d’observation, les animaux se dispersent et prennent des directions différentes. Nous décidons de mettre le cap sur l’ile Rouge, une ile au beau milieu de l’estuaire, où l’on vient de repérer un autre troupeau de bélugas.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 6 SEPTEMBRE 2016

    À la baie Sainte-Marguerite, nous repérons un troupeau de 40 individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont six nouveau-nés! C’est l’une des plus grosses concentrations de veaux observées cet été. Pascolio s’y trouve et elle nage en compagnie d’Athéna, une de ses compagnes régulières de la communauté du Saguenay.

    Les animaux vocalisent énormément! Entendre la « voix » des bélugas n’est pas une chose rare, mais c’est toujours impressionnant. Le répertoire vocal des bélugas est très étendu, comprenant des sifflements, des claquements, des grincements et des grognements, ce qui lui a d’ailleurs valu le surnom de « canari des mers ».

    Mise à jour : 23 mars 2017

  • 31 AOÛT 2016

    Nous observons Pacalou à l’embouchure du fjord. Elle nage parmi un troupeau de 60 bélugas. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs dont les femelles Miss Frontenac — la fille de Pacalou — Neige et Pure Laine ainsi que des bélugas gris. On y observe aussi quatre nouveau-nés. Les animaux sont dispersés et très actifs. Les plongées sont de courte durée. Nous soupçonnons qu’ils s’alimentent près de la surface. L’embouchure du Saguenay, par ses conditions océanographiques particulières, est un lieu riche en proies. D’ailleurs, deux petits rorquals profitent aussi de l’abondance de nourriture!
    Après une heure de suivi, tous les animaux ont pris la direction de l’amont du Saguenay. La brume commence à se lever et nous les quittons après avoir réussi plusieurs clichés.

    Mise à jour : 22 mars 2017

  • 30 AOÛT 2016

    Nous profitons des belles conditions météo pour aller visiter le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de DL0248 au large de l’île aux Basques. Il se trouve dans un troupeau d’une soixantaine de bélugas, en majorité des adultes mâles et quelques individus gris. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’environ six à quinze bélugas. Nous y reconnaissons également les mâles JP, DL0269 et DL0370.

    Les animaux sont dispersés et très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres crachent de l’eau. Ils nagent de façon dynamique et directionnelle et tout à coup s’arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. Ils s’alimentent probablement. La rencontre avec DL0248 est également très riche sur le plan sonore. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres. Le béluga porte bien son surnom de canari des mers!

    Update : November 28, 2017

  • 30 AOÛT 2016

    Nous profitons des belles conditions météo pour aller visiter le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de Brad au large de l’île aux Basques. Il se trouve dans un troupeau d’une soixantaine de bélugas, en majorité des adultes mâles et quelques individus gris. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’environ six à quinze bélugas. Nous y reconnaissons également les mâles JP, DL0269 et DL0370.

    Les animaux sont dispersés et très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres crachent de l’eau. Ils nagent de façon dynamique et directionnelle et tout à coup s’arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. Ils s’alimentent probablement. La rencontre avec Brad est également très riche sur le plan sonore. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres. Le béluga porte bien son surnom de canari des mers!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 30 AOÛT 2016

    Nous profitons des belles conditions météo pour aller visiter le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de Mirapakon au large de l’île aux Basques. Il se trouve dans un troupeau d’une soixantaine de bélugas, en majorité des adultes mâles et quelques individus gris. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’environ six à quinze bélugas. Nous y reconnaissons également les mâles JP, DL0269 et DL0370.

    Les animaux sont dispersés et très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres crachent de l’eau. Ils nagent de façon dynamique et directionnelle et tout à coup s’arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. Ils s’alimentent probablement. La rencontre avec Mirapakon est également très riche sur le plan sonore. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres. Le béluga porte bien son surnom de canari des mers!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 30 AOÛT 2016

    Nous profitons des belles conditions météo pour aller visiter le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de DL0988 au large de l’île aux Basques. Il se trouve dans un troupeau d’une soixantaine de bélugas, en majorité des adultes mâles et quelques individus gris. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’environ six à quinze bélugas. Nous y reconnaissons également les mâles JP, DL0269 et DL0370.

    Les animaux sont dispersés et très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres crachent de l’eau. Ils nagent de façon dynamique et directionnelle et tout à coup s’arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. Ils s’alimentent probablement. La rencontre avec DL0988 est également très riche sur le plan sonore. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres. Le béluga porte bien son surnom de canari des mers!

  • 30 AOÛT 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu DL0370 le 30 août dans un troupeau de mâles avec ses fidèles compagnons, DL0269 et Jetstream. Depuis notre première rencontre, qui remonte à 1991, nous suivons attentivement les associations de DL0370. DL0269 est son compagnon le plus régulier. Lors de plus d’une rencontre sur trois, ils sont ensemble.

    Le 30 août 2016, Nous profitons des belles conditions météo pour aller visiter le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de DL0370 au large de l’île aux Basques. Il se trouve dans un troupeau d’une soixantaine de bélugas, en majorité des adultes mâles et quelques individus gris. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’environ six à quinze bélugas. Nous y reconnaissons également les mâles JP, Douxi et DL0269.

    Les animaux sont dispersés et très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres crachent de l’eau. Ils nagent de façon dynamique et directionnelle et tout à coup s’arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. Ils s’alimentent probablement. La rencontre avec DL0370 est également très riche sur le plan sonore. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres. Le béluga porte bien son surnom de canari des mers!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 30 AOÛT 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Nikamun le 30 août, dans un troupeau de mâles. Cette observation appuie l’idée que Nikamun est un mâle. Espérons que les observations futures nous permettront non seulement de confirmer son sexe, mais aussi de découvrir ses compagnons réguliers.

    Le 30 août 2016, Nous profitons des belles conditions météo pour aller visiter le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de Nikamun au large de l’île aux Basques. Il se trouve dans un troupeau d’une soixantaine de bélugas, en majorité des adultes mâles et quelques individus gris. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’environ six à quinze bélugas. Nous y reconnaissons également les mâles JP, Douxi et DL0370.

    Les animaux sont dispersés et très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres crachent de l’eau. Ils nagent de façon dynamique et directionnelle et tout à coup s’arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. Ils s’alimentent probablement. La rencontre avec Nikamun est également très riche sur le plan sonore. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres. Le béluga porte bien son surnom de canari des mers!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 27 AOÛT 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Nics le 27 août. Bien que nous ne disposions pas encore d’une biopsie pour confirmer le sexe de Nics, la suite de son histoire, ses associations et les secteurs qu’il fréquente, nous permettent d’être de plus en plus confiant que Nics est bel et bien un mâle.

    Le 27 août 2016, nous naviguons dans l’embouchure du Saguenay, près de l’îlet aux Morts lorsque nous apercevons Nics dans un troupeau d’une soixantaine d’individus, des adultes blancs et de jeunes adultes gris. Nous reconnaissons aussi DL0218 — un mâle du Saguenay et compagnon de longue date de Nics — ainsi que Trèfle, un mâle du réseau « Downstream boys » particulièrement observé entre Tadoussac et Les Escoumins.

    Les animaux sont très actifs: une « scène » représentative de nos rencontres avec les troupeaux de jeunes mâles. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres sortent la queue hors de l’eau. Ils plongent et remontent plusieurs fois dans une barre de courant probablement où sont piégées les proies. Une heure plus tard, la marée s’inverse et la barre de courant s’atténue. Le comportement des animaux change: ils se dirigent très lentement, profitant du courant de la marée descendante, vers l’aval.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 27 AOÛT 2016

    Nous naviguons dans l’embouchure du Saguenay, près de l’îlet aux Morts lorsque nous apercevons Trèfle dans un troupeau d’une soixantaine d’individus, des adultes blancs et de jeunes adultes gris. Nous reconnaissons aussi Nics — un mâle du Saguenay avec son compagnon DL0218 — tandis que Trèfle serait un mâle du réseau « Downstream boys » particulièrement observé entre Tadoussac et Les Escoumins.

    Les animaux sont très actifs: une « scène » représentative de nos rencontres avec les troupeaux de jeunes mâles. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres sortent la queue hors de l’eau. Ils plongent et remontent plusieurs fois dans une barre de courant probablement où sont piégées les proies. Une heure plus tard, la marée s’inverse et la barre de courant s’atténue. Le comportement des animaux change: ils se dirigent très lentement, profitant du courant de la marée descendante, vers l’aval.

    Mise à jour : 22 mars 2017

  • 24 AOÛT 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Amalena au moins à quatre reprises. Il s’agit de l’un des bélugas les plus familliers de notre équipe de recherche. Les rencontres de 2016 portent à 55 le nombre de rencontres avec Amalena depuis 1998. Elle été observée tous les étés à l’exception de 2003.

    Le 24 août 2016, nous observons Amalena dans le fjord du Saguenay, à l’anse Saint-Étienne. Elle nage parmi un troupeau de 15 bélugas qui se dirige vers l’amont en longeant le rivage. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs — dont la femelle Athéna — mais 50 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. On y observe aussi un nouveau-né. Celui-ci est observé aux côtés de plusieurs adultes, dont le mâle DL9018, ce qui est inusité!

    Le Saguenay est un lieu où s’entrecroisent les sexes et les générations de bélugas l’été: les réseaux de mâles s’entremêlent aux communautés de femelles, comme celle d’Amalena, et les jeunes, ainsi qu’aux groupes de jeunes mâles, les « ados ».

  • 23 AOÛT 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Annakpok au moins à trois reprises. Tout comme à son habitude, elle a été observée dans des groupes de femelles accompagnées de jeunes. Pas de signe par contre de la présence d’un nouveau-né à ses côtés cet été. Il y a déjà trois ans que nous avons vu Annakpok avec un nouveau-né. En moyenne, les femelles bélugas donnent naissance à tous les trois ans. Le prochain pourrait donc être pour bientôt.

    Le 23 août 2016, nous rencontrons Annakpok alors qu’elle se trouve dans un troupeau de 45 individus à l’embouchure du Saguenay, près de la pointe de l’Islet. Nous voyons autant d’adultes blancs que de jeunes gris ainsi que quatre nouveau-nés. Les femelles Miss Frontenac et Pacalou, deux de ses compagnes régulières de la communauté du Saguenay, s’y trouvent aussi.

    L’ensemble du troupeau est très actif, particulièrement les jeunes. Les bélugas nagent de façon synchronisée et tout à coup ils arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit, un comportement souvent associé à l’alimentation. L’embouchure du Saguenay, par ses conditions océanographiques particulières, est un lieu riche en proies! Notre rencontre avec Annakpok se termine alors que le troupeau se sépare progressivement en deux.

    Mise à jour : 17 novembre 2017

  • 5 AOÛT 2016

    Au large de la Pointe-Noire, nous observons Nomi parmi un troupeau d’une vingtaine d’individus. Le troupeau est composé d’adultes et de jeunes. Nomi nage en compagnie d’Athéna et de DL0169, deux autres femelles de la communauté de femelles du Saguenay. Aux côtés des flancs de Nomi, on remarque la fréquente présence d’un jeune individu. Plusieurs observations seront nécessaires pour confirmer s’il s’agit de son jeune. Le troupeau est peu actif, il remonte très lentement dans le fjord du Saguenay.

    Mise à jour : 30 novembre 2017

  • 5 AOÛT 2016

    Le 5 août 2016, au large de la Pointe-Noire, nous observons DL0169 parmi un troupeau d’une vingtaine d’individus. Le troupeau est composé d’adultes et de jeunes. DL0169 nage en compagnie d’Athéna, deux autres femelles de la communauté de femelles du Saguenay. Aux côtés des flancs de DL0169, on remarque la fréquente présence d’un jeune individu. Plusieurs observations seront nécessaires pour confirmer s’il s’agit de son jeune. Le troupeau est peu actif, il remonte très lentement dans le fjord du Saguenay.

  • 1er AOÛT 2016

    À la baie Sainte-Marguerite, nous repérons un troupeau de 30 à 50 individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont trois nouveau-nés. En compagnie du jeune Hector, on repère Athéna, une femelle adulte que nous connaissons depuis 1989. La proportion de jeunes dans le troupeau est énorme. Les individus font ce que l’on nomme du « milling », ils plongent et ressortent au même endroit, un comportement souvent associé à l’alimentation. La baie Sainte-Marguerite semble être un site très particulier et d’une grande importance pour les bélugas du Saint-Laurent. Elle est située à une vingtaine de kilomètres de l’embouchure et fait partie du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL). La fonction de la baie pour les bélugas, en particulier pour les femelles et les jeunes, n’est pas encore bien comprise. L’endroit pourrait être un lieu d’alimentation, de repos et de socialisation pour les jeunes. Il pourrait même être un lieu de mise bas pour des femelles.

  • 1er AOÛT 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Nous avons, entre autres, revu Bélibec au moins trois fois. C’est une bonne nouvelle comme elle n’avait pas été identifiée l’année précédente!

    Le 1er août 2016, Nous revoilà dans le fjord du Saguenay pour poursuivre le projet de recherche sur la communication entre les mères et les nouveau-nés. En fin de journée, nous rejoignons le troupeau, que nous suivons depuis quelques heures, dans la baie Sainte-Marguerite. Parmi la cinquantaine d’individus présents se trouve Bélibec. Elle nage en compagnie d’Athéna dans un troupeau composé d’adultes, de jeunes et de trois nouveau-nés.

    Les faibles vents et le beau temps nous permettent d’utiliser notre drone. Ces journées idéales sont rares et nous nous réjouissons lorsque toutes les conditions s’alignent pour nous permettre de recueillir d’excellentes données! En effet, cette nouvelle technologie nous permet entre autres d’estimer avec une grande précision la composition des groupes et l’âge des jeunes.

    Le drone survole le troupeau et s’attarde sur les nouveau-nés. Nous observons plusieurs « bleuvets », des jeunes âgés d’environ un an dont la peau est gris-bleu. Simultanément, nous « épions » les animaux sous l’eau avec notre hydrophone pour capter les appels entre mères et jeunes. Peut-être avons-nous enregistré la voix de Bélibec cette journée-là…

    Mise à jour : 24 novembre 2017

  • 1er AOÛT 2016

    Nous sillonnons le fjord du Saguenay, près de la baie Sainte-Marguerite. Nous repérons un troupeau de 30 à 50 individus, comprenant des adultes et des jeunes. Annakpok est observée en compagnie d’une autre femelle de la communauté du Saguenay, Athéna. Parmi le troupeau, nous observons un nouveau-né, mais nous ne pouvons identifier la mère. Les individus du troupeau sont peu dynamiques, ils font du sur place, ils plongent et remontent au même endroit. On nomme ce comportement « milling » et il est souvent associé à des périodes l’alimentation.

  • 29 JUILLET 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Bonne nouvelle, après une absence remarquée de trois ans, nous avons revu Solidaire cet été. Depuis notre première rencontre en 1994, il a régulièrement « manqué à l’appel ». On cherche toujours à mieux comprendre ces brèves absences: reflètent-elles ses déplacements ou bien les aléas de notre échantillonnage?

    Le 29 juillet 2016, nous croisons la route de Solidaire près de l’île aux Pommes au large de Trois-Pistoles. Il nage parmi un troupeau de mâles, des adultes blancs et des jeunes gris, incluant environ 150 individus. Le troupeau est divisé en une vingtaine de groupes.

    Les animaux sont très actifs: certains bélugas « marsouinent », c’est-à-dire qu’ils nagent en sortant leur corps hors de l’eau, d’autres sortent la queue. Nous entendons toutes sortes de vocalises. Avant de prendre des photos, nous devons repérer les marques que portent les animaux, sur les deux flancs. Malgré la taille du troupeau, nous réussissons à faire le tour et plusieurs individus présentent des marques facilement identifiables. L’analyse plus poussée des données nous permettra de savoir qui étaient les camarades de Solidaire cette journée-là.

    Mise à jour : 30 novembre 2017

  • 29 JUILLET 2016

    Le 29 juillet 2016, nous décidons de sillonner l’embouchure du fjord du Saguenay. Nous tombons sur un gros troupeau d’une centaine d’individus. Le troupeau est scindé en plusieurs petits groupes d’adultes. Il n’y a pas beaucoup d’individus gris dans le troupeau, donc le troupeau est composé majoritairement d’adultes, principalement des mâles. Toutefois, parmi les individus, nous reconnaissons Bélibec, une femelle de la communauté du Saguenay. En raison de l’abondance de nourriture, des mâles et des femelles vont souvent former de grands troupeaux mixtes à l’embouchure du fjord du Saguenay.

  • 25 JUILLET 2016

    Au large de l’île Rouge, à l’embouchure du fjord du Saguenay, on repère un troupeau de 100 à 110 individus. Le troupeau est composé majoritairement d’adultes, possiblement tous des mâles. Parmi les individus, on repère DL1670. On tente une biopsie, mais malheureusement la flèche passe juste au-dessus de sa crête dorsale. Ce n’est pas une mince tâche, viser une cible mouvante sur une plate-forme également en mouvement. Il faudra attendre une autre occasion pour obtenir ce petit bout de peau et de gras qui nous confirmera si nos soupçons sur le sexe de DL1670 sont justes et nous révèlera bien d’autres secrets. Au cours de cette rencontre, nous avons toutefois réussi trois biopsies sur d’autres bélugas. Une journée réussie!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 25 JUILLET 2016

    Au large de l’île Rouge, à l’embouchure du fjord du Saguenay, on repère un troupeau de 100 à 110 individus. Le troupeau est composé majoritairement d’adultes, possiblement tous des mâles. Parmi les individus, on repère Al. On tente une biopsie, mais malheureusement la flèche passe juste au-dessus de sa crête dorsale. Ce n’est pas une mince tâche, viser une cible mouvante sur une plate-forme également en mouvement. Il faudra attendre une autre occasion pour obtenir ce petit bout de peau et de gras qui nous confirmera si nos soupçons sur le sexe d’Al sont justes et nous révèlera bien d’autres secrets. Au cours de cette rencontre, nous avons toutefois réussi trois biopsies sur d’autres bélugas. Une journée réussie!

  • 23 JUILLET 2016

    Nous revoilà dans le fjord du Saguenay pour poursuivre le projet de recherche sur la communication entre les mères et les nouveau-nés. Nous rencontrons un troupeau un peu en haut des traversiers. Parmi la quinzaine d’individus présents, on reconnait Yogi. Comme à son habitude, elle nage un peu en retrait du troupeau composé d’adultes et de jeunes. Elle nous semble moins maigre que l’année dernière.

    Les conditions météo nous permettent d’utiliser notre drone. Cette nouvelle technologie nous permet entre autres d’estimer avec une grande précision la composition des groupes et l’âge des jeunes. Simultanément, nous « épions » les animaux sous l’eau avec notre hydrophone pour capter les appels entre mères et jeunes. Peut-être avons-nous enregistré la voix de Yogi cette journée-là…

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 23 JUILLET 2016

    Nous naviguons dans le fjord du Saguenay. Pure Laine se trouve dans un troupeau d’une dizaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes. Parmi un groupe de deux adultes et deux jeunes, on observe Pure Laine qui nage en compagnie de Yogi, une vieille femelle de la communauté du Saguenay et de deux jeunes bélugas encore gris. L’ensemble du troupeau est en formation très serrée. Les bélugas nagent les uns contre les autres et se dirigent vers l’amont. Comme le vent se lève et devient très fort, nous devons quitter le troupeau pour nous mettre à l’abri.

  • 23 SEPTEMBRE 2015

    Nous voyons Leucas à l’embouchure du fjord du Saguenay, entre la pointe Noire et la pointe Rouge. Il se trouve dans un troupeau d’une cinquantaine d’individus, incluant des adultes et quelques jeunes. Leucas nage en compagnie de Dimitri dans un groupe de 20 individus, très actifs. L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent des troupeaux de femelles avec des jeunes. Des rassemblements s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 8 SEPTEMBRE 2015

    Nous nous trouvons dans le fjord du Saguenay, près de la baie Sainte-Marguerite. Nous reconnaissons Delphi. Elle nage parmi un troupeau d’une trentaine d’individus, incluant des adultes et des jeunes, dont un nouveau-né. La baie Sainte-Marguerite semble être un site très particulier et d’une grande importance pour les bélugas du Saint-Laurent. Elle est située à une vingtaine de kilomètres de l’embouchure et fait partie du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL). La fonction de la baie pour les bélugas, en particulier pour les femelles et les jeunes, n’est pas encore bien comprise. L’endroit pourrait être un lieu d’alimentation, de repos ou de socialisation pour les jeunes. Il pourrait même être un lieu de mise bas pour des femelles, comme Delphi, mais cette hypothèse reste à être vérifiée.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 8 JUILLET 2016

    Dorothy se trouve près de l’anse à la barque dans le fjord du Saguenay, juste en amont des Traversiers. L’équipe du Bleuvet la repère parmi un troupeau d’une quarantaine d’individus. Le troupeau est composé d’adultes et de plusieurs jeunes individus de couleur gris. Dorothy nage en compagnie d’une femelle bien connue, Blanche. Depuis 2008, on les observe fréquemment ensemble. Le troupeau se dirige vers la baie Sainte-Marguerite, souvent la destination finale de la communauté des femelles du Saguenay.

  • 6 JUILLET 2016

    Nous sommes au large de la pointe Noire et nous repérons Blanche parmi un troupeau de bélugas composé d’une dizaine d’individus adultes et jeunes. Le troupeau se dirige vers l’amont. Il remonte le fjord du Saguenay. Blanche nage en compagnie d’un jeune gris foncé. Cette observation est intéressante, car nous avions observé un nouveau-né à ses côtés en 2014 et son jeune se trouvait toujours auprès d’elle en 2015. Nous ne pouvons le confirmer en ce moment, mais le jeune gris foncé pourrait être son veau né en 2014. La femelle béluga allaite son petit pour une période d’environ deux ans, mais la relation entre la femelle et son jeune peut perdurer après l’allaitement.

  • 5 JUILLET 2016

    L’été 2016, notre 32e saison en mer avec les bélugas, a encore été riche en rencontres et en surprises. Bonne nouvelle, après une absence remarquée l’année dernière, nous avons revu Marjo à deux reprises cet été. Depuis notre première rencontre avec Marjo en 1994, elle a régulièrement « manqué à l’appel ». On cherche toujours à mieux comprendre ces brèves absences: reflètent-elles ses déplacements ou bien les aléas de notre échantillonnage?

    Le 5 juillet 2016, nous sommes au large de l’anse à la Boule dans le Saguenay quand nous apercevons Marjo dans un troupeau d’une vingtaine d’individus. Le troupeau est composé d’adultes et de jeunes. Marjo nage en compagnie de Yogi et de DL9018, deux de ses compagnes de la communauté de femelles du Saguenay. Aux côtés de Marjo, on remarque la présence d’un jeune gris. Toutefois, cette observation ne nous permet pas de confirmer s’il s’agit bien de son jeune. Au moment de notre rencontre, le troupeau est peu actif, il remonte très lentement dans le fjord du Saguenay. Les animaux sont dispersés et seuls. Après une heure d’observation, ils se réunissent en quatre groupes. Finalement, le troupeau termine sa course, non pas à l’habituel terminus qu’est la baie Sainte-Marguerite, mais à l’anse Sainte-Étienne où ils « flâneront » les prochaines heures. Peut-être sont-ils tombés sur un banc de proies bien alléchant!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

     

  • 22 JUIN 2016

    L’équipe de terrain du Bleuvet n’avait pas encore entamé sa 32e saison lorsqu’une assistante de recherche du GREMM, qui se trouvait à bord d’un bateau de croisière pour le programme de photo-identification des grands rorquals au large de la baie de Tadoussac, a pris des clichés de Marjo. Elle nageait en compagnie de huit bélugas, incluant des adultes et des jeunes. Le troupeau était très actif. L’assistante de recherche a observé plusieurs queues hors de l’eau et les animaux se sont dirigés rapidement vers le fjord du Saguenay.

  • 2 OCTOBRE 2013

    Nous décidons de nous rendre à la baie Saint-Marguerite dans le fjord du Saguenay. Sur place, nous voyons Kiki, Le Survivant et Cumulus au sein d’un groupe de sept bélugas. Le groupe est composé exclusivement d’animaux de couleur blanc, des adultes.

    Dernière mise à jour : 6 novembre 2015

  • 22 SEPTEMBRE 2015

    Nous sommes à la troisième et dernière semaine du programme de biopsie intensive des bélugas du Saint-Laurent. Dans l’embouchure du Saint-Laurent, nous croisons un troupeau d’une quarantaine d’individus parmi lesquels nous reconnaissons Tadou. Le troupeau est divisé en deux gros groupes: un groupe de femelles avec des jeunes, suivi d’un groupe de gros bélugas mâles.

    C’est une belle rencontre. La dernière observation de Tadou remonte à 2004. Que lui est-il arrivé? A-t-il changé de secteur? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile. Nous espérons revoir Tadou au cours des prochaines saisons.

    Dernière mise à jour : 6 novembre 2015

  • 1 OCTOBRE 2003

    Malheureusement, Tepui n’a pas été revu depuis le 1er octobre 2003. Lors de cette dernière observation, il était à l’embouchure du fjord du Saguenay en compagnie de Slash, Pascolio et Le Survivant, dans un troupeau d’une cinquantaine d’animaux. Nous avions aussi remarqué plusieurs jeunes, de couleur grise. Le dynamisme du troupeau était élevé : ils passaient énormément de temps à la surface à « marsouiner ». En plus, on pouvait voir des têtes, des queues et des nageoires pectorales hors de l’eau.

    Que lui est-il arrivé depuis cette rencontre ? Est-il mort ? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur ? Impossible de répondre à ces questions pour le moment. Chose certaine, les données recueillies depuis 17 ans sur Tepui nous ont permis d’en savoir davantage.

    Dernière mise à jour: 1er novembre 2015

  • 2 MAI 2015

    Un collaborateur du réseau d’observateurs pour les Nouvelles du large se trouve sur le promontoire du cap de Bon-Désir aux Bergeronnes. Il prend en photo un béluga qui nage seul. Après avoir examiné les photos, il reconnait Le Survivant. Ayant travaillé de nombreuses années à bord du bateau de recherche du GREMM, Le Bleuvet, à suivre ces bélugas dans leur environnement, il a pu facilement identifier cet individu aux marques très distinctives.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 18 OCTOBRE 1995

    Nous voyons Impac parmi un groupe d’une centaine d’individus. Nous sommes dans le secteur de l’embouchure du Saguenay. Impac nage avec plusieurs animaux connus : Alpha, Twik, Virgule, Galubé et Vita. L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent les réseaux de femelles avec les jeunes. De grands troupeaux s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture.

    S’agissait-il de la dernière observation d’Impac? Nous ne l’avons pas revu depuis une vingtaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 3 AOÛT 2015

    Nous sommes à l’embouchure du Saguenay près de la pointe Rouge. Amalena nage en file indienne parmi une cinquantaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes. Le troupeau longe la côte et se dirige tranquillement vers l’amont du fjord du Saguenay. Aujourd’hui, nous effectuons plusieurs vidéos à l’aide d’un drone. En collaboration avec une chercheure de l’Aquarium de Vancouver, nous réalisons un projet pilote, à l’aide de cet outil, pour évaluer l’effet du bruit sur la communication entre les mères et les nouveau-nés. Nous aurons donc possiblement des vidéos de quelques minutes d’Amalena qui nage en compagnie de Blanche, de Céline et du bleuvet de cette dernière.

  • 9 AOÛT 2009

    Nous travaillons dans le Saguenay près du cap de la Boule. Nous croisons un troupeau de 70 animaux composé d’adultes, de jeunes et d’un veau. DL1392 nage en compagnie de Miss Frontenac et de DL0014. Nous suivons le troupeau. Il se dirige vers l’embouchure du fjord du Saguenay, près des traversiers, où l’on retrouve beaucoup de courant. Le dynamisme du troupeau commence à augmenter; les animaux semblent s’alimenter.

  • 9 AOÛT 2011

    Nous sommes au large des Bergeronnes. DL0242 se trouve dans un vaste troupeau d’environ 150 bélugas. Laa plupart sont des adultes blancs, répartis en groupes de 5 à 8 individus et il y a des individus seuls.

    Ces grands rassemblements sont de nature éphémère. Ils regroupent essentiellement des mâles. Ils sont souvent observés dans le secteur aval de la distribution d’été des bélugas, soit entre Tadoussac et Les Escoumins. Après quelques heures, ces vastes troupeaux se séparent en plus petits groupes.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 20 OCTOBRE 2009

    Le 20 octobre 2009, notre bateau sillonne l’embouchure du Saguenay. Un groupe d’une vingtaine de bélugas est présent, dont Blanchon. À l’approche du troupeau, on constate qu’il est composé d’adultes et de jeunes, surtout des femelles nous présumons, et un jeune de l’année. La mère n’est pas connue. En fait, peu d’individus portent des marques distinctives dans ce troupeau. Un seul autre béluga est reconnu, il s’agit de DL1007, possiblement une autre femelle. On estime qu’environ 20 % des femelles adultes peuvent être identifiées.

  • 7 AOÛT 2012

    April a été aperçue avec la femelle DL0829 dans un troupeau d’une quinzaine d’individus dans le fjord du Saguenay. Au cours de cette rencontre, nous avons tenté de prélever une biopsie sur l’un des individus présents. Nous avons manqué la cible de peu. La collecte d’une biopsie sur une cible mouvante en bateau n’est pas une mince tâche. Avec la pratique, nous avons atteint un taux de succès de plus de 80%. Lorsque nous manquons une cible, il y a un peu de déception sur le bateau. Ce sont des données précieuses et les occasions ne sont pas si fréquentes.

    Mise à jour : 17 novembre 2017

  • 5 SEPTEMBRE 2015

    Le 5 septembre 2015, nous observons Elle au sud de l’Île Rouge, au large de la ville de Tadoussac à l’embouchure du Saguenay. Elle nage en compagnie d’une trentaine d’individus, incluant des adultes et des jeunes. Le troupeau est scindé en plusieurs petits groupes de trois individus qui sont très près les uns des autres. En plus des bélugas, nous observons une dizaine de phoques et des petits rorquals. Les proies sont probablement abondantes à cet endroit. Alors que nous photographions les individus tour à tour, nous sommes émerveillés de découvrir, aux côtés d’une des femelles, un nouveau-né, reconnaissable grâce à sa petite taille et à sa couleur « café au lait ».

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 10 SEPTEMBRE 2009

    Nous sommes au large des Escoumins. DL0743 se trouve dans un troupeau d’environ 150 bélugas, tous des adultes blancs. Ces grands rassemblements sont fréquemment observés dans le secteur aval de la distribution d’été des bélugas. De nature éphémère, ils sont essentiellement composés de bélugas mâles.

    À notre arrivée, les bélugas sont regroupés par groupe de quatre ou cinq. Rapidement, on parvient à identifier une dizaine de bélugas, dont Vita, DL0014 et Frimas. Dès que le troupeau se disperse par plus petits groupes notre travail devient de plus en plus difficile. La journée achève, on rentre à la maison…

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 2 OCTOBRE 2012

    Le 2 octobre 2012, Elle se trouve dans le fjord du Saguenay dans un troupeau d’une trentaine de bélugas, des adultes, des jeunes et trois veaux. Nous reconnaissons aussi DL0030, l’un des bélugas les plus familiers de notre équipe de recherche. Au cours de cette rencontre, nous observons un comportement bien particulier: deux jeunes bélugas nagent près de la surface en formant des «S» et crachent de l’eau. Pourchassent-ils une proie?

    Pour capturer leurs proies, les bélugas les aspirent. Quand ils ratent leur coup et n’aspirent pas le poisson, ils recrachent l’eau. Serait-ce une anguille? Malgré la rareté des observations directes, les chercheurs ont toujours pensé que l´anguille pouvait figurer sur la liste des proies des bélugas et, plus précisément, à l´automne, alors qu’elles effectuent leur migration dans le Saint-Laurent.

  • 25 SEPTEMBRE 2015

    Nous observons un troupeau composé d’une trentaine d’individus, un mélange d’adultes et de jeunes, au large de la rive sud. La visibilité est excellente et nous repérons deux mâles, Coeur et DL0058, qui nagent de façon synchronisée parmi un groupe de huit gros bélugas adultes. Un peu à l’écart de ce groupe, nous reconnaissons deux femelles, Conferon Connie et Pascolio, en compagnie de plusieurs jeunes gris et d’un nouveau-né. Plusieurs bélugas s’approchent du bateau de recherche, manifestement très curieux. Nous entendons même quelques vocalises émises par les animaux. C’est un moment riche en interactions et en émotions!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 19 OCTOBRE 2009

    Nous reconnaissons Coeur dans un troupeau d’environ 25 bélugas adultes au large du quai des Bergeronnes. Parmi eux, deux individus font surface le corps couvert de boue. Cette observation nous permet de croire qu’ils ont plongé jusqu‘au fond pour s’alimenter d’organismes benthiques qu’on retrouve enfouis dans les sédiments. Pour attraper ces proies, les bélugas doivent mettre la tête dans la vase! Ils utilisent leur bouche comme un aspirateur.

    La succion est leur principal mode de capture des proies. Les dents ne leur servent qu’à croquer les proies, qu’ils avalent sans mâcher. Ils se nourrissent surtout de poissons de fond et d’invertébrés. Ils chassent aussi dans la colonne d’eau et près de la surface en utilisant la nage ou le surplace contre le courant.

  • 17 AOÛT 2015

    Nous revoyons Hector pour la deuxième fois cette semaine. Le 14 août nous l’avons photographié dans le même secteur, à l’embouchure du Saguenay Saint-Laurent, entre la pointe Noire et la pointe Rouge. Aujourd’hui, il se trouve dans un troupeau d’une trentaine d’individus adultes et jeunes, dont 3 veaux. Hector nage en compagnie de 7 autres gros gris, tous des jeunes adultes que l’on surnomme les “ados”. L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent les réseaux de femelles avec les jeunes. Des troupeaux s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture.

  • 23 JUILLET 2015

    9 h 40, nous sommes près de la bouée de navigation K54, à la croisée du Saguenay et de la voie maritime, au large des dunes de Tadoussac. Animo est dans un troupeau d’une trentaine d’individus, des adultes et des jeunes. Malgré une tournée attentive de tous les groupes du troupeau, aucun individu «connu» n’est identifié. Animo est toutefois accompagnée d’un jeune béluga déformé par une impressionnante bosse sur son dos. Impossible pour l’instant de savoir si cette déformation sera persistante et si elle nous permettra d’identifier à nouveau
    le jeune compagnon d’Animo. Une histoire à suivre…

    Mise à jour : 18 juillet 2018

  • 22 SEPTEMBRE 2015

    Nics se trouve dans un troupeau d’une vingtaine individus au large de la rive sud entre L’Isle-Verte et Le Bic. Le troupeau est composé d’adultes et des jeunes et nous comptons au moins deux nouveau-nés. Nics nage en formation serrée avec plusieurs autres gros bélugas. Selon leur taille, ils semblent tous être des mâles adultes. Parmi eux, on reconnaît également DL0218, un compagnon régulier de Nics. Bien que les mâles, pendant l’été, passent la plupart de leur temps à l’écart des femelles, on les retrouve occasionnellement, entre 20 et 25% du temps, en leur compagnie. Reste à savoir pourquoi!

  • 17 SEPTEMBRE 2015

    Cet été, nous avons croisé la route de Neige à deux reprises. Lors de ces rencontres, elle se tenait à proximité de nouveau-nés, mais nos observations n’ont pas pu nous permettre de confirmer que l’un de ces jeunes était bien le sien! Voici le récit de l’une de ces rencontres.

    Le 17 septembre 2015, nous naviguons dans le fjord du Saguenay, près du cap de la Boule. Neige est dans un petit troupeau d’une dizaine d’individus, des adultes et des jeunes dont deux nouveau-nés. Le troupeau se dirige vers l’amont du fjord, mais la progression est lente. Le vent souffle fort et les animaux affrontent un puissant contre-courant. En compagnie de Neige, on aperçoit… surprise: Yogi! Malgré son nom, Yogi est une femelle. Bien qu’elle appartienne à la même communauté que Neige, elle est habituellement vue seule, à l’écart des troupeaux

  • 2 SEPTEMBRE 2015

    Or Blanc est aperçu dans un troupeau d’une cinquantaine d’adultes au large de l’anse à Pierrot dans le fjord du Saguenay. Lentement, à la file indienne, les animaux se dirigent vers l’aval, en direction de l’estuaire du Saint-Laurent. Or Blanc nage en compagnie de huit bélugas, tous des gros mâles, et parmi eux se trouvent deux de ses compagnons les plus fidèles: DL0204 et GraCY. Pendant que nous procédons au relevé photographique, nous effectuons un survol avec le drone. Les images sont saisissantes. Ces images aériennes seront utilisées pour estimer la taille des bélugas, une nouvelle information que nous pourrons ajouter à leurs fiches individuelles.

  • 28 AOÛT 2015

    Cet été, nous avons rencontré Pure Laine cinq fois. Lors de plusieurs rencontres, Pure Laine a été aperçue à proximité de nouveau-nés. Nos observations n’ont toutefois pas pu nous permettre de confirmer que l’un de ces petits était bel et bien le sien! Voici le récit de l’une de ces rencontres.

    Le 28 août 2015, Nous naviguons dans l’embouchure du Saguenay près du site d’observation de Pointe-Noire. Nous ne sommes donc pas les seuls à suivre de près le troupeau dans lequel se trouve Pure Laine, des visiteurs du site scrutent également les mouvements des animaux depuis les hauteurs du belvédère. La dizaine d’individus, des femelles accompagnées de jeunes, tournent en rond, plongent et refont surface au même endroit à plusieurs reprises. Nous soupçonnons qu’ils s’alimentent. À bord du bateau, il y a une certaine excitation, car cette semaine nous commençons un tout nouveau projet sur les sons des nouveau-nés bélugas. Nous effectuons un enregistrement de ce troupeau, mais les bélugas sont muets! Ce n’est que partie remise!

  • 4 AOÛT 2015

    Cet été, nous avons croisé la route de DL0370 au moins à deux reprises. Lors de ces rencontres, il était accompagnée de DL0269, DL0248 et Jetstream, ses plus fidèles acolytes. L’une de ces rencontres remonte au 4 août. Nous naviguons dans l’embouchure du Saguenay, près de la pointe Rouge à la sortie de la baie de Tadoussac. DL0370 se trouve dans un groupe de 15 individus nageant côte à côte. Selon leur grande taille, ils semblent tous être des mâles adultes. Ils suivent à l’écart quelques groupes de femelles et de jeunes qui remontent le fjord du Saguenay. L’embouchure du Saguenay est un lieu où se croisent fréquemment les bandes de mâles et les femelles. De grands troupeaux s’y forment, de façon éphémère, pour ensuite se diviser en plus petites unités: les femelles accompagnées de jeunes d’une part et les mâles adultes entre eux. On estime que les mâles adultes comme DL0370 passent seulement 20 à 25 % de leur temps en compagnie des femelles pendant l’été.

  • 9 SEPTEMBRE 2015

    Cet été, nous avons croisé la route d’Aquabelle au moins à deux reprises. Lors de ces rencontres, elle se tenait à proximité de nouveau-nés, mais nos observations ne nous ont pas encore permis de confirmer que l’un de ces jeunes était bel et bien le sien. Voici le récit de l’une de ces rencontres.

    Le 9 septembre 2015, Aquabelle est dans un troupeau de six individus, trois adultes et trois jeunes, tout près de la pointe Rouge, à l’embouchure du fjord du Saguenay. Elle et ses comparses nagent côte à côte de manière très synchronisée. Nous tentons une biopsie sur l’un des individus du troupeau. Ce petit morceau de peau et de gras nous permettra d’en apprendre plus sur cet animal dont ses «secrets» génétiques et peut-être même ses liens familiaux avec Aquabelle! La collecte d’une biopsie sur une cible mouvante n’est pas une mince tâche. Avec la pratique, nous avons atteint un taux de succès de plus de 80%. C’est pourquoi lorsque nous réussissons à toucher la cible, la satisfaction à bord du bateau est palpable!

    Mise à jour : 17 novembre 2017

  • 18 SEPTEMBRE 2015

    Cet été, nous avons rencontré Annakpok six fois. Encore une fois, elle a été aperçue à proximité de nouveau-nés à plusieurs reprises. Nos observations ne nous ont toutefois pas permis de confirmer que l’un de ces veaux était le sien. Voici le récit de l’une de ces rencontres.

    Le 18 septembre 2015, Annakpok se trouve parmi une quinzaine d’individus, tout près de l’anse Saint-Étienne dans le fjord du Saguenay. Nous y voyons des bélugas de tous les âges: blanc, gris foncé, gris pâle et brun; il s’agit d’un troupeau composé d’adultes, de jeunes et de nouveau-nés. Ils nagent tranquillement en direction de la baie Sainte-Marguerite qui est bien souvent la destination finale des troupeaux qui remontent le fjord du Saguenay. Aujourd’hui encore, on ignore pourquoi les bélugas affectionnent particulièrement cette baie. Lorsqu’ils atteignent la baie, ils y restent parfois plusieurs heures, à tourner en rond. On y observe souvent des comportements de socialisation et on y entend régulièrement leur «voix», sous l’eau comme au-dessus!

  • 3 AOÛT 2015

    Nous avons rencontré Blanche au moins quatre fois cet été. Lors de la saison précédente, nous avions observé Blanche avec un nouveau-né. Bonne nouvelle, cette année, nous l’avons revue avec son bleuvet. C’est ainsi qu’on appelle les jeunes de un ou deux ans. La première année d’un béluga est la plus risquée de sa vie. Sa survie jusqu’à aujourd’hui est très encourageante pour la population. Voici le récit de l’une de ces rencontres.

    LE 3 août 2015, Blanche se trouve dans un troupeau d’une vingtaine d’individus, des adultes accompagnés de jeunes. Ils forment une longue file en remontant l’embouchure du Saguenay près de la baie de Tadoussac. Elle nage avec son bleuvet qui passe sans cesse d’un côté à l’autre d’elle, toujours collé à son flanc. Ils sont en compagnie d’une autre femelle, elle aussi accompagnée d’un nouveau-né. Rendus devant le site d’observation de Pointe-Noire, la file se serre et les animaux commencent à faire du «milling», c’est-à-dire qu’ils tournent en rond, plongent et refont surface au même endroit à plusieurs reprises. Ce comportement est souvent associé à l’alimentation.

  • 2 AOÛT 2015

    Cet été, Athéna a été observée à six reprises… et peut-être plus, car il est possible que nous l’ayons croisée sans pour autant la reconnaitre sur-le-champ. À plusieurs reprises, elle était accompagnée de nouveau-nés. Nos observations ne nous ont toutefois pas permis de confirmer que l’un de ces veaux était le sien. Voici le récit de l’une de ces rencontres.

    Le 2 août 2015, Athéna se trouve dans un troupeau de 80 individus, des adultes accompagnés de jeunes, tout près de la pointe Rouge à l’embouchure du fjord du Saguenay. Le troupeau est peu actif, les animaux remontent tranquillement le fjord. La rencontre est interrompue par le tonnerre et la brume, mais nous avons tout juste le temps d’identifier une des compagnes habituelles d’Athéna, Céline, accompagnée de son bleuvet. Bien qu’Athéna soit rarement observée avec un nouveau-né ou un bleuvet à son flanc, elle n’est jamais très loin des jeunes bélugas. Vu son âge et sa taille, on commence à soupçonner qu’elle soit une sorte de matriarche.

  • 23 JUILLET 2013

    Nous croisons Pure Laine au large de l’île Verte. Elle se déplace en compagnie d’une vingtaine de bélugas, un troupeau composé d’adultes, de jeunes et de deux veaux. Alors que nous suivons ces bélugas, un petit rorqual fait surface tout près de notre embarcation.

  • 2 OCTOBRE 2012

    En après-midi, nous sommes dans la baie Sainte-Marguerite avec un troupeau dans lequel les femelles Neige et Pascolio sont reconnues. D’autres adultes s’ajoutent. De jeunes gris très actifs pourchassent leurs proies, peut-être des anguilles soupçonnons-nous! La journée se termine par une biopsie sur l’un des bélugas et l’observation de quatre veaux.

  • 25 JUILLET 2014

    Nous sommes à la marina de Tadoussac pour réparer un bris mineur survenu à notre bateau. Un capitaine nous raconte qu’il a remarqué plus tôt de l’agitation dans un groupe de bélugas près de la bouée K54 à l’embouchure du Saguenay. Nous décidons de nous rendre sur place. Nous y découvrons une dizaine de mâles bousculant Marjo. Chahut en surface, les corps se frôlent et roulent sur eux-mêmes. On voit même des pénis roses en érection. Coopération des mâles pour se reproduire avec Marjo? Jeux sexuels? Difficile à dire, ce comportement étant rarement documenté et peu connu. Semblant complètement épuisée, Marjo essaie par moment de se détacher du groupe. Elle se fait rejoindre aussitôt par les mâles et le manège recommence. Son veau, vu la veille avec elle, n’est pas là.

    La scène observée cette journée-là soulève des questions sur les stratégies de reproductions des bélugas. On sait que chez les dauphins comme chez les chimpanzés, des bandes de mâles pratiquent l’infanticide pour que les femelles reviennent plus rapidement disponibles pour la reproduction. Cette stratégie existerait-elle également chez les bélugas?

  • 31 JUILLET 2013

    Nous naviguons du côté nord du Saguenay. Nous suivons un troupeau composé de jeunes bélugas, que l’on surnomme «les ados». Au début de la matinée, ils sont une vingtaine d’individus. Ils sont rejoints par des femelles accompagnées de veaux et plus tard, par une dizaine d’individus, principalement des adultes et fort probablement des mâles, parmi lesquels on reconnaît DL0370. En fin de matinée, le troupeau compte une quarantaine d’individus.

    Pendant la rencontre, on entend plusieurs séquences de vocalisations. Entendre des vocalises de bélugas n’est pas une chose rare, mais c’est toujours impressionnant. Le répertoire vocal des bélugas est très étendu, comprenant des sifflements, des claquements, des grincements et des grognements, ce qui lui a d’ailleurs valu le surnom de «canari des mers».

  • 25 AOÛT 2014

    Le 25 août 2014 est une journée mémorable pour l’équipe du GREMM. Nous sommes au large de Tadoussac avec Blanche accompagnée de son veau né un peu plus tôt au cours de l’été. Rapidement après cette observation, nous apercevons Marguerite, la fille de Blanche, née en 2005, elle aussi accompagnée d’un nouveau-né. Mère et fille nagent côte à côte, chacune accompagnée de leur rejeton. Nous sommes en présence des trois générations de bélugas: une première pour notre équipe.

  • 20 OCTOBRE 2009

    L’un des derniers contacts avec Élizabeth s’est déroulé le 20 octobre 2009 dans le fjord du Saguenay. On la trouve dans un petit troupeau d’une dizaine d’individus, composé d’adultes et de jeunes. Yogi et son jeune que nous surnommons «Boubou» sont dans le même groupe qu’Élizabeth. À la fin du contact, le groupe se dissocie et l’on finit par perdre leur trace.

    Mise à jour : 22 juillet 2017

  • 30 AOÛT 2012

    Le 30 août 2012, près de l’anse à la Boule dans le Saguenay, nous croisons un troupeau d’une quarantaine d’individus. Composé d’adultes, de jeunes et de quatre veaux, nous constatons que ce troupeau est disparate. La majorité des animaux sont seuls, sauf les femelles et les veaux qui se trouvent dans deux groupes disjoints. Selon la taille et le comportement des animaux solitaires, il s’agit probablement de mâles et parmi eux, se trouve DL1670.

  • 9 AOÛT 2011

    Le 9 août 2011, nous sommes au large des Bergeronnes. Nics se trouve dans un troupeau d’environ 150 bélugas, tous des adultes blancs, répartis en groupes de 8 à 10 individus. Ces grands rassemblements, de nature éphémère, regroupent essentiellement des mâles. Progressivement, le troupeau se divise et Nics se retrouve dans un plus petit troupeau. La taille moyenne de ces troupeaux de mâles se situe autour d’une vingtaine d’individus.

  • 26 AOÛT 2013

    Le 26 août 2013, nous ciblons le Saguenay comme lieu de travail étant donné que la brume et le vent sont bien présents dans l’estuaire. Une quarantaine de bélugas, dont Aquabelle, sont dans la baie Sainte-Marguerite. Parmi eux, une quinzaine d’animaux, des jeunes et des adultes, sont immobiles à la surface de l’eau, en pleine séance de «billotage». Une heure plus tard, le groupe, auquel se sont ajoutés des jeunes et six veaux, devient très actif. Des nageoires pectorales sortent hors de l’eau. Les animaux se déplacent rapidement. Juste avant de quitter le secteur, nous réussissons à prélever une biopsie sur l’un des bélugas.

  • 30 JUILLET 2007

    DL1670 est reconnu parmi une quarantaine d’individus, surtout des adultes blancs. Depuis sa première identification, on rencontre habituellement ce jeune mâle béluga à l’embouchure du Saguenay, ce qui nous laisse croire qu’il pourrait faire partie d’un des deux réseaux de mâles du Saguenay. Aujourd’hui, il se trouve en compagnie de Trèfle et d’autres mâles qui appartiennent au réseau du secteur aval, les «downstream boys» comme on les appelle. Nous croyons qu’il y a peu de rencontres entre les mâles des différents réseaux, mais l’appartenance définitive à un réseau pourrait s’établir tard dans la vie des bélugas… À suivre!

  • 28 SEPTEMBRE 2011

    Nous sommes au large de Trois-Pistoles. Nous prenons contact avec un troupeau d’une trentaine d’individus, des adultes et des jeunes. DL0988 est reconnu! C’est d’ailleurs le seul que nous avons identifié lors de ce contact.

    Après deux heures de travail avec le troupeau, nous les laissons. Sur notre route, nous croisons un phoque commun, des petits rorquals… et une carcasse de cheval! Travailler sur l’eau, c’est une nouvelle aventure chaque jour et des découvertes étonnantes!

  • 6 SEPTEMBRE 2012

    DL0197 se trouve dans un troupeau mixte de 25 bélugas, incluant des adultes mâles et des femelles accompagnées de jeunes, dont au moins deux nouveau-nés. Le troupeau s’étend sur l’ensemble de l’embouchure du Saguenay. DL0197 nage en compagnie de son compagnon Vita. Au cours de nos 31 rencontres avec DL197, il a été aperçu en compagnie de Vita 19 fois (61% du temps).

    L’embouchure du Saguenay est un lieu où se croisent les réseaux de mâles et les communautés de femelles. De grands troupeaux s’y forment, de façon éphémère, pour ensuite se diviser en plus petites unités stables de femelles avec les jeunes et de mâles.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 15 SEPTEMBRE 2013

    Pendant l’été 2013, Athéna a été observée à trois reprises. À chaque fois, dans la rivière Saguenay. À la dernière rencontre, le 15 septembre, vers 10 h 00, Athéna se trouve avec vingtaine d’individus, des adultes et des jeunes, dans la baie Sainte-Marguerite. Miss Frontenac et Céline, deux autres femelles de la communauté du Saguenay, l’accompagnent. Peu après le contact, le troupeau entreprend sa descente vers l’aval. Autour de 11 h 50, ils s’arrêtent quelques minutes dans l’anse Saint-Étienne où ils adoptent un comportement que l’on observe souvent dans cette baie: ils se déplacent dans tous les sens, sans patron apparent et s’activent à la surface de l’eau.

    L’estuaire de la baie Sainte-Marguerite est le terminus des bélugas dans le fjord du Saguenay. Bien qu’ils remontent parfois le Saguenay jusqu’à Saint-Fulgence, la majorité des déplacements dans le Saguenay se limitent à la section aval comprise entre Tadoussac et la baie Sainte-Marguerite.

  • 19 NOVEMBRE 2015

    Nous sommes sortis cette journée-là avec le projet de poser des balises satellites sur des bélugas dans le cadre du projet Sur la trace des bélugas. À bord du Bleuvet, nous nous trouvons près de l’ile aux Basques, au large de Trois-Pistoles. Un troupeau de 70 individus, composés d’une majorité d’adultes et de quelques jeunes, se trouve près de nous. À la taille des individus et à leur comportement, nous pensons être près d’un troupeau de mâles.

    Parmi les bélugas, nous notons la présence de DL1328. Il nage en compagnie d’un jeune. Le troupeau se divise en trois groupes qui sont dispersés sur près d’un kilomètre. À quelques reprises, nous pouvons entendre les vocalises de certains bélugas.

    Nous tentons, malgré la pluie, de poser une balise sur le dos d’un béluga, sans succès. Devant les piètres conditions météo, nous remettons le projet à une nouvelle sortie.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 19 NOVEMBRE 2015

    Depuis 13 h, le Bleuvet se trouve à 2 miles nautiques au large des Bergeronnes pour photo-identifier des bélugas. Un troupeau de 60 individus entoure le bateau de recherche. Parmi les bélugas, nous reconnaissons John A. Macdonald et Cœur. Le troupeau est composé surtout d’adultes blancs, mais une dizaine de bélugas sont encore de jeunes gris. Les animaux nagent vers l’amont du fleuve.

    Près d’une heure d’observation plus tard, trois groupes d’une quinzaine d’individus se réunissent pour former un super groupe qui s’étire en une longue ligne de bélugas. Leurs vocalises parviennent même jusqu’à nos oreilles.

    15 h 15, le soleil décline, puisque nous sommes déjà en novembre. La noirceur qui s’installera sous peu nous oblige à mettre fin au contact et à rentrer à bon port.

    Mise à jour : 17 novembre 2017

  • 1 SEPTEMBRE 1990

    Nous avons observé Douceur la dernière fois en 1990. Cette observation remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 17 octobre 2017

     

  • 21 AOÛT 2007

    Nous observons Conferon Connie dans un troupeau d’une quarantaine de bélugas le 21 août 2007. Elle se trouve près de l’île Blanche, une île très fréquentée par les oiseaux, notamment par une importante colonie d’eiders à duvet. Cette île se situe au large de la ville de Cacouna. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, d’autres légèrement gris, certains gris foncés et finalement, des petits «café au lait». Il s’agit donc d’adultes, d’adolescents, de jeunes et d’au moins un nouveau-né. L’ensemble du troupeau est peu actif. Ils sont séparés en petits groupes, de deux à trois individus, certains en billotage et d’autres nageant seule comme le fait Conferon Connie. Notre équipe présente sur l’eau est enthousiaste de revoir cette femelle béluga après quatre ans d’absence! Elle a changé depuis: elle est plus rondelette et la couleur de sa robe a pâli, passant de grise à légèrement grise. Vers la fin de l’observation, une femelle bien connue de notre équipe, Miss Frontenac, vient nager en dessous du bateau de recherche avec deux jeunes animaux de couleur gris

  • 19 AOÛT 1988

    Nous n’avons pas revu Caresse depuis cette observation en 1988. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

  • 7 JUILLET 1997

    Le 7 juillet 1997, notre bateau se trouve au large de Trois-Pistoles. Nous approchons un troupeau d’une vingtaine de bélugas dans lequel Camério est repéré. Nous constatons que le troupeau est composé d’animaux blancs et gris, donc des adultes et des jeunes. Après une heure d’observation, le troupeau commence tranquillement à se séparer en trois groupes distincts de 5 à 8 individus.

    La dernière observation de Camério remonte à plus d’une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 12 octobre 2017

  • 30 MAI 1989

    Le 30 mai 1989, la carcasse de Booly est découverte sur le rivage de la municipalité de Sainte-Flavie dans la région du Bas-Saint-Laurent. En plus de la découverte que Booly est un hermaphrodite, son examen post-mortem nous révèle qu’il est mort des suites de problèmes digestifs, en autre, d’ulcères dans l’intestin. Cet examen nous permet aussi de confirmer que Booly est âgé d’au moins 53 ans et qu’il mesure 4,14 m. Malgré qu’on ait peu de données sur son comportement, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 22 JUIN 1989

    Ainsi, la dernière observation de Bonnie remonte à plus d’une vingtaine d’années. Est-il mort? Malgré des marques évidentes sur le flanc, est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur tout ce temps. Chose certaine, nous restons vigilants et espérons une rencontre prochainement.

    Mise à jour : 12 octobre 2017

  • 30 SEPTEMBRE 1990

    La dernière observation de Blanche-Neige remonte au 30 septembre 1990. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

  • 9 SEPTEMBRE 1994

    Le 9 septembre 1994 est le dernier contact enregistré avec Biscuit. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’oeil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile

  • 21 JUIN 1999

    La dernière observation de Bébé-Luga remonte à 1999. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps ? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 16 septembre 2017

  • 8 AOÛT 1988

    La dernière observation de Baladin remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps ? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

  • 15 JUIN 1986

    La dernière observation d’Aster remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 22 juillet 2017

  • 4 AOÛT 1990

    Nous voyons Ashoona pour la dernière fois le 4 août 1990. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 29 JUILLET 1991

    Nous voyons Aqua-Bulle pour la dernière fois le 29 juillet 1991, cette observation remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-elle arrivée? Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

  • 29 DÉCEMBRE 1994

    Pendant les fêtes de Noël, plus précisément le 29 décembre 1994, sur les rives de Saint-Paul-du-Nord sur la Côte-Nord, nous retrouvons Antarès morte. L’examen post-mortem révèle son âge vénérable: 54 ans et plus et sa taille: 3, 65 m.

  • 10 AVRIL 1996

    Avril 1996, nous trouvons sa carcasse sur le rivage des Escoumins. L’examen post-mortem nous permet de confirmer qu’Alpha est un mâle. Il est âgé d’au moins 42 ans et mesure 4,25 m. Alpha est mort d’une infection bactérienne. À ce jour, son histoire demeure l’une des plus riches de notre album de famille.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 16 AOÛT 2004

    Le 16 août 2004, nous sommes dans le secteur des Bergeronnes. Aile Joyeuse est présent, parmi un groupe d’une vingtaine de bélugas. Il semble revenir des fonds marins avec quelques salissures de boue; vient-il de manger?

    S’agissait-il de la dernière observation d’Aile Joyeuse? Nous ne l’avons pas revu depuis 2004. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Dernière mise à jour : 6 novembre 2015

     

  • 13 MAI 2005

    Le 30 juillet 2003, sur les rives de Saint-Ulric au Bas-Saint-Laurent, nous trouvons la carcasse d’Adhothyus. L’examen post-mortem permet de confirmer qu’Adhothuys est un mâle. Il est âgé de 39 ans et il mesure 4,2 mètres.

    Mise à jour : 16 septembre 2017

  • 18 JUIN 2010

    Le 18 juin 2010, on croise Atmosphère dans le secteur de l’île Verte et de Cacouna. Elle nage dans un groupe d’une trentaine d’individus d’adultes et de jeunes. Le groupe est très dynamique en surface et l’on observe des individus curieux près du bateau et même un épisode de poursuite entre deux animaux.

    Mise à jour : 24 novembre 2017

  • 10 OCTOBRE 2007

    Le 10 octobre 2007, on se trouve avec un troupeau d’au moins 250 individus à l’embouchure du Saguenay. Il y a des adultes, mais aussi plusieurs jeunes qui se démarquent par leur «robe» grise. Le dynamisme du troupeau est élevé, on voit des têtes, des queues et des nageoires pectorales hors de l’eau. Plusieurs individus adoptent un comportement nommé « le marsouinage» : ils se déplacent en accélérant sous la surface puis se projettent vigoureusement hors de l’eau. C’est impresionnant !

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 6 SEPTEMBRE 2013

    Le 6 septembre 2013, nous sommes dans l’embouchure du fjord du Saguenay. Nous croisons un groupe d’une vingtaine de bélugas composé d’adultes, de jeunes et de trois veaux. Dans le même troupeau, on reconnait Amalena, Yogi et Céline. Nous tentons une biopsie sur Yogi, sans succès. Finalement, nous arrivons à prélever une biopsie sur Céline.

  • 6 SEPTEMBRE 2005

    Le 6 septembre 2005, au large de la pointe à Pierre-Paul dans le secteur des Escoumins, nous sommes brassés par les vagues. Nous venons de repérer un groupe de quelques individus, des gros adultes blancs, des mâles. Ils sont plutôt seul à seul, mais parfois ils s’associent entre eux pour une courte durée. Ils ne sont pas faciles d’approche, mais nous réussissons à prendre des photos de quatre d’entre eux. Parmi eux, il y en a un qui semble maigre.

    Mise à jour : 24 novembre 2017

     

  • 2 OCTOBRE 2013

    Nous décidons de nous rendre à la baie Saint-Marguerite dans le fjord du Saguenay. Sur place, nous voyons Cumulus ainsi que Canusa parmi un groupe de sept bélugas. Le groupe est composé exclusivement d’animaux blancs, probablement des mâles adultes. Nous décidons de partir du secteur, car les animaux quittent rapidement le site.

    L’été, des bandes de mâles adultes montent le fjord du Saguenay. Ces bélugas gagnent souvent la baie Sainte-Marguerite où ils se livrent à des comportements étonnants: vocalises à la surface de l’eau, têtes et nageoires pectorales hors de l’eau et somnolence en «billotage».

     

    Mise à jour : 16 mars 2017

  • 13 SEPTEMBRE 2005

    Nous n’avons pas revu Babalou depuis 2005. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 24 novembre 2017

  • 16 JUIN 2009

    Le 16 juin 2009, Atlantis nage parmi un troupeau d’une quinzaine d’individus, adultes et jeunes, dans le secteur des Escoumins. Le groupe semble être principalement composé de gros mâles qui vocalisent, sifflent et approchent notre embarcation. Finalement, les animaux se cantonnent au large du cap Granite. Comme nous avons obtenu une documentation visuelle suffisamment exhaustive, nous quittons le site.

    Mise à jour : 24 novembre 2017

  • 30 SEPTEMBRE 2010

    Le 30 septembre 2010, Albert se trouve au cœur d’un troupeau de bélugas qui voyagent à grande vitesse tous collés les uns contre les autres, dans le secteur de l’anse à la Boule dans le Saguenay. Puis, de jeunes gris viennent étudier notre bateau de recherche. Curieux de nature, ces jeunes nous empêchent de poursuivre notre travail. Twik et Trèfle se font reconnaitre au travers d’adultes et de jeunes. En fin de matinée, on tente de prélever une biopsie sur Trèfle, mais la carabine fait défaut et son comportement est difficile à lire. On quitte le troupeau, qui commence à se dissocier, dans le secteur des traversiers sous une fine pluie

    Mise à jour : 10 novembre 2017

     

  • 13 JUIN 2000

    Charlotte se trouve au large de l’île Rouge. Il nage au travers d’une vingtaine d’individus, un troupeau composé d’adultes et de jeunes. Après une heure d’observation, nous quittons le troupeau et sur notre départ, nous observons au loin des rorquals communs.

    La dernière observation de Charlotte remonte à plus d’une quinzaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps ? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 4 SEPTEMBRE 1998

    La dernière observation de Bello remonte à plus d’une quinzaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’oeil du chercheur pendant out ce temps ? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

     

  • 8 SEPTEMBRE 1997

    Coco se trouve parmi un troupeau d’une quinzaine d’individus dans le secteur des Escoumins. Il nage parmi un groupe composé d’adultes et de jeunes. À notre arrivée, le troupeau est organisé en plusieurs groupes de trois à cinq individus pour ensuite se rassembler en un seul peloton.

    S’agissait-il de la dernière observation de Chinook? Nous ne l’avons pas revu depuis près d’une vingtaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 20 JUIN 1994

    La dernière observation de Blanchon remonte au 20 juin 1994. Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout de temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 14 OCTOBRE 2009

    Le 14 octobre 2009, nous sillonnons le secteur de l’île Rouge. Nous croisons un groupe d’une trentaine d’individus constitué d’adultes, de jeunes et de quatre veaux. Comme le vent se lève, nous ne perdons pas de temps à mettre en place notre protocole de photo-identification. Nous reconnaissons Canadine qui nage en compagnie d’un gros gris. Le troupeau n’est pas facile à suivre, car il s’est scindé une fois pour former de petits groupes de deux à trois individus pour ensuite se réunir à nouveau. Malgré tout, nous décidons de suivre ce troupeau qui se dirige vers l’île Verte.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

     

  • 29 JUIN 2000

    Nous trouvons la carcasse de Bon Désir à la dérive au large des Escoumins. L’examen post-mortem nous permet de confirmer que Bon Désir est un mâle. Il est âgé d’au moins 35 ans et mesure 4,11 m.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 19 OCTOBRE 2009

    Le 19 octobre 2009, nous reconnaissons Montpetit-Gustave dans un troupeau d’environ 25 bélugas adultes au large du quai des Bergeronnes. Parmi eux, deux individus font surface le corps couvert de boue. Cette observation nous permet de croire qu’ils ont plongé jusqu‘au fond pour s’alimenter d’organismes benthiques qu’on retrouve enfouis dans les sédiments. Pour attraper ces proies, les bélugas doivent mettre la tête dans la vase! Ils utilisent leur bouche comme un aspirateur.

    La succion est leur principal mode de capture des proies. Les dents ne leur servent qu’à croquer les proies, qu’ils avalent sans mâcher. Ils se nourrissent surtout de poissons de fond et d’invertébrés. Ils chassent aussi dans la colonne d’eau et près de la surface en utilisant la nage ou le surplace contre le courant.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 8 OCTOBRE 1997

    Le 8 octobre 1997, nous nous trouvons au large des Escoumins à suivre un groupe de sept bélugas, incluant Capone. Le groupe est composé d’adultes et de jeunes. Après une heure d’observation, un autre groupe d’une quinzaine d’individus se joint à nos sept bélugas pour former un nouveau troupeau.

    La dernière observation de Capone remonte au 14 octobre 2015. Est-il mort? Est-il demeuré invisible tout ce temps à l’œil du chercheur? Chose certaine, nous restons vigilants et espérons une rencontre prochainement.

    Mise à jour : 17 octobre 2017

  • 2 OCTOBRE 2013

    Le 2 octobre 2013, nous décidons de nous rendre à la baie Saint-Marguerite dans le fjord du Saguenay. Sur place, nous voyons Cumulus parmi un groupe de sept bélugas. Le groupe est composé exclusivement d’animaux blancs, des adultes, probablement que des mâles. L’observation est de courte durée, car les animaux quittent rapidement le site.

  • 6 OCTOBRE 1993

    La dernière observation de Bach remonte à plus d’une vingtaine d’années. Nous ne l’avons pas revu depuis 1993. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps ? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 17 octobre 2017

  • 18 JUIN 2001

    Le 18 juin 2001, nous apercevons Daisy dans un troupeau d’une trentaine d’individus au large de la municipalité de Kamouraska. Le troupeau est essentiellement composé d’individus blancs et gris, donc des adultes et des jeunes. Ce troupeau représente un défi pour l’équipe, car les animaux effectuent des longues plongées et il est ardu de s’approcher d’eux pour prendre des photos pour notre programme de recherche de photo-identification. De plus, nous tentons de biopsier deux animaux, ce qui nous permet de dévoiler les secrets génétiques et les polluants accumulés dans les tissus, mais les animaux ne se laissent pas approcher. Nous décidons de nous diriger vers le centre du troupeau où nous retrouvons la majorité des individus. Arrivés sur place, les individus se dispersent rapidement. Ce n’est pas facile de récupérer des données sur ce troupeau, mais c’est une réalité qu’il faut prendre en compte lorsque l’on étudie des animaux dans leur milieu naturel.

    S’agissait-il de la dernière observation de Daisy? Nous ne l’avons pas revu depuis une quinzaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 17 octobre 2017

  • 11 AOÛT 2000

    Le 11 août 2000, nous ciblons l’embouchure du fjord du Saguenay comme lieu de travail. Sur notre route, nous croisons un petit groupe d’une dizaine d’animaux, que des adultes d’un blanc clair. Parmi le groupe, nous repérons Béluvie qui nage en compagnie d’Hélis. Après une heure d’observation, notre groupe est rejoint par un groupe de jeunes gris. Finalement, il n’y a aucune interaction entre les adultes et les jeunes et après un moment, les deux groupes prennent des directions différentes.

    Update : October 17, 2017

  • 17 SEPTEMBRE 2003

    Double Vent est vu pour la dernière fois le 17 septembre 2003. Il se trouve dans un groupe d’une trentaine d’individus dans le secteur des Bergeronnes près de l’anse à la Cave. Comme la visibilité est de moins en moins bonne, nous perdons contact avec les animaux, mais nous repérons Double Vent qui nage avec DL0217.

    La dernière observation de Double Vent remonte à plus d’une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, nous restons vigilants et espérons une rencontre prochainement.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 15 SEPTEMBRE 2004

    Le 15 septembre 2004, nous remontons le fjord du Saguenay à midi. Les vagues sont grosses dans l’estuaire et nous avons repéré des bélugas près de la rive nord du fjord. Les reflets du soleil nous empêchent de bien distinguer tous les animaux, mais nous pouvons voir que les groupes sont très disparates: adultes, juvéniles, veaux. Les associations semblent fluides et les comportements sont plutôt aléatoires. Chinook est au cœur d’un troupeau très dynamique. Nous assistons même à des moments de chasse sous la surface de l’eau et les animaux crachent de l’eau à la surface.

    S’agissait-il de la dernière observation de Chinnok? Nous ne l’avons pas revu depuis une dizaine d’année. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

  • 17 AOÛT 1992

    Le 17 août 1992, Delphine est présente au cœur du Saguenay. Elle est loin d’être seule; une trentaine de bélugas forment des groupes séparés, composés d’adultes et de jeunes, dans lesquels on reconnaît Walter, Twik et Double-Vent.

    La dernière observation de Delphine remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-elle arrivée? Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’oeil du chercheur? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, nous restons vigilants et espérons une rencontre prochainement.

  • 13 JUIN 1996

    Le 13 juin 1996, nous croisons un troupeau d’une quarantaine d’individus à l’embouchure du Saguenay. En fait, on y trouve plusieurs petits groupes qui forment tranquillement ce que l’on surnomme un «super-groupe». Le groupe est composé d’adultes et de jeunes incluant Doby Mick.

    S’agissait de la dernière observation de Doby Mick? Nous ne l’avons pas revu depuis 1996. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuse pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

     

  • 7 OCTOBRE 2015

    GraCy est aperçu dans un troupeau d’une cinquantaine d’adultes au large de l’anse à Pierrot dans le fjord du Saguenay. Lentement, en file indienne, les animaux se dirigent vers l’aval, en direction de l’estuaire du Saint-Laurent. GraCy nage en compagnie de huit bélugas, tous de gros mâles, et parmi eux se trouvent deux de ses compagnons les plus fidèles: DL0204 et Or Blanc. Pendant que nous procédons au relevé photographique, nous effectuons un survol avec le drone. Les images sont saisissantes. Ces images aériennes seront utilisées pour estimer la taille des bélugas, une nouvelle information que nous pourrons ajouter à leurs fiches individuelles.

    Mise à jour : march 23, 2017

  • 6 OCTOBRE 2015

    En commençant notre journée, nous croisons un béluga solitaire. Nous décidons de poursuivre notre chemin vers Rimouski, à la recherche d’un plus grand nombre de bélugas. Coup de chance, nous croisons la route d’un immense troupeau qui compte environ 200 bélugas! Le troupeau s’étale sur une bonne distance et se divise en six groupes. La taille des individus nous signale que ce sont surtout des mâles, des adultes et des jeunes. Parmi cette masse de dos blancs, nous reconnaissons celui de Solidaire, qui nage en compagnie de deux autres mâles connus, Jetstream et Trèfle.

  • 22 SEPTEMBRE 2015

    Sud de l’Île Rouge. Un troupeau de femelles accompagnées de jeunes, dont deux veaux et deux bleuvets, nage sans déplacement apparent, en tournant en rond. Au centre du troupeau, un gros groupe, 8 blancs et 4 gros gris vont et viennent en formation serrée. De toute évidence, d’après leur taille, il s’agit de mâles. Avec l’automne qui approche, les troupeaux mixtes se font de plus en plus frequents. Plusieurs individus sont identifiés pendant le contact: Miss Frontenac, Tadou, Nics… et Trèfle… que nous n’avions pas revu depuis 2010.

  • 22 SEPTEMBRE 2015

    Nous sommes à l’embouchure du Saguenay. Brad nage en compagnie de Miss Frontenac et de Trèfle. Ils se trouvent dans un gros troupeau d’une soixantaine d’individus incluant des mâles, des femelles et un nombre élevé de jeunes. Il y a beaucoup d’activité de surface : on aperçoit des nageoires pectorales, des nageoires caudales et des melons, et les bélugas sont très bruyants. On observe aussi un petit rorqual qui fait plusieurs sauts.

  • 22 SEPTEMBRE 2015

    Nous sommes à l’embouchure du Saguenay et nous nous dirigeons vers l’île Rouge. DL0584 nage parmi un troupeau d’une soixantaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont deux nouveau-nés. On observe deux grosses concentrations d’animaux, en premier plan un groupe composé de femelles et de jeunes, suivi par un groupe de mâles adultes. DL0584 se trouve en compagnie d’une femelle connue, Miss Frontenac, et du bleuvet de cette dernière.

    L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent les réseaux de femelles avec les jeunes. Des troupeaux s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture. D’ailleurs, à travers le troupeau de bélugas, on repère plusieurs phoques, oiseaux et petits rorquals. C’est poissonneux !

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 19 SEPTEMBRE 2015

    Serena se trouve parmi une vingtaine d’animaux, tout près de l’anse Saint-Étienne dans le fjord du Saguenay. Il y a une importante couverture nuageuse, mais la visibilité est excellente. Le troupeau est composé de bélugas adultes et de jeunes, dont quatre nouveau-nés. DL1050 nage en compagnie de deux femelles bien connues de l’équipe terrain, Céline et Athéna. Ils se dirigent tranquillement vers la baie Sainte-Marguerite, qui est souvent la destination finale des troupeaux qui remontent le fjord du Saguenay. Aujourd’hui encore, on ignore pourquoi les bélugas affectionnent particulièrement cette baie. Lorsqu’ils atteignent la baie, ils y restent parfois plusieurs heures, à tourner en rond.

    Mise à jour : 30 novembre 2017

  • 18 SEPTEMBRE 2015

    Nous nous trouvons sur la rive nord dans l’estuaire moyen entre Baie-Saint-Paul et Tadoussac. Nous observons un groupe d’une trentaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont un nouveau-né. Cependant, nous sommes un peu gênés par la brume et il est difficile de bien dénombrer le troupeau. On remarque DL0248 en compagnie d’un autre mâle, Nikamun. Ils nagent près de deux femelles connues, Céline et Annakpok. L’ensemble du troupeau est très actif : les bélugas nagent de façon synchronisée et tout à coup ils arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. On ne peut le confirmer, mais c’est probablement des séances d’alimentation. Les conditions de travail sont difficiles : la force du vent et l’augmentation des vagues compliquent la tâche. Nous arrivons néanmoins à prélever deux biopsies sur deux individus.

  • 18 SEPTEMBRE 2015

    Nous nous trouvons sur la rive nord dans l’estuaire moyen entre Baie-Saint-Paul et Tadoussac. Nous observons un groupe d’une trentaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont un nouveau-né. Cependant, nous sommes un peu gênés par la brume et il est difficile de bien dénombrer le troupeau. On remarque DL0248 en compagnie d’un autre mâle, DL0269. Ils nagent près de deux femelles connues, Céline et Annakpok. L’ensemble du troupeau est très actif : les bélugas nagent de façon synchronisée et tout à coup ils arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. On ne peut le confirmer, mais c’est probablement des séances d’alimentation. Les conditions de travail sont difficiles : la force du vent et l’augmentation des vagues compliquent la tâche. Nous arrivons néanmoins à prélever deux biopsies sur deux individus.

  • 17 SEPTEMBRE 2015

    Nous décidons de sillonner le fjord du Saguenay. Près de l’anse à la Boule, nous croisons une dizaine d’animaux, des adultes, des jeunes et un veau. En raison de la large cicatrice sur son flanc gauche, nous reconnaissons facilement Yogi, qui nage au sein du troupeau. Ils sont tous très dispersés, ce qui rend difficiles nos tentatives de biopsies et la prise de photos. Après plusieurs essais, nous décidons de quitter le troupeau. Ils nagent en direction de la baie Sainte-Marguerite, qui est bien souvent la destination finale des troupeaux qui remontent le fjord du Saguenay.

    Aujourd’hui encore, on ignore pourquoi les bélugas affectionnent particulièrement cette baie. Lorsqu’ils atteignent la baie, ils y restent parfois plusieurs heures, à tourner en rond. On y observe souvent des comportements de socialisation et on y entend régulièrement leur « voix », sous l’eau comme au-dessus!

  • 13 SEPTEMBRE 2015

    Nous sommes à la croisée du Saguenay et de la voie maritime du Saint-Laurent, au large des dunes de Tadoussac. DL0204 est dans un troupeau d’une quarantaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes. Il nage en compagnie d’un autre mâle connu, DL0370, qui est lui aussi un membre d’un des deux réseaux de mâles du Saguenay. L’ensemble des bélugas nagent dans toutes les directions, probablement à la recherche de nourriture, puis quelques individus du troupeau vocalisent à la surface. Au loin, on remarque deux groupes de gros individus, assurément des mâles, qui nagent en ligne droite vers l’amont du fleuve.

  • 12 SEPTEMBRE 2015

    En matinée, à 500 m au large de l’ile du Chafaud aux Basques, on observe un troupeau d’une vingtaine d’individus à travers la brume. Le troupeau est principalement composé d’adultes blancs, mais on peut observer quelques jeunes individus gris. Après une trentaine de minutes, on confirme la présence de DL0553 parmi le troupeau, en compagnie d’un bleuvet (individu âgé d’au moins 1 an), ils nagent tranquillement vers le large. En fait, tout le troupeau nage tranquillement, mais on entend beaucoup d’animaux vocaliser. Vers la fin de notre contact, nous réalisons qu’il y a deux nouveau-nés dans le troupeau. Bien collés au flanc de leurs mères, ils étaient jusqu’alors passés inaperçus .

  • 10 SEPTEMBRE 2015

    Profitant de très belles conditions météo, notre équipe s’élance à bord du Bleuvet, le navire de recherche du GREMM, de l’ile Blanche. Au menu: une journée de biopsies pour un projet de recherche sur le dosage de progestérone dirigé par Véronique Lesage, de l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada.

    Nous entrons en contact avec un troupeau d’environ 80 individus, des femelles, des jeunes (environ 40%) et trois veaux. Les animaux nagent les uns près des autres, en groupe de 15 à 18 individus, et 5 groupes satellites de 5 à 8 individus. Parmi les bélugas se distinguent DL9017. Les bélugas se dirigent tranquillement vers l’ouest.

    Sans que nous en voyions la cause, les bélugas augmentent le rythme et le dynamisme de leurs mouvements et très vite, le troupeau se trouve complètement éclaté. Chaque groupe semble prendre des directions opposées. Plus au sud, nous voyons un plus grand nombre d’individus, nous prenons alors ce cap. Peut-être ces bélugas se laisseront-ils plus facilement prendre quelques milligrammes de peau!

    Mise à jour : 8 janvier 2018

  • 4 SEPTEMBRE 2015

    Notre bateau dérive vers l’île Rouge, qui se trouve au milieu de l’embouchure du fjord du Saguenay. Dorothy nage parmi un troupeau de 25 individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont 4 nouveau-nés. Nous n’arrivons pas à reconnaître les femelles qui accompagnent les veaux, mais nous remarquons une vielle connaissance aux côtés de Dorothy, Géographis. Les animaux sont tranquilles, ils font du billotage ou du « milling », c’est-à-dire qu’ils tournent en rond, plongent et refont surface au même endroit à plusieurs reprises. Ce comportement est souvent associé à l’alimentation. Rapidement, le comportement des animaux change, ils nagent tous de façon synchronisée en ligne droite vers la rive sud, au large de Cacouna.

     

     

  • 29 AOÛT 2015

    Nous parcourons le fjord du Saguenay. Pacalou est repérée dans un troupeau d’une quarantaine d’individus. Le troupeau est un mélange de jeunes gris, d’adultes complètement blancs, comme Pacalou, puis d’un seul nouveau-né. Les animaux nagent très près les uns des autres et se dirigent vers l’amont. Quelques fois, le troupeau ralentit et les animaux plongent et remontent au même endroit; ce comportement est souvent associé à des périodes d’alimentations. Soudainement, nous sommes surpris par un individu qui vient cracher de l’eau à la surface. A-t-il raté sa proie?

  • 21 AOÛT 2015

    Entouré d’une fine brume, sous des nuages noirs, nous observons DL0058 à l’embouchure du Saguenay. Il se trouve dans un troupeau d’une soixantaine d’individus. Malgré des conditions de travail difficiles en raison de la météo, on dénombre cinq gros groupes d’une dizaine d’individus. Les animaux se dirigent vers le phare du Haut-fond Prince, qui domine l’embouchure du fjord du Saguenay.

    Apercevant une carcasse de marsouin, nous devons momentanément arrêter notre travail de photo-identification. Nous composons immédiatement le numéro d’Urgences mammifères marins (1-877-722-5346) mais la carcasse n’est pas très fraiche et la décomposition a déjà fait son œuvre. L’équipe de Parcs Canada décide tout de même de récupérer la carcasse et investigueront la cause de mortalité de cet animal.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 17 JUILLET 2015

    ANNAKPOK VUE PRÈS DE L’ÎLE BLANCHE

    Nous observons Annakpok avec une cinquantaine d’individus le 17 juillet 2015. Elle se trouve à la pointe de l’île Blanche, au large de Rivière-du-Loup, une île très fréquentée par les oiseaux, notamment par une importante colonie d’eiders à duvet. Le troupeau dans lequel se trouve Annakpok est majoritairement composé d’adultes, principalement des femelles, et de juvéniles. Elle nage en compagnie de trois autres adultes et deux juvéniles. L’ensemble du troupeau se déplace de façon dynamique et directionnels; donc en route vers un point fixe, sans s’arrêter en chemin. Dans le même troupeau, on reconnait DL0249 un béluga, que nous n’avions pas identifié depuis 17 ans.

  • 4 SEPTEMBRE 2013

    ANNAKPOK ET DEUX VEAUX

    Le 4 septembre 2013, sous une pluie fine et de forts vents, nous observons Annakpok près de l’anse Saint-Étienne dans le fjord du Saguenay. Elle nage en compagnie de Miss Frontenac et de DL0829 dans un troupeau composé d’adultes, de jeunes et de deux veaux. Le troupeau est scindé en plusieurs petits groupes de trois individus qui sont près les uns des autres. Après un suivi approfondi, nous réalisons qu’il n’y a pas deux veaux, mais bien quatre!

  • 4 AOÛT 2015

    Nous observons Céline et son bleuvet dans l’embouchure du fjord du Saguenay, près de pointe Noire. Ils nagent parmi un troupeau d’une quarantaine d’individus, dont un nouveau-né. L’ensemble des animaux monte tranquillement en ligne droite en direction de l’amont du fjord du Saguenay. Nous décidons d’arrêter le bateau pour effectuer un survol du secteur à l’aide d’un drone. C’est un nouvel outil que le GREMM aimerait utiliser pour la recherche et la conservation. L’utilisation d’un drone facilite le dénombrement et l’estimation de l’âge des individus d’un troupeau et augmente la précision des données récoltées.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 4 AOÛT 2015

    Nous observons Jetstream dans l’embouchure du fjord du Saguenay, près du site d’observation Pointe-Noire. Il nage parmi un troupeau d’une quarantaine d’individus, dont un nouveau-né. L’ensemble des animaux monte tranquillement en ligne droite en direction de l’amont du fjord.

    Nous décidons d’arrêter le bateau pour effectuer un survol du secteur à l’aide d’un drone, un nouvel outil prometteur pour la recherche et la conservation des baleines.
    En effet, les drones élargissent la vision d’une zone marine à partir d’un bateau de recherche, facilitent les inventaires et l’estimation des âges, augmentent la précision des données récoltées et permettent l’observation de comportements peu documentés sur le terrain.

    Mise à jour : 27 mars 2017

  • 17 JUILLET 2015

    Le Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM, est au large de Cacouna, à 2 miles de la côte. Nous observons un troupeau de huit individus, composé de quatre adultes blancs et d’autant de jeunes gris. Un des bélugas a un trou bien marqué au flanc droit; c’est Dl2023! En sa compagnie se tient un individu qu’on qualifie de «blanc sale», c’est-à-dire qu’il n’a pas encore tout à fait sa coloration blanche d’adulte.

    Nous positionnons le Bleuvet pour prélever une biopsie sur Dl2023, afin de pouvoir confirmer son sexe et en apprendre plus sur sa génétique. Malheureusement, Dl2023 nous déjoue et nous ratons notre cible. Tout de suite après, le troupeau se sépare en deux groupes qui se dirigent vers des points opposés. Nous tentons de suivre leur trace, mais on dirait qu’ils se sont évanouis… dans l’eau! Durant une trentaine de minutes, nous les cherchons, en vain. Il faudra attendre un prochain contact pour connaître les secrets cachés dans le gras de Dl2023.

    Mise à jour : 8 janvier 2017

  • 10 JUILLET 2015

    Le Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM, se trouve au large des Escoumins. Nous observons ce que nous croyons d’abord être un troupeau de huit individus, avant de découvrir qu’ils sont plutôt 15 bélugas! Parmi eux se trouvent des adultes et quelques animaux gris très pâle, dont DL9039.

    Les animaux vont dans toutes les directions, même qu’on dirait qu’ils tournent en ronds. Des individus apparaissent à la proue du bateau avant de plonger et de ressortir à la poupe. Leurs plongées sont courtes. Que font-ils? Leur comportement est difficile à analyser. Mais leur présence près du bateau nous permet de prendre deux biopsies! Dans ces quelques milligrammes de gras se cache le secret de leur génétique.

  • 10 JUILLET 2015

    Notre bateau est situé sur la rive nord de l’estuaire maritime entre Tadoussac et Rivière-Portneuf. Nous observons un troupeau d’une vingtaine d’individus et Bonheur se trouve parmi eux. Le troupeau est composé d’adultes et de jeunes. Ils passent leur temps à plonger est à remonter à la même place. L’eau étant très clair, c’est impressionnant de les regarder bouger ainsi. Parmi le troupeau, nous repérons un petit groupe de femelles. On les distingue bien parce qu’elles sont petites et rondes. Près du bateau, nous entendons une forte respiration mais ne pouvons pas repérer l’individu à l’origine de ce bruit, ce qui est inhabituel comme situation!

  • 15 JUIN 2015

    Nous sommes près de la bouée k58, dans l’embouchure du fjord du Saguenay. Miss Frontenac se trouve dans un troupeau de huit individus, comprenant des adultes et des jeunes. Les animaux sont en alimentation de surface : on voit des têtes et des coups de queue, c’est très impressionnant! Après une quarantaine de minutes d’observation, une vingtaine d’animaux se sont rajoutés à nos huit individus. Toutefois, le troupeau est très dispersé, ce qui rend difficile la prise de notes.

    L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent les réseaux de femelles avec les jeunes. De grands troupeaux s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture. C’est aussi le lieu de rencontre entre les eaux salées de l’estuaire maritime et les eaux saumâtres du Saguenay. La topographie, les courants, les marées et les caractéristiques des masses d’eau qui se rencontrent créent des conditions océanographiques très particulières qui piègent les proies et qui attirent les mammifères marins et les oiseaux.

  • 15 SEPTEMBRE 2014

    Nous observons Delphi dans le fjord du Saguenay, à la pointe à Passe-Pierre. Elle nage parmi un troupeau de 30 bélugas qui se dirige vers l’amont. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, mais 50 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. On y observe aussi deux nouveau-nés. Après une heure d’observation, les animaux changent complètement de direction: ils mettent le cap sur l’embouchure du Saguenay. À bord du Bleuvet, le réalisateur Michael Parfit est avec nous pour le tournage de son documentaire Call of the Baby Beluga. Son équipe a passé des mois en notre compagnie et avec d’autres équipes de recherche à suivre les bélugas dans leur territoire pour raconter l’histoire de cette petite population menacée et les efforts entrepris depuis des décennies pour la protéger.

  • 13 SEPTEMBRE 2014

    Nous croisons Blue au large de Rivière-du-Loup, dans un grand troupeau d’une centaine d’individus. Les animaux nagent seuls ou en très petits groupes vers l’amont. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, mais 60 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. Le troupeau est composé à majorité de jeunes bélugas, des gris et d’autres qu’on dit « blanc sale » qui ont donc moins d’une vingtaine d’années. On y observe aussi un nouveau-né et un bleuvet, c’est-à-dire un jeune de l’année dernière. Au cours de cette rencontre, nous réalisons sept biopsies. Une journée réussie!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 9 SEPTEMBRE 2014

    Le bateau se dirige en direction de l’île aux Pommes, au large de Trois-Pistoles. Nous observons Corsaire qui se trouve dans un troupeau d’une quarantaine d’individus. À la tête du troupeau, Corsaire nage en compagnie d’une vingtaine de femelles, qui sont rapidement rejointes par un groupe d’une vingtaine de mâles. Les bélugas se déplacent dans tous les sens. Après avoir bien observé et noté les détails de la scène, nous nous éloignons du groupe.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 5 SEPTEMBRE 2014

    Nous croisons un troupeau d’une soixantaine d’individus à l’embouchure du fjord. John A. Macdonald nage en compagnie de plusieurs animaux connus, dont Blanche et Miss Frontenac. Le troupeau est composé d’adultes, de jeunes et de trois nouveau-nés. Les animaux se dirigent lentement vers la baie Sainte-Marguerite.

    Mise à jour : 27 mars 2017

  • 5 SEPTEMBRE 2014

    Nous reconnaissons DL0014, dans un troupeau d’une soixantaine de bélugas dans le fjord du Saguenay. La plupart des animaux sont des adultes blancs, mais nous repérons aussi des jeunes, dont trois nouveau-nés. Les individus se dirigent vers la baie Sainte-Marguerite. Nous sommes en pleine campagne d’échantillonnage pour notre programme de biopsie des bélugas du Saint-Laurent. Nous avons été très productifs ce matin :nous sommes déjà rendus à sept biopsies! Ces petites carottes de gras nous permettront d’obtenir des renseignements sur les taux d’hormones des animaux et nous renseigneront ainsi sur la proportion des femelles bélugas gestantes dans la population du Saint-Laurent.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 25 AOÛT 2014

    Nous croisons Lugi dans un troupeau d’une soixantaine d’individus à l’embouchure du Saguenay. Lugi est accompagné d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né. L’ensemble du troupeau se dirige tranquillement vers l’aval du Saint-Laurent. Nous tentons une biopsie, mais le dard passe juste au-dessus de l’animal! Déception! Un brouillard épais s’installe dans l’embouchure et faute de visibilité, nous devons quitter le troupeau. Nous prenons donc la direction de l’amont du fjord où la visibilité semble encore bonne pour trouver d’autres bélugas.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 25 AOÛT 2014

    Le Bleuvet se trouve à la sortie de l’embouchure du fiord du Saguenay. Devant nous, au moins 70 bélugas composent un troupeau assez dynamique d’adultes et des jeunes. Rapidement, on constate que le troupeau regroupe en fait des groupes d’environ 15 individus. D’un côté, les femelles, les jeunes, ainsi qu’un veau sont réunis et d’un autre, les gros mâles blancs et les jeunes mâles nagent ensemble. Parmi les mâles, on observe Chérubin. Lorsque l’équipe du GREMM a photographié Chérubin pour la première fois en 1989, il était encore tout gris. Aujourd’hui, il est devenu un gros mâle blanc. Aux côtés de Chérubin se trouve Lugi, un autre béluga connu de notre équipe.

    Des bélugas passent près de nous et un relent d’expiration nous monte au nez. Ouf, ça ne sent pas la rose! Non loin de nous passe aussi un gros groupe de phoques gris. Ça grouille dans le fleuve!

    Se dirigeant vers le sud, les bélugas nagent vraiment serrés les uns contre les autres, rendant les mouvements individuels difficiles à suivre. Peu à peu, le brouillard s’installe. Les conditions pour la photo-identification ne sont plus propices, nous mettons donc fin au contact.

    Mise à jour : 17 novembre 2017

  • 25 AOÛT 2014

    Nous observons Or Blanc à l’embouchure du fjord. Il nage parmi un troupeau de 60 bélugas qui se dirige lentement vers l’amont du Saguenay. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs — dont les femelles Blanche et sa fille Marguerite ainsi que DL0553 et les mâles Gracy et DL0918 — mais 40 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. On y observe aussi trois nouveau-nés dont deux d’entre eux sont les veaux respectifs de Blanche et Marguerite. Mère et fille nagent côte à côte, chacune accompagnée de leur rejeton. Nous sommes donc en présence des trois générations de bélugas: une première pour notre équipe!

    Le Saguenay est un lieu où s’entrecroisent les sexes et les générations de bélugas l’été: les réseaux de mâles, comme celui d’Or Blanc, s’entremêlent aux communautés de femelles et les jeunes, ainsi qu’aux groupes de jeunes mâles.

  • 21 AOÛT 2014

    Le bateau se trouve tout près de l’anse Saint-Étienne dans le Saguenay, vis-à-vis une berge que l’on surnomme le « chapeau de cowboy » en raison de sa forme particulière. Nous observons Bélibec parmi un troupeau d’une quarantaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes, dont 2 nouveau-nés. En compagnie de Bélibec, nous observons Yogi, une autre habituée du secteur.

    Le troupeau est séparé en plusieurs groupes. On observe au moins un groupe de mâles et plusieurs groupes de femelles. Il n’est pas évident de décrire leur comportement, car à un moment le troupeau est directionnel puis tout à coup les animaux font du « milling » (ils plongent et remontent au même endroit à plusieurs reprises). Le Saguenay est une zone de rencontre entre les réseaux de mâles bélugas et les réseaux de femelles avec les jeunes. Des troupeaux s’y forment, de façon éphémère, souvent en raison de l’abondance de nourriture.

  • 18 AOÛT 2014

    Nous observons AL au large de L’Isle-Verte sur la rive sud du Saint-Laurent. Il nage parmi un troupeau de 70 bélugas. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, mais 70 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. Il s’agit donc d’un troupeau d’adultes, mais essentiellement composé de jeunes adultes. Les bélugas sont séparés en petits groupes d’une dizaine d’individus et ils remontent tranquillement le fleuve. La rencontre de troupeau e termine par une biopsie réussie.

  • 6 AOÛT 2014

    Nous observons DL1214 dans un troupeau d’une centaine d’individus, comprenant des adultes et des jeunes. On se trouve au milieu du fleuve, dans l’estuaire maritime. Au loin, on observe l’Île aux Basques qui se trouve au large de Notre-Dame-des-Neiges. Le troupeau est composé majoritairement d’adultes de couleur blanc et de plusieurs groupes de jeunes bélugas que l’on surnomme « les ados ».

    Pendant la rencontre, on entend plusieurs séquences de vocalisations. Entendre des vocalises de bélugas n’est pas une chose rare, mais c’est toujours impressionnant. Le répertoire vocal des bélugas est très étendu, comprenant des sifflements, des claquements, des grincements et des grognements, ce qui lui a d’ailleurs valu le surnom de « canari des mers ».

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 30 JUILLET 2014

    Nous venons de recevoir un appel du Réseau d’Urgences mammifères marins, nous informant qu’une carcasse de béluga est à la dérive, à l’est du village des Bergeronnes. Nous nous dirigeons vers le secteur où la carcasse a été observée. Nous repérons effectivement un béluga, mais celui-cin’est pas mort, il fait du billotage (un mot pour dire qu’il flotte comme un billot de bois). Nous reconnaissons Dance-Sea. Il n’est pas très dynamique, il semble maigre et sa respiration est lente. Nous décidons de quitter le secteur pour ne pas être une cause de stress et pour ne pas perturber le comportement de repos de Dance-Sea.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 30 JUILLET 2014

    Nous croisons la route de Leucas au large de l’île aux Basques dans le secteur de Trois-Pistoles. Il se trouve dans un troupeau d’une trentaine de bélugas, en majorité des adultes et quelques individus gris. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’un à sept individus. Tous les animaux se dirigent vers l’amont, luttant contre le courant. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres! Vers la fin de la rencontre, les animaux sont moins actifs et tournent en rond.

  • 22 JUILLET 2014

    Dans le Saguenay, nous observons un troupeau d’une quarantaine d’individus, des adultes et des jeunes, dont un nouveau-né. Cica nage en compagnie d’autres femelles connues, Annakpok et Blanche, qui font aussi partie de la communauté des femelles du Saguenay. L’ensemble du troupeau est très actif : on voit des queues, des melons et des nageoires pectorales à la surface de l’eau. Il y a beaucoup d’action!

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 15 JUILLET 2014

    Le Bleuvet se trouve au large de Pointe-Noire, à la confluence de la rivière Saguenay. Un troupeau d’une quarantaine d’individus nage de façon stationnaire dans l’embouchure. Le troupeau compte une bonne proportion de jeunes (près de 40%). Certains bélugas commencent à se diriger vers le fiord. Dans l’ensemble, le troupeau est très peu dynamique et reste près de Pointe-Noire. Nous observons les animaux, la plupart sont peu marqués, donc difficiles à photo-identifier. Toutefois, nous notons la présence de Dl1585, la seule à être bien reconnaissable.

    Mise à jour : 30 novembre 2017

  • 10 JUILLET 2014

    Le Bleuvet, le bateau de recherche du GREMM, se trouve au large de l’ile Rouge. Nous observons un troupeau d’une trentaine de bélugas, composé d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né. Près d’eux nagent aussi quatre phoques. Serena nage en compagnie de trois autres bélugas et d’un jeune béluga gris. Nous reconnaissons ailleurs dans le troupeau la femelle Pacalou et le mâle GraCy. Surprise! Nous voyons apparaitre à la surface des fèces. Si pour la plupart des gens, les excréments sont répugnants, pour les chercheurs, il s’agit d’une matière pleine de données. Est-ce Serena qui les a produits? Nous ne pouvons le confirmer.

  • 9 JUILLET 2014

    À l’embouchure du fiord du Saguenay, nous observons du Bleuvet un troupeau de 40 bélugas. Certains ont la peau blanche, d’autres l’ont encore grise. Nous voyons aussi deux veaux et un nouveau-né.

    Les animaux se dirigent vers l’amont. Une fois qu’ils ont passé le cap à la Boule, ils commencent à tourner en rond. Sont-ils en train de chasser ? De notre point de vue, il est difficile de l’affirmer. Leur comportement nous permet tout de même de bien les photographier. Nous reconnaissons ainsi DL0370, qui nage en compagnie de sept adultes et de deux jeunes.

  • 29 JUIN 2014

    Nous sommes au sud de l’île Rouge. Nous rencontrons un troupeau d’une cinquantaine de bélugas, des adultes et des jeunes. Parmi le troupeau, nous reconnaissons Pascolio qui se trouve à l’écart des autres et qui tourne en rond. Ce n’est pas un comportement anormal pour ce béluga, l’équipe de recherche l’a observée seule et à l’écart de troupeaux à maintes reprises.
    Lors de nos premières rencontres, Pascolio était curieuse et fantasque. En vieillissant, son comportement est devenu plus posé et elle est devenue moins facile d’approche. On la considère même comme l’un de nos bélugas les plus farouches.

  • 1 OCTOBRE 2013

    Le 1er octobre 2013, nous repérons en après-midi un groupe d’une quarantaine d’individus au large de l’Île aux Basques. Le troupeau dans lequel Chérubin se trouve est composé d’animaux blancs et gris, donc des adultes et des jeunes. Le protocole a été mis de côté pour capturer des images sous-marines des bélugas qui, par curiosité, s’approchent du bateau de recherche.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 1 OCTOBRE 2013

    Nous sommes au large de l’île aux Basques occupés à filmer des images sous-marines des bélugas. Solidaire est immortalisé sur la pellicule avec d’autres adultes blancs et des jeunes gris qui passent et repassent sous notre bateau. Les bélugas sont des animaux grégaires et curieux et ils examinent parfois les embarcations. Ce comportement d’investigation les expose à des risques de collision. C’est pourquoi les navigateurs du Saint-Laurent sont invités à la plus grande prudence en présence de bélugas et si possible, à garder leurs distances.

  • 15 SEPTEMBRE 2013

    Le 15 septembre 2013, nous croisons Céline dans un groupe d’une vingtaine de bélugas composé d’adultes et de jeunes. Nous sommes près de la rivière Sainte-Marguerite dans le fjord du Saguenay et nous suivons le groupe en direction de l’anse Saint-Étienne. Rendus à l’anse, plusieurs individus se mettent à prendre plusieurs directions différentes, ce qui complexifie notre travail.

    Au cours de cette rencontre, nous tentons de prélever une biopsie sur l’un des individus présents. Nous réussissons à atteindre notre cible. La collecte d’une biopsie sur une cible mouvante en bateau n’est pas une mince tâche. Avec la pratique, nous avons atteint un taux de succès de plus de 80 %. Reste que lorsque nous réussissons, il y a de la joie sur bateau. Ce sont des données précieuses et les occasions ne sont pas si fréquentes.

  • 15 SEPTEMBRE 2013

    Le Bleuvet se trouve dans le Saguenay, un peu avant la rivière Sainte-Marguerite, qui se jette dans la baie du même nom. Nous observons un troupeau de vingt individus, des bélugas blancs et gris. Les animaux nagent dans tous les sens. Néanmoins, nous parvenons à prélever deux biopsies! Ces petits morceaux de gras nous permettent de récolter de précieuses données, comme la présence d’hormones liées à la grossesse ou encore la présence de contaminants. Neige nage dans un groupe d’une dizaine de bélugas, des blancs et des gris. Nous observons plus loin plusieurs femelles de la communauté du Saguenay, dont Céline, Miss Frontenac, Athéna et Pacalou.

  • 7 SEPTEMBRE 2013

    En matinée, nous observons Vita en compagnie de GraCy dans la baie Sainte-Marguerite. Il se trouve dans un troupeau d’une trentaine d’adultes, scindé en plusieurs petits groupes dont l’un est composé d’une dizaine de mâles et l’autre de 6 ou 7 juvéniles gris. On voit des queues, des melons et des nageoires pectorales à la surface de l’eau. Il y a de l’action!

    Mise à jour : 12 octobre 2017

  • 7 SEPTEMBRE 2013

    Le 7 septembre 2013, nous travaillons dans la baie Sainte-Marguerite. Le groupe de 10 animaux semble être composé essentiellement de gros mâles et l’autre groupe de sept bélugas est composé de juvéniles, que l’on surnomme les « ados ». Nous réalisons une biopsie sur l’un des bélugas du groupe, dans lequel se trouve AL. Vers 10 h, les animaux s’activent et adoptent des comportements que l’on observe typiquement dans cette baie, des queues et des têtes sortent hors de l’eau. On arrive à prélever une deuxième biopsie sur un second individu. On quitte le groupe d’une trentaine d’individus en fin d’avant-midi.

  • 6 SEPTEMBRE 2013

    Nous retrouvons Yogi dans un troupeau d’une vingtaine de bélugas, adultes, jeunes, et trois nouveau-nés. Nous sommes en plein cœur du projet de biopsie sur les femelles. Nous tentons une biopsie sur Yogi, mais le dard tombe avant, c’est manqué. Nous avons plus de chance avec Céline, la biopsie est réussie.

  • 4 SEPTEMBRE 2013

    Le 4 septembre 2013, sous une pluie fine et de forts vents, nous observons Bélibec près de l’anse Saint-Étienne dans le fjord du Saguenay. Elle nage en compagnie de Miss Frontenac et de DL0516 dans un troupeau composé d’adultes, de jeunes et de deux veaux. Le troupeau est scindé en plusieurs petits groupes de trois individus qui sont près les uns des autres. Après un suivi approfondi, nous réalisons qu’il n’y a pas deux veaux, mais bien quatre dans le troupeau!

     

  • 26 AOÛT 2013

    Nous sommes dans le Saguenay près de la baie Sainte-Marguerite. Nous réalisons un contact avec un troupeau d’une quarantaine d’individus, des adultes et des jeunes. Dans le troupeau, nous repérons Slash, une habituée du secteur. Le troupeau se scinde en deux groupes. L’un des deux groupes est au repos, le second bien actif! En effet, nous apercevons des nageoires pectorales et des têtes qui sortent hors de l’eau. Le nombre de veaux dénombré ce jour-là est particulièrement élevé: six veaux.

    C’est la dernière fois que nous croiserons Slash. Sa carcasse est découverte à peine une semaine plus tard, le 2 septembre 2013 à Longue-Rive en Haute-Côte-Nord. Le calcul des couches de croissance dans ses dents confirme qu’elle était une femelle mature de 47 ans. Son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

     

    Mise à jour : 16 mars 2017

  • 26 AOÛT 2013

    Bélibec est reconnue parmi une quarantaine d’individus, des jeunes gris et des adultes blancs. Le troupeau est ce qu’on qualifie de très actif: les animaux tournent en rond et vocalisent à la surface de l’eau. Lors de cette rencontre, nous observons aussi six nouveau-nés, chacun nageant auprès de sa mère. C’est une très forte concentration de nouveau-nés et des observations comme celles-ci sont exceptionnelles.

  • 23 AOÛT 2013

    Le 23 août 2013, nous effectuons nos recherches dans l’embouchure du fjord du Saguenay près du cap de la Tête au Chien. Nous finissons par croiser un groupe d’une trentaine d’individus incluant DL0584. Nous définissons que le groupe est composé d’adultes et de jeunes, mais nous ne pouvons pas récupérer plus de données sur ce groupe, car il y a trop de vent et de vagues déferlantes.

  • 31 JUILLET 2013

    AL est repéré dans le fjord du Saguenay dans un troupeau d’une vingtaine d’individus. Il se trouve dans un groupe de jeunes bélugas, nous les surnommons les «ados». Ils sont très dynamiques. L’un de ces individus, dès qu’il vient respirer, nous fait entendre sa «voix», ses vocalises sont audibles à la surface de l’eau. Toute cette agitation est difficile à interpréter. D’ici à ce que nous percions les mystères de la vie des bélugas, nous classons ces comportements dans la vaste catégorie des «activités sociales».

  • 31 JUILLET 2013

    Le 31 juillet 2013, nous naviguons près de la rive nord du fjord du Saguenay. Nous prenons contact avec un troupeau d’une vingtaine d’individus. Il s’agit surtout de jeunes mâles gris que l’on surnomme les «ados». Nikamun est parmi eux. Plus la matinée passe et plus le troupeau s’agrandit: des mâles adultes, des femelles et deux veaux s’y joignent pour finalement être une quarantaine d’individus.

    Nous reconnaissons DL1881, désigné comme un «ado», Yogi, une femelle adulte, DL0516, une jeune femelle, et DL0370 un mâle adulte, compagnon régulier de Nikamun. Le Saguenay est un lieu où s’entrecroisent les sexes et les générations de bélugas l’été: les réseaux de mâles s’entremêlent aux communautés de femelles et les jeunes, dont les nouveau-nés, ainsi qu’aux groupes de jeunes mâles, les «ados».

  • 23 JUILLET 2013

    À 15 h 25, nous sommes près de l’île aux Pommes au large de Trois-Pistoles en compagnie de DL1214 dans un troupeau d’une soixantaine de jeunes divisé en sept groupes. Les bélugas sont actifs : certains individus «marsouinent», c’est-à-dire qu’ils nagent en sortant leur corps hors de l’eau, et d’autres sortent la queue.

  • 23 JUILLET 2013

    Nous sommes avec Bilou le 23 juillet 2013, au large de l’île aux Pommes près de la rive sud. Il se trouve dans l’un des sept groupes de jeunes bélugas grisâtres qui s’activent à la surface de l’eau. On voit des queues et des têtes sortir hors de l’eau. Un veau passe d‘un groupe à l’autre sans qu’il nous semble accompagné d’un adulte en particulier. Nous quittons le secteur alors que plus de 70 bélugas sont présents.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 15 JUILLET 2013

    Le 15 juillet 2013, nous sommes dans la baie Sainte-Marguerite avec Cica qui se trouve dans un troupeau d’une vingtaine d’individus incluant DL9018, accompagnée d’un veau et Yogi. Les animaux s’activent et adoptent des comportements que l’on observe typiquement dans cette baie: des queues et des têtes sortent hors de l’eau.

  • 15 JUILLET 2013

    Le 15 juillet 2013, Nomi se trouve dans un troupeau d’une trentaine de bélugas dans l’embouchure du fjord du Saguenay, des adultes et des jeunes. Après avoir effectué une série d’aller-retour dans l’embouchure, le troupeau se disperse en plusieurs petits groupes et prend la direction du large. On ne pourra pas les suivre puisque l’estuaire est couvert de brume.

    L’embouchure du Saguenay est un lieu où se croisent les réseaux de mâles et les communautés de femelles. De grands troupeaux se forment, mais de façon éphémère, pour ensuite se diviser à nouveau en plus petites unités stables de femelles avec les jeunes et de mâles.

  • 3 JUILLET 2013

    Nous sommes à l’embouchure du fjord du Saguenay. Nous croisons un troupeau d’adultes et de jeunes d’une vingtaine d’individus. Parmi les animaux, nous reconnaissons Perle que nous n’avions pas revue depuis quatre ans. La météo est parfaite, mais les reflets du soleil nous empêchent de bien distinguer tous les animaux.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 26 SEPTEMBRE 2012

    Nous sommes à l’embouchure du Saguenay. Serena nage en compagnie de Vita, un mâle qui sillonne régulièrement le Saguenay. Les deux se trouvent dans un troupeau, composé d’une trentaine d’adultes, de jeunes et d’un veau et ils pourchassent des proies coincées dans la barre de courant.

    L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent les réseaux de femelles avec les jeunes. De grands troupeaux s’y forment, de façon éphémère, en raison de l’abondance de nourriture. C’est aussi le lieu de rencontre entre les eaux salées de l’estuaire maritime et les eaux saumâtres du Saguenay. La topographie, les courants, les marées et les caractéristiques des masses d’eau qui se rencontrent créent des conditions océanographiques très particulières qui piègent les proies attirant les prédateurs comme les bélugas.

  • 26 SEPTEMBRE 2012

    MÂLES, FEMELLES, VEAU ET DL014

    Nous observons DL0014 dans un troupeau d’une trentaine de bélugas le 26 septembre 2012, dans le secteur de l’île Verte au large de la municipalité de Cacouna. Au sein du troupeau, on remarque des adultes, des jeunes gris et au moins un nouveau-né. Le troupeau est mixte, il y a des gros mâles et des femelles plus rondelettes et de petites tailles. Les animaux nagent dans les eaux agitées d’une barre de courants où se trouve aussi une vingtaine de phoques gris. Les barres de courants sont souvent des zones de rencontre, en raison du nombre élevé

  • 26 SEPTEMBRE 2012

    Nous travaillons près de l’île Verte. Nous croisons un groupe d’une trentaine de bélugas, composé majoritairement d’adultes. Toutefois, on constate la présence de jeunes et d’un veau. Après un certain temps d’observation, on repère Frimas qui nage en compagnie de Vita et du veau. Les animaux sont peu actifs, mais ils se cantonnent tout près de la barre de courants où se concentrent probablement plusieurs proies.

    Mise à jour : 23 mars 2017

  • 14 SEPTEMBRE 2012

    À l’embouchure du Saguenay, nous rencontrons un troupeau de 10 bélugas. Nous reconnaissons immédiatement Yogi, une femelle que nous suivons depuis des décennies. À ses côtés se trouve un nouveau-né. Est-ce le sien? Au bout de quinze minutes, le nouveau-né va rejoindre le flanc d’un autre individu. Il retourne après un certain temps vers Yogi, et répète le manège quelques fois. Un groupe de quatre individus se rapproche. Nous reconnaissons parmi eux Marjo et la femelle DL1508. Un deuxième nouveau-né est observé dans le troupeau. Soudain, les animaux commencent à nager rapidement vers l’amont.

  • 21 SEPTEMBRE 2012

    Splash est observé au large de l’île Rouge. Nous avons l’impression de retrouver le même troupeau de bélugas que nous avons croisé la veille dans le secteur de Cacouna. Le troupeau regroupe environ 70 bélugas. Il forme une longue file stationnaire parallèle à la côte. Le secteur est achalandé: des phoques gris et des petits rorquals sont présents au travers du troupeau. Vers midi, le vent se lève. Nous perdons de vue les individus qui se trouvent en amont du troupeau. Malgré les conditions météo, nous réussissons une biopsie sur l’un des bélugas.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 21 SEPTEMBRE 2012

    Le 21 septembre 2012, nous nous trouvons sur le Bleuvet, au large de Trois-Pistoles. Autour de nous nage un troupeau d’une cinquantaine de bélugas, tous des adultes blancs. Parmi eux se trouve Al, qui nage en compagnie de Splash. Non loin de nous se trouve aussi un troupeau d’une quinzaine de phoques gris. Au centre des pinnipèdes apparait un petit rorqual. La présence d’autant d’animaux laisse croire qu’il se trouve bien du poisson sous nous.

    Puis, les bélugas se placent à la file indienne et se dirigent vers l’amont. Nous en profitons pour prélever une biopsie sur un béluga qui porte une tache grise.

  • 20 SEPTEMBRE 2012

    Globule se trouve dans un grand troupeau d’une centaine de bélugas adultes, dispersés en une dizaine de sous-groupes. Nous sommes dans le secteur de l’île Verte. La visibilité est excellente en ce début de matinée et nous observons, en plus des bélugas, une bonne dizaine de phoques, des petits rorquals et des marsouins communs. Une bonne journée de travail nous attend: nous ciblons tour à tour les différents groupes de bélugas dispersés aux alentours de l’île et photographions les différents individus.

    Mise à jour : 20 septembre 2012

  • 13 SEPTEMBRE 2012

    Nous travaillons dans le Saguenay, près du cap Blanc. Nous sommes en présence d’un troupeau d’une quarantaine de bélugas. Les reflets sur l’eau compliquent un peu les relevés. Nous avons repéré pas moins de trois veaux dans le troupeau. La femelle Blanche est présente, tout comme Or Blanc. Une vingtaine de bélugas, adultes et jeunes, forment un groupe lâche autour duquel gravitent des groupes de quelques individus. Devant nous, six gros mâles que nous tentons de biopsier, en vain.

  • 12 SEPTEMBRE 2012

    Nous observons Bilou dans le fjord du Saguenay au sein d’un troupeau d’une trentaine d’individus. Il nage aux côtés des bélugas DL2450 et DL2026. Les animaux sont actifs et arpentent la baie Sainte-Marguerite. La majorité d’entre eux sont des adultes blancs de bonne taille et il y a quelques jeunes gris. Nous présumons qu’il s’agit de mâles. Le Saguenay est un lieu où s’entrecroisent les sexes et les générations de bélugas l’été: les réseaux de mâles s’entremêlent aux communautés de femelles.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 6 SEPTEMBRE 2012

    À bord du Bleuvet, nous sillonnons le Saguenay à la recherche de bélugas à étudier. Nous croisons la route d’un troupeau de vingt-cinq bélugas, composé d’adultes blancs, de jeunes gris et de deux nouveau-nés couleur chocolat au lait. Au début du contact, tous les bélugas sont regroupés en un seul groupe, puis, au bout d’une heure, ils se dispersent en petits groupes de quatre à cinq individus. Nikamun se trouve dans un groupe de six adultes et d’un jeune. L’identification des individus nous permet de constater que le troupeau est mixte. Nous reconnaissons les mâles Vita, DL0197, Jetstream et DL0370. Lorsque la pluie commence à tomber, les animaux s’éloignent et nous rentrons protéger notre matériel.

  • 4 SEPTEMBRE 2012

    Nous naviguons au large de la rive sud dans l’estuaire maritime vis-à-vis de L’Isle-Verte. Nous sommes en présence d’un gros troupeau de 120 bélugas, et parmi eux se trouve Cica. Le troupeau est divisé en une vingtaine de petits groupes d’adultes blancs et de jeunes gris. Les animaux se régalent de petites proies dans les remous du courant. Impossible toutefois d’identifier les proies au menu aujourd’hui. La diète des bélugas est très variée. Les poissons comme le capelan, le hareng, le lançon, les anguilles et plusieurs espèces d’invertébrés font partie de leurs proies de prédilection.

  • 22 AOÛT 2012

    En arrivant au large de Rivière-du-Loup, nous croisons un troupeau de 30 individus, des adultes blancs, des jeunes gris ainsi que deux nouveau-nés. Aquabelle est accompagnée d’un nouveau-né, mais on ne peut pas confirmer qu’il s’agit bien du sien. Les animaux sont séparés en trois groupes de six à huit individus. L’un des groupes quitte le troupeau pour repartir vers l’aval. Après une heure de suivi, le troupeau se disperse en huit groupes où les animaux nagent serrés les uns près des autres. On y dénombre maintenant 40 bélugas. Les animaux longent le récif de l’île Blanche, une île très fréquentée par les oiseaux, notamment par une importante colonie d’eiders à duvet.

  • 22 AOÛT 2012

    Notre bateau fait face à l’église, près du quai de Rivière-du-Loup. Coquine-Blanche est repérée dans un troupeau d’une vingtaine d’animaux. Le troupeau est un mélange de jeunes gris, d’adultes complètement blancs, comme Coquine-Blanche, puis d’un seul nouveau-né. Nous avons observé ce troupeau pendant près de trois heures. La forme du troupeau a beaucoup changé pendant ces heures. Au début de l’observation, le troupeau était séparé en trois gros groupes de 6 à 8 individus. Puis, rendu près du récif de l’île Blanche située en face de la municipalité de Cacouna, le troupeau est passé de 20 à 30 bélugas. À la fin de notre observation, il y avait un «mega-groupe» de 12 bélugas à la tête du troupeau suivi de plusieurs petits groupes de 2 à 3 individus, un peu comme la forme d’un chapelet.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 15 AOÛT 2012

    En 2010, surprise : Ondine est photographiée dans la baie des Chaleurs! Quelques semaines plus tard, elle est de retour à la tête du chenal Laurentien, amaigrie. Il faudra attendre le mois d’août 2012 pour avoir de nouveau de ses nouvelles : plusieurs signalements d’un béluga apparemment mal en point, dérivant entre Les Escoumins et Les Bergeronnes, parviennent au Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins. Le 15 août, Robert Michaud, directeur de la recherche au GREMM, se rend au Centre de découverte du milieu marin aux Escoumins pour documenter l’un de ces signalements. Il confirme qu’il s’agit d’Ondine et qu’elle semble mal en point.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 12 JUILLET 2012

    Le Bleuvet se trouve au large de la pointe aux Crêpes, dans le fiord du Saguenay. Autour de nous nagent une vingtaine de bélugas, dont la moitié sont des jeunes. Dans le troupeau, nous observons pour une deuxième journée de suite Bélibec. Elle nage aujourd’hui en compagnie de deux autres adultes tout blancs et de trois jeunes encore gris. Au bout de vingt minutes d’observations, nous nous abritons à l’intérieur de la cabine du bateau tandis qu’un orage se déverse sur nous. Puis, la pluie se calmant, nous pouvons observer à nouveau le troupeau qui avance tranquillement. De temps à autre, une tête de béluga émerge à la surface.

  • 8 SEPTEMBRE 2011

    Nous sommes en amont de la batture aux Alouettes. C’est là que nous découvrons Louveteau dans un troupeau d’une dizaine d’animaux, des adultes et des jeunes. Le contact avec ce groupe est de courte durée, soit moins d’une heure, car les conditions de mer sont difficiles. Nous perdons de vue le groupe en milieu d’après-midi, alors que les vagues atteignaient près d’un mètre de hauteur.

    Mise à jour : 30 avril 2017

  • 23 SEPTEMBRE 2011

    Le 23 septembre 2011, nous nous dirigeons vers le secteur de l’Île Verte. Nous repérons un groupe de sept bélugas composé d’adultes, incluant Corsaire, de jeunes et d’un veau. Au travers de notre groupe, on constate qu’il y a deux petits rorquals et plusieurs phoques gris. Il semblerait que sous «nos pieds», l’eau grouille de proies! Des femelles, comme Corsaire, deviennent de véritables «pros» de leur territoire, elles en connaissent bien les ressources qui peuvent subvenir efficacement à leurs besoins et ceux leur nouveau-né.

  • 19 SEPTEMBRE 2011

    Notre bateau se trouve au large de la rivière des Grandes Bergeronnes. La visibilité est excellente. Au début de la rencontre, une dizaine d’adultes sont dispersés un par un. En moins d’une heure, ils sont rejoints par une quarantaine d’autres adultes. Des groupes, comptant jusqu’à une dizaine d’individus nageant côte à côte, se sont formés. Ils effectuent des changements de direction fréquents qui suggèrent qu’ils sont à la recherche de nourriture. DL0204 est identifié en compagnie de Vita, Frima et DL0014.

  • 14 SEPTEMBRE 2011

    Aujourd’hui, le 14 septembre 2011, au large de l’île aux Basques, nous rencontrons une quarantaine d’individus, dont Bonheur. Le troupeau est composé d’adultes, de jeunes et de deux nouveau-nés. La majorité des individus sont toutefois des jeunes de couleur gris.

  • 14 SEPTEMBRE 2011

    DANCE-SEA AU LARGE DU CENTRE ARCHÉO TOPO

    Tôt en matinée, le 14 septembre 2011, nous croisons deux bélugas blancs, des adultes, au large du Centre Archéo Topo, un centre d’interprétation sur l’archéologie aux Bergeronnes. Parmi les deux individus, nous repérons Dance-Sea, mais nous ne reconnaissons pas son compagnon. Pendant une heure, semblant nonchalants, les deux bélugas nagent ensemble et finissent par se séparer et prendre des directions différentes. Chaque observation est importante et nous renseigne sur le comportement des bélugas. Parfois, nous observons des individus seuls et le même individu, revu lors d’une autre observation, se trouvera dans une tout autre situation. D’ailleurs, lors de l’observation précédente de Dance-Sea, ce dernier se trouvait dans un gros troupeau comprenant une cinquantaine d’individus, incluant des femelles, des jeunes et des nouveau-nés. Ils se trouvaient à l’embouchure du fjord du Saguenay. L’embouchure est une zone de rencontre. Les réseaux de mâles bélugas y croisent les communautés de femelles avec les jeunes.

  • 26 SEPTEMBRE 2011

    Nous repérons une quinzaine de bélugas adultes dans le secteur des Bergeronnes. D’autres bélugas blancs de bonne taille se joignent au troupeau. Finalement, nous sommes en présence d’une centaine d’individus, parmi lesquels Blue se trouve. Certains bélugas sont en paire, toutefois la majorité des animaux sont seuls et ils se déplacent dans un petit périmètre. Des marsouins, un rorqual commun et un petit rorqual sont aussi présents dans le secteur.

    Vers midi, les conditions météo s’enveniment : les vagues s’amplifient et le brouillard s’installe. Juste avant de quitter le troupeau, nous reconnaissons le béluga mâle Chérubin et nous assistons à des comportements très dynamiques, comme des coups de queue donnés à la surface de l’eau.

  • 2 SEPTEMBRE 2011

    DL1214 se trouve dans un gros troupeau de 80 individus, tous des adultes, au large des Escoumins. La plupart des animaux se dirigent vers l’aval, c’est-à-dire en direction du golfe du Saint-Laurent, alors qu’une vingtaine font du «billotage», un mot pour dire qu’ils flottent comme des billots de bois à la surface de l’eau; ils sont en mode repos.

     

  • 2 SEPTEMBRE 2011

    Nous sommes au large des Bergeronnes. Brad se trouve dans un troupeau d’environ 150 bélugas. La plupart sont des adultes blancs, répartis en groupes de 4 à 8 individus.

    Ces grands rassemblements sont de nature éphémère. Ils regroupent essentiellement des mâles. Ils sont souvent observés dans le secteur aval de la distribution d’été des bélugas, soit entre Tadoussac et Les Escoumins. Après quelques heures, ces vastes troupeaux se séparent en de plus petits groupes.

  • 2 SEPTEMBRE 2011

    Le 2 septembre 2011, nous sommes au large des Escoumins. AlbioriX se trouve dans un troupeau d’environ 90 bélugas, tous des adultes blancs, répartis en groupes de 5 à 8 individus. Certains animaux somnolent à la surface de l’eau. À la fin du contact, le troupeau se scinde et une partie s’éloigne en aval.

    Ces grands rassemblements, de nature éphémère, regroupent essentiellement des mâles. Ils sont souvent observés dans le secteur aval de la distribution d’été, entre Tadoussac et Les Escoumins, secteur très peu fréquenté par les femelles accompagnées de jeunes. La préférence des troupeaux de mâles pour ce secteur est peut-être liée aux types de proies qu’ils y retrouvent.

  • 18 AOÛT 2011

    Nous observons April dans le fjord du Saguenay, à l’anse à la Boule. Elle nage parmi un troupeau de 60 bélugas qui se dirige vers l’amont en longeant le rivage. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, mais 50 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. On y observe aussi un nouveau-né. Arrivés à la baie Sainte-Marguerite, les animaux se dispersent en petits groupes et adoptent des comportements que l’on observe typiquement dans cette baie, des queues et des têtes sortent hors de l’eau. Nous entendons toutes sortes de vocalises, des grincements de porte, des sifflements et bien d’autres. Nous observons aussi un deuxième nouveau-né.

  • 9 AOÛT 2011

    Nous avons revu Écho. Nous l’avons photographié dans le secteur des Bergeronnes avec un très grand troupeau de bélugas réunissant une centaine d’adultes blancs. Nous suivons ce troupeau vers le sud. En fin de journée, les bélugas se dispersent et quittent le secteur.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 9 AOÛT 2011

    Au large des Bergeronnes nagent près de 120 bélugas, presque tous des adultes blancs. Nous croyons, par la taille des bélugas, que ce sont des mâles réunis. Nageant avec quatre autres baleines, nous observons Or Blanc, facilement reconnaissance grâce à son petit trou sur le flanc gauche devant sa crête. Le troupeau est vraiment étendu, la centaine de bélugas s’étalent sur plus d’un 1 kilomètre. Les animaux se divisent en groupes de 5 à 8 individus et certains nagent même seuls. De retour au laboratoire, nous avons bon espoir de reconnaitre plusieurs individus dans un si grand troupeau, mais nous n’identifions que DL0242.

  • 9 AOUT 2011

    Le Bleuvet nous porte au large des Bergeronnes. Devant nous, 150 bélugas, tous des adultes à l’exception d’un ou deux gros bélugas gris (donc presque des adultes), nagent en un seul et même troupeau. DL1214 nage avec six adultes, dont Nics, DL1996, DL0218, Écho et DL493. Les bélugas se dirigent vers la rive sud. Au fil de nos photos, nous réalisons que les bélugas se distancient et qu’ils deviennent difficiles à suivre. Nous les laissons donc poursuivre leur route et continuons la nôtre.

  • 13 JUILLET 2011

    En arrivant au large du cap de Bon-Désir, dans le secteur aval de l’estuaire, nous croisons un petit troupeau dispersé. Les animaux nagent seuls ou en très petits groupes. Après deux heures de suivi, le troupeau se resserre et on y dénombre maintenant une cinquantaine de bélugas, en grande majorité des adultes et quelques individus gris. Parmi eux, un béluga avec une cicatrice ronde et blanche sur le dessus du dos, juste devant sa crête dorsale. Il n’avait alors pas encore de nom!

  • 11 JUILLET 2011

    Nous sommes à l’embouchure du Saguenay lorsque nous apercevons Elle. Elle est accompagnée de deux autres adultes blancs et de trois jeunes gris. Soudainement, le troupeau se divise! Deux des trois adultes prennent la direction de l’aval alors que le troisième poursuit sa course vers l’amont du Saguenay avec les trois jeunes. Nous décidons de suivre la paire d’adultes vers l’aval, car nous voulons tenter notre chance pour une biopsie. Finalement, ce n’est que partie remise: les animaux demeurent à une trop grande distance et le temps s’assombrit. Nous devons les laisser, car la pluie commence et nous devons nous mettre à l’abri.

  • 4 JUILLET 2011

    Le matin du 4 juillet 2011, l’embouchure du Saguenay est bouchée de brume. Nous perdons de vue le groupe de bélugas que nous tentions de suivre. Rendus à la baie Sainte-Marguerite, aucun béluga n’est présent. Nous redescendons le fjord et amorçons un contact avec un groupe que nous avons croisé un peu plus tôt, groupe dans lequel Aquarelle se trouve. Les animaux sont très calmes. Ils s’immobilisent parfois à la surface de l’eau. Puis, quelques minutes plus tard, l’activité de surface reprend de plus belle. Les bélugas deviennent très bruyants tout en se déplaçant vers l’amont du Saguenay.

    Mise à jour : 17 novembre 2017

  • 3 JUILLET 2011

    Nous sommes dans la baie Sainte-Marguerite dans le fjord du Saguenay. Aquarelle est là, dans un troupeau d’une vingtaine d’individus, des adultes et des jeunes. Le pourcentage de jeunes gris est très élevé, au moins 50 % des individus. Aujourd’hui encore, on ignore pourquoi les bélugas affectionnent particulièrement cette baie. Lorsqu’ils atteignent ce lieu, ils y restent parfois plusieurs heures d’affilée à tourner en rond. On y observe souvent des comportements de socialisation et on entend régulièrement leur «voix», sous l’eau, comme au-dessus!

  • 23 JUIN 2011

    Nous observons Cica dans le fjord du Saguenay, à l’anse Saint-Étienne. Elle nage parmi un petit troupeau de 14 bélugas qui se dirige vers l’embouchure du Saguenay. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, mais 50 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. Les animaux nagent seuls ou en très petits groupes. Lors de cette rencontre, nous réussissons à prélever une biopsie sur l’un des individus.

  • 20 JUIN 2011

    Nous revoilà tout près du cap de la Tête au Chien, au large de Port-aux-Quilles dans Charlevoix. Nous sommes en présence d’un troupeau de 25 bélugas, des adultes, parmi lesquels on aperçoit brièvement Marjo, et des jeunes. Après quelques minutes à se déplacer d’un groupe à l’autre, nous réalisons qu’il s’agit d’un même troupeau que nous avions rencontré ce matin, au même endroit. Nous avions perdu leur trace alors qu’ils se déplaçaient rapidement vers l’aval à la faveur de la marée baissante. Après une patrouille infructueuse à l’île Blanche, nous revenions au cap de la Tête au Chien à la recherche d’un nouveau troupeau. Il y a des journées comme celle-ci où nous avons l’impression de jouer au chat et à la souris… C’est habituellement les bélugas qui gagnent!

  • 30 SEPTEMBRE 2010

    Trèfle se retrouve au cœur d’un troupeau de bélugas qui voyagent à grande vitesse, tous collés les uns contre les autres, dans le secteur de l’anse à la Boule, dans le Saguenay. Puis, de jeunes gris viennent investiguer notre bateau de recherche. Curieux de nature, ces jeunes nous empêchent de poursuivre notre travail. Twik se fait reconnaître au travers d’adultes et de jeunes. En fin de matinée, on tente de prélever une biopsie sur Trèfle, mais la carabine fait défaut et son comportement est difficile à lire. On quitte le troupeau, qui commence à se dissocier, dans le secteur des traversiers sous une fine pluie. C’est seulement la deuxième fois que nous apercevons Trèfle dans le Saguenay.

  • 27 SEPTEMBRE 2010

    Le 27 septembre 2010, nous sommes au sud de l’île Rouge, au large de Tadoussac. Nous prenons contact avec un troupeau d’une quarantaine d’individus. Il s’agit surtout de jeunes gris que l’on surnomme les «ados». Ces bélugas sont plutôt actifs: ils tournoient sur place, on entend leurs vocalises sous la surface et certains crachent de l’eau et sortent parfois leurs nageoires au-dessus de la surface. On arrive à voir des bélugas qui pourchassent leurs proies juste sous la surface de l’eau. Après cette séquence d’alimentation, le troupeau se disperse et DL1328 poursuit sa route avec une quinzaine de bélugas.

  • 6 SEPTEMBRE 2010

    Le 6 septembre 2010, Franchement, la journée n’est pas idéale pour la photo-identification des bélugas. Le vent souffle fort, aux moutons (blancs) s’ajoutent des reflets qui rendent la visibilité des bélugas (blancs) moindre. Nous mettons le cap vers le fiord, en espérant que le temps y soit plus calme. Nous trouvons un troupeau d’une quarantaine d’individus composé d’adultes et de jeunes près de Baie-Sainte-Catherine. Les bélugas sont très actifs, ils font beaucoup d’activités de surfaces, comme des crachats, des coups de queue. Certains bélugas apparaissent de côté, dévoilant la moitié de leur ventre. DL1670 se trouve dans un groupe de 10 individus, des blancs (des adultes), des blancs sales (de jeunes adultes) et des gris bien bâtis (des ados). Dans le même groupe se trouvent aussi DL2319, DL2453, DL2452 et Néo. Alors que les bélugas étaient très actifs quelques secondes plus tôt, ils semblent s’évaporer. Nous attendons 10 minutes, mais ils ne réapparaissent pas à travers les vagues. Nous décidons de poursuivre notre chemin à la recherche d’autres animaux.

     

  • 6 SEPTEMBRE 2010

    De nombreux plaisanciers profitent des derniers jours d’été dans la baie Sainte-Marguerite. Nous y sommes aussi à bord du Bleuvet pour étudier les bélugas. Nous entrons en contact avec un troupeau d’environ 35 individus, composé d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né. Plusieurs bélugas font du billotage, c’est-à-dire qu’ils restent stationnaires à la surface, en repos, tels des billots de bois flottants. Puis, peu à peu, les animaux commencent à être actifs. Nous pouvons alors voir des queues, des pectorales et même des têtes sortir de l’eau. C’est à ce moment que nous reconnaissons dans le troupeau April, qui nage avec Athéna.

  • 19 AOÛT 2010

    Nous mettons le cap sur le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de DL1214 alors qu’il se trouve dans un grand troupeau de 120 bélugas, des adultes mâles. Le troupeau est divisé en une dizaine de groupes d’environ huit à dix bélugas. Nous y reconnaissons également DL1257, un mâle qui semble privilégier le secteur aval de l’estuaire.

    Les animaux sont dispersés et très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres sortent la queue ou leurs nageoires pectorales hors de l’eau. Certains individus nagent de façon dynamique et directionnelle et tout à coup s’arrêtent, plongent et remontent plusieurs fois au même endroit. Ce comportement est souvent associé à l’alimentation. L’embouchure du Saguenay, par ses conditions océanographiques particulières, est un lieu riche en proies. D’ailleurs, un phoque commun profite aussi de l’abondance de nourriture!

  • 30 JUILLET 2010

    Nous sillonnons la côte au large des Bergeronnes. Arrivés près du cap de Bon-Désir, nous croisons deux bélugas: Laurent et Atlantis. Les animaux sont peu actifs, leurs comportements alternent entre le repos, dit le « billotage », et des plongées de courtes durées.

    Mise à jour : 30 avril 2017

  • 28 JUILLET 2010

    Par cette belle journée d’été, nous sommes à bord du Bleuvet dans le fiord du Saguenay. Nous observons un troupeau d’une trentaine d’individus, composé d’adultes et de jeunes. Rendus assez près, nous tentons une biopsie, sans succès.

    Le troupeau se divise en quelques groupes qui effectuent des activités différentes. Par exemple, six bélugas font du billotage, c’est-à-dire qu’ils se reposent en surface, en surplace, l’un à côté de l’autre. Non loin de là, de jeunes gris nagent activement. L’un deux crache en surface et nous donne l’impression d’être en pleine partie de chasse. Deux autres gris donnent des coups de tête, de pectorales et de queue à la surface de l’eau, laissant entendre des claquements.

    Dans un autre groupe se trouve DL0197. Certains bélugas restent sur place, d’autres montent le fiord. Nous tentons une autre fois de prélever une biopsie sur un béluga, sans toutefois obtenir de succès. Finalement, au bout de trois heures d’observations bien riches, nous laissons les bélugas à leurs activités.

  • 23 JUIN 2010

    Nous mettons le cap sur le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de Splash près de la rive nord. Il se trouve dans un troupeau de 30 bélugas, principalement des adultes mâles et quelques jeunes gris. Après une heure de suivi, le troupeau grossit et on y dénombre maintenant quarante bélugas.

    Les animaux sont très actifs. Certains bélugas sortent la tête en surface, comme pour nous espionner, d’autres sortent la queue hors de l’eau. Nous entendons toutes sortes de vocalises. Un groupe de six individus détonne avec le reste du troupeau: ils somnolent à la surface de l’eau. Puis ils se mettent à plonger et remonter au même endroit à plusieurs reprises, un comportement qu’on appelle le « miling » qui est souvent associé à l’alimentation. Ce secteur, par ses conditions océanographiques particulières, est un lieu riche en proies! Nous tentons de prendre une biopsie sur l’un des individus, mais malheureusement nous ratons notre cible!

  • 9 JUIN 2010

    Au large de Kamouraska, près de l’Île aux Fraises, nous observons Solidaire parmi un troupeau d’adultes blancs et de « blancs sales », c’est-à-dire de jeunes adultes, présumés mâles dans ce cas-ci. Le troupeau demeure sur place, ils plongeeaient et remontent au même endroits à plusieurs reprises; un comportement qu’on appelle le « miling » qui est souvent asscocié à l’alimentation.

  • 22 OCTOBRE 2009

    Nous trouvons Blue au large de l’île Rouge, en plein centre de l’estuaire, parmi un troupeau de 80 individus. Après 30 minutes de suivi, nous tentons une biopsie sur l’un des individus du troupeau de Blue. Le dard de la fléchette frappe l’animal, mais ne s’enfonce pas assez suffisamment pour que nous puissions obtenir un échantillon de la peau et du gras sous-cutané. Pas de chance! Une biopsie a été prélevée sur Blue en 2001. C’est cette biopsie qui nous a révélé son sexe.

    La collecte d’une biopsie sur une cible mouvante en bateau n’est pas une mince tâche. Avec la pratique, nous avons atteint un taux de succès de plus de 80%. Reste que lorsque nous manquons une cible, il y a un peu de déception sur le bateau. Ce sont des données précieuses et les occasions ne sont pas si fréquentes. Nous rentrons vers Tadoussac sous la neige. C’est notre dernière journée en mer pour cette année.

  • 16 SEPTEMBRE 2009

    Le matin du 16 septembre 2009, DL0058 a été aperçu avec Louveteau dans un troupeau d’environ soixante adultes mâles. Ils se trouvaient entre Tadoussac et Les Bergeronnes. Au cours de cette rencontre, nous avons tenté de prélever une biopsie sur Louveteau. Nous avons manqué la cible de peu. Nous devrons donc attendre pour ajouter l’échantillon d’ADN du compagnon de DL0058 à notre collection.

    La collecte d’une biopsie sur une cible mouvante en bateau n’est pas une mince tâche. Avec la pratique, nous avons atteint un taux de succès de plus de 80%. Reste que lorsque nous manquons une cible, il y a un peu de déception sur le bateau. Ce sont des données précieuses et les occasions ne sont pas si fréquentes. À la prochaine!

  • 24 AOÛT 2009

    Au large de l’ile Verte nage un troupeau de trente bélugas, composé d’adultes et de jeunes. De fortes vagues soulèvent le Bleuvet, mais nous sommes bien décidés à photo-identifier les bélugas. Les bélugas nagent en direction des iles du Pot à l’Eau-de-Vie, surnommés parfois par leur nom anglophone «Brandy Pot». À travers les vagues, nous reconnaissons Splash, qui nage en compagnie d’un petit béluga gris. Après une heure d’observation, les animaux commencent à tourner en rond et à aller dans des directions opposées. Nous terminons le contact en prélevant une biopsie.

  • 19 AOÛT 2009

    Douxi se trouve dans un troupeau composé d’une trentaine de bélugas. Il se trouve près de la baie Sainte-Marguerite dans le fjord du Saguenay. Dans ce troupeau, on observe quelques groupes de quatre à cinq bélugas, mais la majorité des individus sont en groupes de deux, soit un individu blanc et un gris. On constate un fort pourcentage de jeunes gris et deux nouveau-nés. L’un des nouveau-nés nage au côté de Vita, un gros mâle qui fait partie de l’un des deux réseaux de mâles du Saguenay. Une gros mâle peut mesurer autour de 4 m., tandis qu’un nouveau-né va mesurer autour de 1,5 m. Une pluie fine commence à tomber, une pause est de mise pour protéger nos appareils photo, mais nous continuons de suivre ce troupeau, car dès que l’averse se termine, nous reprendrons le travail.

    Mise à jour : 28 novembre 2017

  • 14 AOÛT 2009

    À quelques milles nautiques de notre port d’attache, Tadoussac, nous observons à bord du Bleuvet un troupeau comptant une soixantaine de bélugas, des adultes, des jeunes et un nouveau-né. Les bélugas nagent vers la rive sud. Nous sommes à la queue du troupeau et photographions peu à peu les individus en nous approchant de la tête. Nous reconnaissons ainsi Nics, qui nage dans un groupe où se trouve aussi un nouveau-né, quatre adultes et un jeune. Plus loin, nous reconnaissons aussi Frimas, AlbioriX, Miss Frontenac, Or Blanc, DL1328, Al, DL1935.

  • 14 AOUT 2009

    Parfois, les bélugas semblent vouloir nous faire plaisir et se réunir en troupeaux de vedettes. C’est ce qui nous est arrivé cette journée-là. Nous venions tout juste de quitter la marina de Tadoussac à bord du Bleuvet, notre bateau de recherche, nous croisons la route d’un troupeau d’une cinquantaine de bélugas qui se dirigent tranquillement vers la rive sud. Dans le troupeau se trouvent des adultes et des jeunes, ainsi qu’un veau, c’est-à-dire un béluga né cette année.

    Nous plaçons notre bateau à la queue du troupeau pour observer les bélugas de tailles plus petites. Ce sont tous des adultes, parce qu’ils sont blancs, mais il pourrait s’agir de femelles. Nous photographions les baleines blanches et parvenons à reconnaitre une belle brochette de vedettes de notre album de famille : AlbioriX, Frimas, DL014, DL2228, Nics, Miss Frontenac, DL2453, Or Blanc, DL1328, Al, DL1802, Elle et DL173. Ce fut un contact bien constructif pour ajouter des pages dans notre album.

  • 9 AOÛT 2009

    DL0248 se trouve dans un troupeau composé d’une trentaine de bélugas, essentiellement des jeunes gris, à l’embouchure du Saguenay. Nous les suivons de derrière, «à la queue» du troupeau. Il est difficile d’avancer, nous sommes en plein cœur d’une puissante barre de courant où il y a des vagues désordonnées et au-dessus de nous, volent plusieurs mouettes de Bonaparte.

    L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre! Les réseaux de mâles bélugas y croisent les réseaux de femelles avec les jeunes. De grands troupeaux s’y forment, de façon éphémère, en raison du nombre élevé de nourriture. C’est aussi le lieu de rencontre entre les eaux salées de l’estuaire maritime et les eaux saumâtres du Saguenay. La topographie, les courants, les marées et les caractéristiques des masses d’eau qui se rencontrent créent des conditions océanographiques très particulières qui piègent les proies attirant les mammifères marins et les oiseaux.

  • 9 AOÛT 2009

    Nous nous trouvons à l’embouchure du Saguenay près de la bouée K54. C’est là que Stanley, accompagné de DL0248, nage dans un troupeau d’une trentaine de bélugas, essentiellement des jeunes gris. Nous sommes à la queue du troupeau. Il est difficile d’avancer, car nous sommes en plein cœur de la barre de courants, un secteur dynamique qui attire aussi beaucoup d’oiseaux marins, comme les mouettes de Bonaparte que nous observons.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 9 AOÛT 2009

    À bord du Bleuvet, nous observons à l’embouchure du Saguenay un troupeau comptant une trentaine de bélugas. Nous sommes à la queue du troupeau et remontant tranquillement vers la tête, en prenant soin de photographier chacun des individus. Un des bélugas a de belles marques : c’est Mirapakon. Il nage en compagnie de sept autres bélugas. Lors de cette rencontre, nous avons aussi pu reconnaitre John A. Macdonald, DL0370, DL1995, DL0248, Jetstream, GraCy, Stanley, DL2214 et Or Blanc.

  • 16 JUILLET 2009

    Nous sommes au large du cap de Bon-Désir. Nous croisons un troupeau d’une vingtaine d’individus. Selon leur taille, ils seraient des mâles. Les animaux ont des déplacements plutôt irréguliers : on les observe tourner en rond et émettre des vocalises en surface. Après une heure passée dans ce secteur, on voit deux individus qui remontent l’estuaire et s’arrêtent au cap Granite, laissant la dizaine d’autres bélugas en aval.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 12 JUILLET 2009

    Nous voici à bord du Bleuvet, à l’embouchure du fiord du Saguenay. Autour de nous nagent une quinzaine de bélugas, des adultes et des jeunes. Parmi eux, nous reconnaissons Cica et Yogi, deux femelles bien connues de la communauté du Saguenay. Nous observons les animaux se rapprocher tranquillement de la côte. Soudain, ils changent net de direction et vont plutôt vers l’ile Rouge. À nouveau, ils changent tous de direction et reviennent vers l’embouchure. Est-ce que les bélugas tournent en rond?

  • 11 OCTOBRE 2008

    Bilou nage parmi une centaine de ses semblables en plein cœur du fjord du Saguenay. Il est dans un troupeau très dynamique de jeunes adultes, des «ados». Les animaux frappent la surface avec leur queue et sortent même la tête hors de l’eau. Toute cette agitation est difficile à interpréter. D’ici à ce que nous percions les mystères de la vie des bélugas, nous classons ces comportements dans la vaste catégorie des «activités sociales».

  • 16 JUILLET 2008

    Nous sommes au large de Bergeronnes, à bord du Bleuvet. Une vingtaine de bélugas, tous des adultes blancs, se trouvent autour de nous. Le troupeau semble bien éparpillé, les bélugas se regroupent puis se distancient. Parmi les animaux, nous identifions Blue grâce à sa tache grise. Afin d’obtenir plus de données sur lui, nous tentons de prendre une biopsie sur son flanc. Toutefois, la fléchette qui nous aurait permis de récolter le gras du béluga passe juste au-dessus de sa crête dorsale.

    Au bout de deux heures d’observation, nous voyons les bélugas se regrouper et commencer à nager dynamiquement vers le fiord du Saguenay. Nous remarquons alors un nouveau-né. Nous sommes surpris, parce que nous pensions avoir affaire à un groupe de mâles adultes. Le nouveau-né et sa mère viennent probablement de se joindre au groupe à l’instant.

  • 22 OCTOBRE 2007

    Nous observons Aquarelle dans le fjord du Saguenay, à l’anse à Pierrot. Elle nage parmi un troupeau de 40 bélugas qui se dirige vers l’aval. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, mais la moitié des animaux sont gris ou légèrement gris. Aquarelle est accompagnée de Yogi, DL0553 et DL1903, trois autres femelles de la communauté du Saguenay. Un animal avec une déformation sur le dos accompagne aussi Aquarelle; c’est seulement la deuxième fois que nous l’observons.

  • 1 OCTOBRE 2007

    Nous travaillons au large des Bergeronnes sur la rive nord du Saint-Laurent, tout près de la batture du cap de Bon-Désir. Nous apercevons Marinis dans un troupeau de six adultes. Il nous semble émacié, mais son comportement est tout à fait normal.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 27 AOÛT 2007

    Nous sommes dans l’embouchure du fjord du Saguenay. Nous repérons Écho dans un troupeau de 150 bélugas, des adultes et des jeunes. Dans ce troupeau, il y a au moins 30 groupes de bélugas, c’est impressionnant! L’embouchure du Saguenay est une zone de rencontre. Les mâles bélugas y croisent régulièrement les troupeaux de femelles accompagnées de jeunes. Ces grands rassemblements sont par contre habituellement éphémères, bien souvent le temps d’un repas partagé! Les forts courants de l’embouchure du Saguenay agissent comme de véritables barrières ou la nourriture se concentre.

  • 9 AOÛT 2007

    Jasper est observé au large des Escoumins. Le troupeau est composé d’une trentaine de bélugas uniquement blancs, des adultes. La distribution des animaux est très étendue, mais nous réussissons à prendre plusieurs photos de bélugas qui présentent des caractéristiques physiques intéressantes. À la fin de la journée, parmi ce troupeau, nous reconnaissons un autre mâle: Trèfle.

    Mise à jour : 27 mars 2017

  • 6 AOUT 2007

    Au large des Bergeronnes se trouve un grand troupeau comptant 120 bélugas, dont la majorité a une coloration de peau gris pâle, ce qui veut dire que ce sont de jeunes. Nous reconnaissons Bilou grâce à sa large cicatrice sur le flanc gauche. Il nage en compagnie de deux autres bélugas adultes, que nous ne parvenons pas à identifier. Les bélugas qui composent le troupeau ont des comportements variés : certains sont actifs à la surface, d’autres se reposent. Soudain, nous recevons un appel du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins. Un béluga semble moribond et filons analyser la situation.

  • 30 JUILLET 2007

    Nous mettons le cap sur le secteur aval où l’on rencontre régulièrement des troupeaux de mâles. Nous croisons la route de Monpetit-Gustave alors qu’il se trouve dans un troupeau de 40 bélugas, des adultes mâles, au large de la rive nord. Nous y reconnaissons également les mâles Trèfle et Le Survivant, ce dernier étant un habitué du secteur aval et un compagnon régulier de Monpetit-Gustave.

    Au moment de notre rencontre, les animaux sont dispersés et seuls ou en petits groupes. Puis, dans les heures qui suivent, la plupart se réunissent en deux grands groupes: l’un de 12 bélugas, l’autre de 18. Le reste des individus poursuivent leur route, seuls ou en paire.

  • 10 OCTOBRE 2006

    Nous sommes à l’embouchure du Saguenay. Autour de nous, une vingtaine de bélugas nagent. Leur taille et leur comportement nous laissent croire qu’il s’agit d’un troupeau de mâles adultes. Néanmoins, il se trouve parmi eux un individu blanc, tout petit, et quelques gris plus petits aussi. À un certain moment, les individus plus petits quittent le troupeau et treize bélugas se regroupent très près. Nous photographions les individus et reconnaissons Montpetit-Gustave, en compagnie de Chérubin. Soudainement, les animaux disparaissent. Il ne reste qu’un béluga blanc. Nous restons avec lui un peu, attendant de voir ressurgir les autres… Rien. Nous décidons donc de rentrer à quai : c’est la fin du contact, mais aussi la fin de notre saison de photo-identification!

  • 27 AOÛT 2006

    L’équipe du Bleuvet rencontre Splash à l’embouchure du Saguenay dans un troupeau d’une centaine d’individus. Pour la plupart, ce sont des adultes blancs, mais une dizaine d’entre eux sont encore gris, mais de bonne taille: très probablement des bélugas qui entament leur vie d’adulte. Les bélugas deviennent entièrement blancs entre l’âge de 12 à 16 ans.

     

  • 21 AOÛT 2006

    Au large des Bergeronnes, nous observons à bord du Bleuvet un troupeau d’une trentaine de bélugas, tous des adultes. La taille des individus nous laisse croire que le troupeau est composé essentiellement de mâles. Parmi eux se trouvent Cœur et Cumulus. Les bélugas descendent le Saint-Laurent. Ils nagent à bonne distance et restent longtemps à la surface, effectuant de courtes plongées. Peu à peu, les bélugas sont moins dynamiques, même que beaucoup d’entre eux se mettent à faire du surplace. Au bout de deux heures d’observation et de photo-identification, nous remarquons qu’un autre troupeau s’apprête à rejoindre nos bélugas. Nous allons vers eux pour pouvoir les photographier et ainsi les étudier.

  • 9 JUIN 2005

    Nous sommes au large de l’ile Verte, à bord du Bleuvet. Autour de nous nagent quinze bélugas, tant des animaux adultes que jeunes. La plupart du temps, nous reconnaissons les bélugas en laboratoire, de retour sur la terre ferme, parce que les rencontres sont brèves et que nous devons noter plusieurs éléments. Toutefois, nous arrivons à identifier Aquarelle et Élisabeth directement sur le bateau ! Aquarelle se repose, elle fait ce qu’on appelle du « billotage ». D’autres animaux connus dans le groupe sont pour leur part plus actifs et nagent les uns contre les autres, bien serrés : Amalena, Blanchon, DL1932 et DL584.

  • 15 SEPTEMBRE 2004

    Vers midi, nous décidons de sillonner le fjord du Saguenay.
    Près de l’anse aux Fesses, nous croisons un troupeau d’une quarantaine de bélugas. Parmi ce groupe d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né, nous observons un gros mâle, Eldy.

    Au début du contact, le troupeau est en déplacement vers l’amont, mais d’un coup, les animaux deviennent très dynamiques et leur comportement nous laisse croire qu’ils chassent. D’ailleurs, nous observons quelques individus cracher de l’eau. Auraient-ils raté leur tentative de capture?

    La dernière observation de Eldy remonte à une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 23 mars 2017

  • 8 AOÛT 2004

    Nous observons Sea-P dans un troupeau d’une trentaine d’individus composé d’adultes et de jeunes au large de Tadoussac, près de la pointe Rouge. Nous essayons de poser une balise radio VHF sur le flanc d’un béluga. Malheureusement, nous ne réussissons pas la manœuvre, car la ventouse n’adhère pas à la peau de l’animal. Le troupeau est dur à suivre, les animaux se trouvent directement dans le reflet du soleil. Finalement, nous parvenons à poser une balise sur un individu de grande taille légèrement gris, possiblement un jeune adulte. Nous espérons que notre balise tiendra un bout de temps pour nous permettre d’obtenir des données intéressantes! .

    La dernière observation de Sea-P remonte à plus d’une dizaine d’années. Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible tout ce temps à l’œil du chercheur? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 28 JUILLET 2004

    Nous observons Écho au large de l’île Blanche dans le secteur de Rivière-du-Loup. Il nage parmi un troupeau de 40 bélugas. Au sein du troupeau, on remarque des individus entièrement blancs, mais 70 % des bélugas sont gris ou légèrement gris. Le troupeau est composé à majorité de jeunes bélugas, des gris et d’autres qu’on dit « blanc sale » qui ont donc moins d’une vingtaine d’années. Les animaux sont actifs et font du « milling », c’est-à-dire qu’ils tournent en rond, plongent et refont surface au même endroit à plusieurs reprises. Ce comportement est souvent associé à l’alimentation. Nous tentons de poser une balise radio VHF sur l’un des individus, mais ratons notre cible! Vers la fin de notre rencontre, les animaux mettent tous le cap vers l’amont.

  • 21 JUIN 2004

    En début d’après-midi, près de l’île Verte, nous repérons un troupeau d’une vingtaine de bélugas. On reconnaît Tadeus, qui nage parmi un troupeau d’adultes et de jeunes. Les conditions de travail sont difficiles : le vent et la barre de courant compliquent la tâche. Néanmoins, nous arrivons à prélever une biopsie sur un des adultes. On pense aussi avoir reconnu Coquine Blanche qui est accompagnée d’un jeune béluga gris. Il est 15h : la journée de travail doit se terminer comme le vent s’est levé drastiquement.

    La dernière observation de Tadeus remonte à plus d’une dizaine d’années. Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 9 OCTOBRE 2003

    Nous sommes au large de la municipalité de Rivière-du-Loup. Nous croisons un groupe d’une vingtaine de bélugas composé d’adultes et de jeunes. Nous observons Sirius qui nage en compagnie d’une autre femelle, Conferon Connie, et un jeune gris. Le troupeau est séparé en plusieurs groupes de deux individus, ils avancent en file vers l’aval. Nous réussissons une biopsie sur l’un des individus qui possède trois petites encoches dans la crête dorsale et une petite ligne grise sur le flanc gauche.

    La dernière observation de Sirius remonte à plus d’une dizaine d’années. Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 8 OCTOBRE 2003

    Nous observons Norquay dans le fjord du Saguenay, près de la baie Sainte-Marguerite. Il se trouve dans un troupeau d’une quarantaine d’individus composé d’adultes, de jeunes et d’un nouveau-né. Il nage en compagnie de Tepui et Griffon. À notre arrivée, le troupeau est dispersé en plusieurs petits groupes; tranquillement, les animaux se rassemblent en un seul gros peloton.

    La dernière observation de Norquay remonte à 2003. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 6 OCTOBRE 2003

    Piccolo nage parmi un troupeau d’une soixantaine d’individus dans le fjord du Saguenay. Le groupe semble être principalement composé d’adultes qui examinent notre embarcation, mais nous observons quelques jeunes gris. Finalement, les animaux se cantonnent dans l’embouchure du Saguenay.

    Nous n’avons pas revu Piccolo depuis cette observation. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 25 SEPTEMBRE 2003

    Nous nous trouvons au large des Escoumins, où nous repérons un troupeau d’une vingtaine d’individus, des adultes et des jeunes. Malgré des vagues considérables dans le secteur, nous reconnaissons Virgule. Il nage en compagnie de 3 bélugas adultes, des mâles. Les conditions commencent à être très difficiles, nous devons quitter le troupeau.

    La dernière observation de Virgule remonte à plus d’une dizaine d’années. Est-il mort? Est-il resté invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 17 SEPTEMBRE 2003

    Matthew se trouve dans un groupe d’une trentaine d’individus dans le secteur des Bergeronnes, près de l’anse à la Cave. La visibilité réduit et nous perdons contact avec les animaux. Nous réussissons tout de même à repérer Double-Vent qui nage avec DL0217et Matthew.

    La dernière observation de Matthew remonte à plus d’une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 25 AOÛT 2003

    Le Bleuvet est au sud de l’ile Blanche, qui se trouve au large de Saint-Siméon. Nous observons un troupeau d’environ 80 bélugas, composés à parts égales d’adultes et de jeunes. Les animaux ne bougent pas beaucoup, ils nagent tranquillement, plongent sur place. Nous tentons une biopsie sur un animal dont la crête comporte plusieurs encoches. C’est un succès! Le troupeau se scinde : les adultes blancs se dirigent vers Cacouna, tandis que les jeunes gris poursuivent leur nage et leurs plongées sur place. De retour au laboratoire, nous observons les photos minutieusement. Nous parvenons à identifier Écho et plusieurs de ses fidèles compagnons : DL1229, DL2140, DL0492, DL0619 et DL0125.

  • 16 OCTOBRE 2002

    Nous travaillons à l’embouchure du fjord du Saguenay, près des traversiers. Nous sommes en présence d’un troupeau d’une quarantaine de bélugas, incluant Trem Blanc. Le troupeau est principalement composé d’adultes. Devant nous, nous observons plusieurs gros mâles que nous tentons de biopsier, en vain.

    La dernière identification de Trem Blanc remonte à plus d’une dizaine d’années. Est-il mort? Est-il resté invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 15 OCTOBRE 2002

    C’est dans le secteur Les Escoumins-Les Bergeronnes que nous reconnaissons Oméga parmi une trentaine d’adultes. Vu leur taille, nous présumons que le troupeau est composé uniquement de mâles. Selon le technicien en chef de l’équipe de recherche du GREMM, il est difficile de les suivre parce que les animaux sont très dispersés et ils « viraillent en rond ».

    Notre dernière rencontre avec Oméga remonte à plus de quatorze ans. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 3 SEPTEMBRE 2002

    Nous sommes à l’embouchure du Saguenay près de la pointe Rouge. Nous reconnaissons Walter et Pascolio dans un troupeau d’une trentaine d’individus composé d’adultes, de jeunes et d’un veau. Les animaux sont dispersés et ils plongent longtemps. Aucune chance pour nous de réussir à poser un émetteur sur l’un d’entre eux.
    S’agissait-il de la dernière observation de Walter? Nous ne l’avons pas revu depuis 2002. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.


    Mise à jour :
    15 mars 2016

  • 30 AOÛT 2002

    Nous croisons plusieurs bélugas au large du site d’observation de Pointe-Noire. Le troupeau d’une cinquantaine d’individus réunit des adultes, des jeunes et un nouveau-né. Quin nage en compagnie de la femelle Pascolio et d’un jeune gris. Le groupe est très actif en surface et l’on voit des queues sortir de l’eau.

    La dernière observation de Quin remonte à plus d’une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 16 AOÛT 2002

    Nous observons Napou une dernière fois le 16 août 2002. Il se trouve dans un troupeau d’une vingtaine d’individus près de la baie Sainte-Marguerite dans le fjord du Saguenay. Il nage en compagnie des mâles Walter et Le Survivant.

    C’est la dernière fois que nous croiserons la route de Napou. Sa carcasse a été retrouvée le 9 octobre 2011 sur les rives de La Martre en Gaspésie. L’examen post-mortem confirme qu’il s’agit bien d’un mâle. Il était âgé de plus de 55 ans et il mesurait 4,24 m.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 31 JUILLET 2002

    Le vent souffle sur le fjord du Saguenay et la crête des vagues est d’une blancheur remarquable. Nous prenons la direction de la baie Sainte-Marguerite. La composition des groupes où Nip se trouve est diversifiée :
    à l’approche de la baie, nous apercevons des groupes de bélugas, probablement des mâles adultes. Plus loin, des groupes de jeune gris, incluant Slash, et quelques nouveau-nés. Puis, au milieu de la baie, des bélugas arpentent le secteur, visiblement des jeunes accompagnés de femelles.

    La dernière observation de Nip remonte à plus de 14 ans. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 14 SEPTEMBER 2001

    Nous prenons la direction de l’embouchure du fjord du Saguenay. Tout près de la pointe Noire, nous rencontrons un troupeau d’une trentaine d’animaux, des adultes et des jeunes. Nous apercevons Sedna parmi un groupe de six adultes à la robe blanche. Nous réussissons à photographier tour à tour tous les individus du troupeau.

    La dernière observation de Sedna remonte à plus d’une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 21 JUIN 2001

    Patte d’Oie est aperçue dans le secteur de l’ile Verte en compagnie d’une trentaine de bélugas et même des petits rorquals sont présents dans le secteur. Parmi les individus observés, un béluga crache de l’eau et d’autres chassent visiblement des proies sous la surface. Cette journée-là, l’équipe tente deux biopsies sur des individus du groupe.

    C’est la dernière fois que nous avons vu Patte d’Oie. Elle a été trouvée morte neuf ans plus tard, en 2010. L’examen post-mortem a révélé qu’il s’agissait d’une femelle âgée de plus de 40 ans de 3,69 m.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 11 AOÛT 2000

    À l’embouchure du Saguenay, Hélis est reconnu parmi une dizaine d’adultes. Le groupe nage dans des eaux agitées. Il passe près d’un autre groupe de bélugas comprenant des adultes et des jeunes. Si les deux groupes sont distants d’à peine 100 m l’un de l’autre, nous ne voyons aucune interaction entre les deux.

    Mise à jour : 27 mars 2017

  • 16 AOÛT 1999

    Tôt en matinée, vers 7 h, nous croisons un troupeau d’une cinquantaine d’individus à la hauteur de Baie-des-Rochers, au large de Saint-Siméon, dans Charlevoix. Guimauve se trouve dans un groupe de bélugas blancs de bonnes tailles, qui se dirigent vers l’île Blanche, au large de Cacouna. Le troupeau est très dispersé et commence à se désintégrer. Nous quittons éventuellement le secteur, ayant perdu de vue tous les individus du troupeau.

    La dernière observation de Guimauve remonte à plus d’une quinzaine d’années. Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 10 novembre 2017

  • 21 JUIN 1999

    Galubé se trouve dans un troupeau d’une dizaine de bélugas, que des adultes. Les animaux nagent au travers des traversiers qui font la navette entre Tadoussac et Baie-Saint-Catherine.

    Il s’agit de la dernière observation de Galubé. Il a été trouvé échoué mort le 3 août 1999. Les données prélevées sur sa carcasse ont révélé que ce mâle mesurait 4,18 mètres et qu’il est mort à l’âge de 29 ans.

    Mise à jour : 23 mars 2017

  • 4 SEPTEMBRE 1998

    Arrivés au cap Sainte-Marguerite dans le fjord du Saguenay, nous y découvrons une vingtaine de bélugas, des adultes et jeunes. Parmi eux, Équerre nage tranquillement avec trois autres jeunes gris.

    S’agissait-il de la dernière observation d’Équerre? Nous ne l’avons pas revu depuis une vingtaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

     

     Mise à jour : 6 novembre 2015

  • 4 SEPTEMBRE 1998

    Nous remarquons Trident dans la baie Sainte-Marguerite. D’autres bélugas évoluent autour de lui : des jeunes bélugas gris ainsi que des adultes d’un blanc clair. Le troupeau, d’une vingtaine d’individus, est plutôt éparpillé dans la baie.

    La dernière observation de Trident remonte à plus d’une quinzaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 17 JUILLET 1998

    Pablo nage parmi un troupeau d’une vingtaine de bélugas dans la baie Sainte-Marguerite située dans le fjord du Saguenay. Le troupeau est composé d’adultes et de jeunes adultes. Souvent, les troupeaux de mâles qui remontent le Saguenay vont se livrer à des comportements étonnants : vocalises à la surface de l’eau, têtes et nageoires pectorales hors de l’eau et somnolence en « billotage » à la surface.

    La dernière observation de Pablo remonte à 18 ans. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 9 OCTOBRE 1997

    Oreillette est observé parmi une quarantaine de bélugas, tous des adultes. L’ambiance est aux longues plongées et au comportement de repos. Plusieurs individus font du « billotage ». On quitte le groupe lorsque la noirceur s’installe.

    Nous avons observé Oreillette la dernière fois en 1997. Cette observation remonte à plus d’une quinzaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 18 JUILLET 1997

    Nous croisons une dizaine de bélugas au large de l’Île Verte. Parmi ce groupe d’adultes et de jeunes et d’un veau nous repérons Flippo. Le troupeau est scindé en plusieurs groupes dispersés de deux à trois individus. Le vent commence à se lever, donc nous décidons de nous diriger à la tête du troupeau pour récupérer le plus grand nombre de données avant de quitter le site.

    La dernière observation de Flippo remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-elle arrivée? Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

  • 15 AOÛT 1996

    Nous sommes au large de l’île Verte et nous croisons un troupeau d’une quarantaine d’individus composé principalement d’adultes. Les animaux sont tranquilles, ils sont au repos. Plusieurs individus font du « billotage ». Toutefois, nous reconnaissons Titanic en compagnie d’un autre blanc. Après une heure d’observation, comme il est difficile de les prendre en photos, nous décidons de partir à la recherche d’un autre troupeau.

    La dernière observation de Titanic remonte à plus d’une vingtaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 18 JUIN 1996

    Nous sommes à l’embouchure du fjord du Saguenay. Nous repérons un troupeau d’une quarantaine d’individus, des adultes et des jeunes. Le troupeau se scinde en deux groupes, l’un d’une vingtaine d’animaux adultes et jeunes et l’autre d’une quinzaine d’animaux adultes. Après une heure d’observation, nous remarquons qu’il y a très peu d’interactions entre les deux groupes. Vers la fin du contact, nous tentons une biopsie, la cible est atteinte et l’équipe est satisfaite.

    S’agissait-il de la dernière observation de Mo? Nous ne l’avons pas revu depuis une vingtaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 22 MAI 1996

    Tesna est repéré dans le secteur de la batture aux Alouettes. Il fait partie d’un troupeau de bélugas d’une trentaine d’individus dans lequel on repère des adultes, des jeunes et un nouveau-né. Plus encore, Tesna est en compagnie de bélugas bien connus de l’équipe de recherche : Griffon, Slash, Twik, Virgule et DL0111 sont présents. Plus tard en matinée, Tesna et Twik sont un peu à l’écart du groupe, accompagnés de jeunes gris. Les chercheurs notent que le pédoncule de Tesna semble avoir une déformation, mais ses déplacements sont normaux.

    La dernière observation de Tesna remonte à plus d’une vingtaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 2 OCTOBRE 1995

    Nous sommes dans le Saguenay. Nous venons de reconnaître Loulou dans un troupeau d’une soixantaine d’individus, principalement des adultes. En compagnie de Loulou, nagent Walter, Pablo, Double-Vent, Équerre et DL0084.

    La dernière observation de Loulou remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 17 octobre 2017

  • 8 SEPTEMBRE 1995

    Zéblanc est observé au large des Bergeronnes accompagné d’une vingtaine d’autres bélugas, pratiquement que des adultes. Le travail de recherche est complexe cette journée-là, les animaux se trouvent au cœur de la voie maritime et le passage des cargos et du bateau-pilote interrompt le contact avec les bélugas.

    La dernière observation de Zéblanc remonte à une dizaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 21 JUILLET 1994

    La dernière observation de Kilt remonte à plus d’une dizaine d’années. Il nageait alors en compagnie de trois autres bélugas, deux adultes et un jeune, parmi un groupe de dix individus, dans le secteur de Saint-Siméon, Charlevoix. Que lui est-il arrivé depuis? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Dernière mise à jour: 6 novembre 2015

  • 21 AOÛT 1993

    Muska nage dans le secteur de la batture aux Alouettes. Elle n’est pas seule, quelques bélugas adultes, des bélugas juvéniles et un nouveau-né composent son troupeau. D’autres bélugas sont repérés en périphérie, mais on les perd de vue.

    La dernière observation de Muska remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-elle arrivé? Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 26 SEPTEMBRE 1992

    Nous sommes à un mille nautique au large du cap de la Tête au Chien, Charlevoix. Nous observons un troupeau de deux individus, des jeunes. Puis, tout d’un coup, nous tombons sur Vagabonde qui nage à l’écart, elle plonge et remonte au même endroit à plusieurs reprises. Nous la quittons, car au loin nous repérons un autre groupe de 8 à 10 bélugas.

    La dernière observation de Vagabonde remonte à plus de 25 ans. Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 14 AOÛT 1992

    On l’avait aperçu dans le secteur des îlets Boisés, en aval des Escoumins. Nous ne l’avons pas revu depuis. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Dernière mise à jour: 6 novembre 2015

  • 28 AVRIL 1991

    Sur le rivage du village Les Boules, dans le Bas-Saint-Laurent, nous découvrons la carcasse de Nakamu. L’examen post-mortem permet de confirmer que Nakamu est un mâle de 3,87 mètres. Malheureusement, nous n’avons pu confirmer son âge.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 22 SEPTEMBRE 1990

    Nyatamah est observée au large de Kamouraska. Nous repérons un troupeau d’une dizaine d’individus, des adultes et des jeunes. Après plusieurs minutes d’observations, nous réalisons que l’un des jeunes, un nouveau-né, nage constamment aux côtés de Nyatamah. C’est probablement son petit.

    La dernière observation de Nyatamah remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-elle morte? Est-elle demeurée invisible à l’œil du chercheur? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 25 AOÛT 1990

    La dernière observation de Lou-Lou remonte à plus d’une vingtaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 30 avril 2017

  • 8 AOÛT 1989

    La dernière observation de Mistamec remonte à plus de 25 ans. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 26 JUIN 1989

    La dernière observation de Limoilou remonte à plus de 25 ans. Que lui est-il arrivé depuis? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Dernière mise à jour: 6 novembre 2015

  • 12 AOÛT 1988

    Déjà adulte à l’époque, Papibel est observé qu’une seule fois le 12 août 1988. Il se trouve au large des Bergeronnes dans un troupeau de 80 individus composé en grande majorité d’adultes.

    La dernière observation de Papibel remonte à plus de 25 années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Impossible de savoir pour le moment. Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 8 AOÛT 1988

    La dernière observation de Pilote BSL remonte à une trentaine d’années. Que lui est-il arrivé? Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 3 OCTOBRE 1986

    La seule observation de Mercure remonte à plus de 25 ans. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses qui nous aident à mieux comprendre cette population fragile.

    Mise à jour : 7 novembre 2017

  • 10 août 2015

    Nous nous trouvons près de la rive nord dans l’estuaire moyen entre Baie-Saint-Paul et Tadoussac. La visibilité est parfaite. Nous reconnaissons DL1688 parmi un troupeau d’une dizaine d‘individus, des adultes et jeunes. Ils sont tous près de la côte et nagent en file indienne vers l’amont du Saint-Laurent. Au bout de la file, on reconnait Pascolio, une matriarche de notre programme de photo-identification. Après une heure d’observation, d’autres animaux se joignent à notre troupeau pour former un plus grand troupeau d’une vingtaine d’animaux.

    Mise à jour : 20 février 2018