« Tranquillité » est le mot de mise

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    26 / 02 / 2016 Par Josiane Cabana

    Ne soyons pas surpris: le mois de février est une période creuse en ce qui a trait à la présence de baleines dans le Saint-Laurent. On rapporte néanmoins encore trois souffles perceptibles au large de Godbout, le 6 février dernier et la présence de phoques dans l’estuaire du Saint-Laurent et dans le fjord du Saguenay.

    © Francis C. Franklin

    Garrot à oeil d’or © Francis C. Franklin

    Notre observatrice assidue de Franquelin sur la Côte-Nord rapporte pour sa part quelques phoques du Groenland ça et là dans les dernières semaines, au travers de la vingtaine de garrots à œil d’or. Ce canard plongeur se distingue de son « cousin », le garrot d’Islande, par les reflets verdâtres sur sa tête et le blanc sur ses flancs et ses ailes. De plus, le garrot à œil d’or a un rond blanc sous l’œil, un bec long et un front fuyant tandis que le garrot d’Islande a un front abrupt, un bec court et une tache blanche en forme plutôt de croissant entre le bec et l’œil. Aussi, le garrot à œil d’or est plus abondant que le garrot d’Islande, une espèce en péril; la population hivernante de garrots d’Islande dans l’est de l’Amérique du Nord est estimée à environ 4 500 individus, ou à 1 400 couples. Les tendances spécifiques des populations sont inconnues, mais on croit que la population de l’est de l’espèce a décliné pendant le 20e siècle et qu’elle est peut-être toujours en déclin. En comparaison, le garrot à œil d’or se rencontre à peu près partout au Québec et dans l’est du Canada. On y dénombrerait au moins 60 000 couples.

    Un navigateur à bord du brise-glace de la Garde côtière, le Pierre Radisson, a contemplé un groupe d’une vingtaine de phoques du Groenland allongés sur la banquise bordant l’île Saint-Louis dans le fjord du Saguenay. On les reconnait entre autres à leur selle noire sur leur dos blanc-crème. « Nous les avons observés à bord de notre chaloupe de sauvetage lors d’un exercice en mer, ils ne semblaient aucunement perturbés par notre présence! » a-t-il relaté. Plus en aval, la semaine dernière, un ornithologue posté à la pointe de l’Islet à l’embouchure du fjord a observé un phoque commun solitaire.