Conseils d’observation des baleines

Une rencontre avec les baleines du Saint-Laurent est une expérience inoubliable, marquante. L’estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont des zones exceptionnelles pour les observer, tant sur la berge que sur l’eau. Bien qu’une excursion pour observer les baleines puisse être une source de stress pour les cétacés, elle peut aussi sensibiliser à l’environnement les participants et participantes et les motiver à agir consciencieusement en faveur de la conservation. Comme l’a déjà si justement dit Jacques-Yves Cousteau : « On protège ce qu’on aime, on aime ce qu’on connait et on connait ce qu’on nous apprend. » Elle peut inspirer les participants et participantes, particulièrement les enfants et les élèves, à étudier les mammifères marins et à contribuer aux efforts de conservation.

Trois rorquals communs, la deuxième plus grosse espèce de baleine et la plus rapide, voyageant ensemble dans le Saint-Laurent. © GREMM

Trois rorquals communs, la deuxième plus grosse espèce de baleine et la plus rapide, voyageant ensemble dans le Saint-Laurent. © GREMM

Voici quelques conseils d’observation et des réponses aux questions que vous pourriez avoir :

Quel est le meilleur moment pour observer les baleines?

Voilà une bonne question… et sa réponse se trouve peut-être dans une boule de cristal! Les observations de mammifères marins varient d’une année et même au cours d’une même journée. Généralement, les baleines migratrices (toutes les espèces sauf le béluga du Saint-Laurent, qui réside ici à l’année) se trouvent dans nos eaux de mai à octobre. Occasionnellement, elles peuvent même être observées ici en hiver. Le Saint-Laurent comporte différentes zones d’alimentation et le moment exact où les baleines arrivent dans ces aires riches en nutriments et en repartent varie. En fin de compte, il est impossible de prédire où et quand elles apparaitront.

Voici quelques outils pour connaitre les moments où la probabilité de voir des baleines est la plus élevée :

  • Inscrivez-vous à notre infolettre ou à notre page Facebook. Nous recueillons des observations d’une variété de sources et nous les publions sur ces deux médias chaque semaine.
  • Si vous êtes de passage à Tadoussac, venez discuter avec nos naturalistes au Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) et renseignez-vous sur les dernières observations. Ils pourront vous dire où et quand des baleines ont été vues récemment.
  • Différentes entreprises proposent des excursions d’observation de baleines de mai à octobre. Pendant la haute saison (de la fin du mois de juin à octobre), des excursions partent plusieurs fois par jour. Les croisières les plus courues dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent sont celles organisées en milieu de journée.
  • En moyenne, les baleines sont plus nombreuses pendant les mois de septembre et d’octobre, et en général, elles sont très actives, puisqu’elles se préparent pour une longue migration vers leur aire de reproduction.
  • Comme ce sont des animaux sauvages, il est impossible de garantir que vous verrez des baleines. La patience est de mise lorsqu’on observe la faune. En plus d’observer des baleines, profitez-en pour admirer les paysages, les phoques, les oiseaux marins et les autres espèces le long des côtes. Le Saint-Laurent est un paradis pour les amoureux et amoureuses de la nature.

Sur terre ou sur l’eau?

Au final, le choix vous appartient.

Un observateur regarde les baleines à partir d’un des points d’observation de la Route des baleines. © GREMM (archives)

Un observateur regarde les baleines à partir d’un des points d’observation de la Route des baleines. © GREMM (archives)

La région de la Côte-Nord permet d’observer les baleines directement de la berge à plusieurs endroits. La topographie sous-marine et les changements de profondeurs rendent cette région unique. Ici, les côtes plongent abruptement de quelques centaines de mètres, ce qui permet aux baleines de rester très près de la rive. Observer les baleines à partir de la berge évite de stresser les animaux tout en vous permettant de combiner plusieurs activités comme la randonnée, la lecture ou un pique-nique avec l’observation de baleines. Jetez un coup d’œil à notre carte des sites d’observation (https://baleinesendirect.org/lobservation-au-quebec/) pour découvrir les endroits les plus prometteurs. Vous pouvez aussi profiter de la présence de naturalistes expérimentés sur certains sites, comme à Pointe-Noire, à Cap-de-Bon-Désir ou au parc Forillon. N’oubliez pas de vous protéger des piqûres d’insectes, particulièrement en juin et juillet.

Observer les baleines sur l’eau est une autre option pour les voir dans leur habitat naturel. © GREMM (archives)

Observer les baleines sur l’eau est une autre option pour les voir dans leur habitat naturel. © GREMM (archives)

Sur l’eau

Une sortie en mer est une activité en soi. Sur les bateaux, les naturalistes expérimentés sont une excellente source d’informations sur les espèces observées pendant une excursion. Cependant, que ce soit en kayak, en voilier, en bateau pneumatique ou dans une autre embarcation, cette expérience peut être stressante pour les cétacés. Une entreprise qui se soucie du bien-être des animaux et qui croit en une observation respectueuse de la faune réduira la vitesse de l’embarcation et suivra la réglementation en présence des baleines.

Conseil : si vous souhaitez observer les bélugas, faites-le à partir de la berge, puisqu’il est illégal de les approcher sur l’eau. Si vous croisez des bélugas, vous devez vous en éloigner et conserver une distance de 400 mètres avec eux. Dans le cas des baleines bleues, une distance de 400 mètres doit être maintenue entre le bateau et la baleine.

Quel type de bateau devriez-vous choisir?

Des excursions d’observation de baleines sont offertes à bord d’une variété de bateaux. Quel type de bateau devriez-vous choisir; un gros ou un petit? Quelle entreprise choisir? Il est important de vous renseigner afin de trouver l’option qui vous convient le mieux. Voici quelques questions à poser qui pourraient vous aider à choisir.

  • L’excursion sera-t-elle guidée? Est-ce qu’il y aura un ou une naturaliste à bord? Si oui, quelle formation a-t-il ou a-t-elle suivie? Combien de naturalistes seront présents? Quelle est la capacité maximale du bateau?
  • La Commission baleinière internationale (CBI) a proposé un nouvel acronyme, SCORE, pour aider à choisir une excursion d’observation de baleines responsable. « SCORE » signifie sécurité, conservation, observation éducative, réglementation et environnement et collectivité.
  • Est-ce que le contenu offert par les naturalistes sera varié? Prendront-ils le temps de montrer aux passagers d’autres espèces marines comme des phoques et des oiseaux marins? Vous expliqueront-ils l’histoire et la géographie de la région visitée et la façon dont elles sont liées à la présence de la faune marine?
  • Tous les bateaux, petits ou gros — incluant les kayaks —, doivent se plier aux mêmes règles en présence de mammifères marins. Le Canada possède une règlementation fédérale précise à respecter en présence de mammifères marins. Sans compter que des règles supplémentaires s’appliquent dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
  • Votre expérience peut varier grandement selon la taille du bateau. Les embarcations de petites dimensions comme un modèle pneumatique semi-rigide vous permettent d’être plus près de la surface de l’eau, alors que les plus gros bateaux sont généralement plus stables. Les plus gros bateaux offrent souvent des zones couvertes pour rester au chaud pendant les jours plus froids et vous permettent d’utiliser votre appareil photo de manière sécuritaire tout au long du voyage. Les petites embarcations pneumatiques sont parfaites pour ceux qui recherchent des sensations fortes et qui aiment être exposés aux éléments.
  • Certaines entreprises opérant dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent sont membres de l’Alliance Éco-Baleine (http://www.eco-baleine.ca/index.html). Cette alliance est composée d’organisations et d’entreprises dont les pratiques surpassent les lois et règlements applicables. De plus, elles soutiennent la recherche et l’éducation sur les mammifères marins.
  • Des groupes de recherche comme le Mériscope ou la Station de recherche des iles Mingan offrent des stages de plusieurs jours en mer. C’est une occasion de combiner observations et apprentissages, en plus de soutenir financièrement la recherche scientifique sur les baleines.
  • Remarque : les kayaks et autres bateaux non motorisés ont aussi un impact sur les baleines, les dauphins, les bélugas et les marsouins. La présence d’embarcation peut détourner ces animaux de leurs activités essentielles.

Quoi apporter?

Il fait toujours plus froid sur l’eau que sur la terre ferme, alors pensez à vous habiller convenablement. La température de l’eau dans l’estuaire oscille autour des 5 degrés celsius, même en été. Voici une liste de base des choses que vous devriez apporter :

  • La meilleure façon de s’habiller pour une journée sur l’eau est de porter des vêtements en superposition. Il est plus simple d’enlever un manteau que de greloter tout au long de l’excursion.
  • Un écran solaire (oui, même si la journée est nuageuse!)
  • Un chapeau… qui ne tombera pas à l’eau.
  • Des lunettes de soleil polarisantes, cruciales sur l’eau. Elles aident à réduire l’éblouissement et protègent vos yeux.
  • Des jumelles.
  • Un appareil photo (protégé contre l’humidité).
  • Si vous souffrez du mal de mer, prenez un médicament contre ce mal avant de partir. Ce type de médicament n’agit pas une fois que vous avez déjà le mal de mer.
  • Des gants.
  • Un pantalon long.
  • Des chaussures à bout fermé.
  • Des collations (assurez-vous qu’elles sont permises à bord auprès de l’entreprise).
  • Une bouteille d’eau.

    Remarque :
    ne jetez rien à l’eau, ni déchets ni restes de nourriture.

À quoi vous attendre?

Chaque expérience d’observation de baleines est différente, et ce que vous voyez un jour pourrait ne pas être là le lendemain. Même si vous observez la même espèce de cétacés à deux reprises, elle se comportera probablement différemment. Tout comme nous, les baleines ont des comportements et des personnalités uniques, ce qui rend leur observation encore plus amusante et imprévisible.

Ce à quoi vous ne devriez pas vous attendre est ce qu’on voit à la télévision ou sur Internet à propos des baleines. Ces images sont souvent le résultat de centaines ou même de milliers d’heures de tournage.

Ici, sur le Saint-Laurent, il est fort probable que vous rencontriez au moins un mammifère marin. Combien en verrez-vous d’autres? À quelle distance se trouveront-ils? Tous ces éléments varient. Les bateaux ont des règlements à suivre, mais pas les baleines. Habituellement, un bateau repère une baleine au loin, puis ralentit et s’arrête à la distance réglementaire. Les baleines remontent généralement plusieurs fois à la surface pour respirer avant de plonger plus en profondeur, où elles peuvent rester durant de longues périodes. Les comportements liés aux remontées à la surface et aux plongées varient d’une espèce à l’autre.

Le souffle d’une baleine est généralement suivi du dos de l’animal et de sa nageoire dorsale, comme c’est le cas sur cette photo. © GREMM

Le souffle d’une baleine est généralement suivi du dos de l’animal et de sa nageoire dorsale, comme c’est le cas sur cette photo. © GREMM

Votre excursion sera plus enrichissante si vous avez quelques connaissances de base sur les baleines et sur la région que vous visitez. Prenez le temps de visiter différents musées et centres d’interprétation pendant votre visite afin de mieux connaitre les ressemblances et les différences entre les espèces et pour en apprendre plus sur leurs écosystèmes. Pour vous renseigner sur les 13 espèces de baleines que l’on retrouve dans le Saint-Laurent, cliquez ici.

Enfin, une excursion sur le Saint-Laurent est toujours une expérience spéciale, particulièrement si vous avez soif d’aventures.

Comment les repérer?

Le souffle d’une baleine ressemble à un grand panache de brume dans l’air causé par la condensation de son souffle chaud au contact de l’air froid. © GREMM

Le souffle d’une baleine ressemble à un grand panache de brume dans l’air causé par la condensation de son souffle chaud au contact de l’air froid. © GREMM

Balayer l’eau à l’œil nu est la meilleure option pour ratisser une grande surface. De cette manière, vous pourrez utiliser vos jumelles pour observer de plus près si vous voyez quelque chose d’inhabituel. La plupart du temps, un panache de brume au-dessus de la surface de l’eau provenant de son expiration est le premier signe de la présence d’une grande baleine. On appelle ce panache un souffle ou un jet. Par temps dégagé, un tel panache est visible à des kilomètres! Une fois que vous aurez repéré un souffle, continuez à regarder dans la même direction puisque vous pourriez voir le dos de cet immense animal. Comme nous l’avons mentionné précédemment, chaque espèce est différente, tout comme ses comportements. Selon le type de baleine que vous avez repéré et ce qu’elle fait, vous pourrez observer quelques autres souffles avant que l’animal ne plonge plus en profondeur.

Conseil : restez alerte. Chaque baleine doit remonter à la surface pour respirer à nouveau et après une plongée en profondeur, la baleine peut refaire surface partout et à tout moment. Elles sont capables de parcourir de longues distances durant leur plongée.

 

Les petits rorquals, lorsqu’ils se nourrissent, peuvent avoir des comportements particulièrement acrobatiques. © GREMM

Les petits rorquals, lorsqu’ils se nourrissent, peuvent avoir des comportements particulièrement acrobatiques. © GREMM

Vous observez un regroupement d’oiseaux? L’activité de ces volées indique souvent la présence de grands bancs de poissons juste en dessous… ce qui pourrait signaler des prédateurs encore plus gros dans les parages : des baleines!

 

 

 

 

 

 

 

Comment les reconnaître?

L’automne offre des paysages époustouflants, en plus d’être une excellente saison pour l’observation de baleines.  © GREMM

L’automne offre des paysages époustouflants, en plus d’être une excellente saison pour l’observation de baleines. © GREMM

Comment puis-je identifier l’espèce que j’observe? Les baleines, dauphins, bélugas et marsouins sont tous des cétacés et vous pouvez les différencier par la taille et la forme de leurs souffles et de leurs nageoires. Certains souffles sont courts et diffus alors que d’autres sont hauts et denses. Il y a même des souffles en forme de V et d’autres, légèrement inclinés vers la gauche. En fait, il est possible d’identifier des espèces simplement par les caractéristiques de leur souffle. Ils sont tous uniques.

Règle générale, un souffle bien visible indique une grande baleine alors que des nageoires noires et triangulaires sans souffle apparent indiquent un marsouin ou un dauphin. Si vous observez des taches blanches étincelantes qui apparaissent et disparaissent aussitôt, vous avez repéré des bélugas! Maintenant, si les taches blanches sortent de l’eau pour s’envoler, vous n’avez pas affaire à des cétacés, mais plutôt à des goélands ou à d’autres oiseaux marins blancs. Quand l’eau est agitée, on pourrait croire qu’il y a des bélugas partout quand ce sont en fait des lames écumeuses. Tout ça peut sembler évident par écrit, mais ce n’est pas si simple sur l’eau et l’entrainement reste la meilleure façon d’identifier des espèces.

Pour plus de conseils en matière d’identification: comment les reconnaître?

 

Comment prendre de bonnes photos?

Les baleines à bosse sortiront souvent la pointe de leur queue hors de l’eau après avoir courbé le dos pour plonger à la verticale. © GREMM

Les baleines à bosse sortiront souvent la pointe de leur queue hors de l’eau après avoir courbé le dos pour plonger à la verticale. © GREMM

Photographier des baleines, c’est tout un défi! Les photos figurant dans les livres et sur les cartes postales sont le résultat de milliers d’heures passées en mer avec les baleines. Voici quelques conseils pour vous aider.

  • Familiarisez-vous avec le comportement général des baleines. À quoi devriez-vous vous attendre quand elles font surface et quelle est la durée de plongée de leur espèce en particulier?
  • Compter le nombre d’animaux et déterminer la direction de leur déplacement. Remarque : les baleines peuvent être imprévisibles et peuvent facilement changer de direction sous l’eau.
  • Si le groupe comporte plusieurs animaux, concentrez-vous sur un seul individu. Il peut être difficile de suivre la piste de plusieurs individus simultanément.
  • Comme c’est le cas avec la photographie animalière en général, un obturateur à haute vitesse est un précieux allié.
  • Si votre appareil photo possède un mode de prise de vue continue, utilisez-le.
  • Anticipez le moment où elles referont surface et pointez votre appareil sur l’eau pour capter tout changement de comportement soudain, ce qui est fréquent chez les baleines.
  • N’oubliez pas de protéger votre appareil des rayons ultraviolets et des éclaboussures d’eau salée.
  • Si vous faites de l’observation sur la berge, évitez de vous aventurer trop près de l’eau. De plus, faites attention aux rochers exposés à marée basse, puisqu’ils peuvent être très glissants. Votre expérience pourrait s’avérer plus bouleversante que ce à quoi vous vous attendiez.
    Ne vous laissez pas abattre si vous n’arrivez pas à prendre des photos parfaites. Vous vivrez quand même des moments incroyables qui resteront gravés dans votre mémoire!

Quels facteurs influencent la présence et l’observation des baleines?

La météo:

La température, le vent et le soleil ont peu d’influence sur la présence et le comportement des baleines. Peu importe les conditions, tous les mammifères marins doivent remonter à la surface pour respirer. Cependant, tous ces facteurs peuvent influencer votre capacité à les repérer. Une journée calme sans vent ni brouillard serait la journée idéale pour repérer des baleines. Mais les journées idéales n’existent pas vraiment en mer. Il faut simplement s’adapter aux conditions toujours changeantes sur l’eau; ça fait partie du plaisir. Il est même possible de repérer des baleines dans un épais brouillard, en écoutant le souffle d’une baleine pour avoir une idée d’où elle se trouve. Il y a quelque chose de magique au fait d’écouter respirer les géants de l’océan. Et en cas de pluie? Elle n’a certainement aucun effet sur la présence de mammifères marins considérant qu’ils sont de toute façon déjà trempés.

La marée:

Les marées sont la force motrice des écosystèmes de la région. La région de Tadoussac connait des marées semi-diurnes, ce qui signifie qu’elles changent environ toutes les six heures. Avec des changements de marées au moins quatre fois par jour, tout le système devient hautement dynamique et entraine des courants ascendants localisés. Ces courants concentrent aussi les proies des baleines dans certaines zones et comme beaucoup de baleines sont des espèces migratoires qui sont là pour se nourrir, les probabilités de les trouver sont plus élevées dans les zones très riches en proies. De plus, les baleines utilisent souvent les courants sous-marins pour voyager et de tels courants sont aussi influencés par les marées. Par exemple, le déplacement des bélugas autour de l’embouchure du Saguenay correspond souvent au mouvement des marées.

Le frai du capelan:

Le capelan est la proie préférée de beaucoup d’espèces de baleines comme le petit rorqual, le rorqual commun et le béluga. Si vous entendez l’expression « le capelan roule », ça signifie que des milliers de capelans commencent à nager vers les plages pour frayer. Ce phénomène important d’un point de vue écologique attire une abondance de prédateurs, dont des baleines. Cette période de l’année est donc un moment idéal pour observer des baleines qui se nourrissent relativement près des berges.

Et en hiver?

Un phoque commun hors de l’eau à marée basse. © GREMM

Un phoque commun hors de l’eau à marée basse. © GREMM

La majorité des espèces qu’on retrouve dans le Saint-Laurent sont migratoires et elles partent vers leur aire de reproduction chaque automne. Le meilleur moment pour profiter d’une grande abondance de baleines dans la région est donc de mai à novembre environ. Mais cela ne veut pas dire qu’il est impossible d’observer d’autres mammifères marins.

Les bélugas restent dans le Saint-Laurent  tout au long de l’année. En outre, certaines plus grosses baleines, comme la baleine bleue, fréquentent nos eaux en hiver. À part les cétacés, vous pourrez aussi observer ici des phoques du Groenland (de décembre à mai) et des phoques communs.

 

 

 

 

 


Révision : Octobre 2018