Bp903

Traits distinctifs

Bp903 a deux longues cicatrices prononcées sur son chevron gauche qui permettent de le reconnaitre. Sa nageoire dorsale ne porte pas d’encoche, mais elle a une forme de faucille bien définie. Son chevron est aussi très détaillé du côté droit.

Son histoire

Cet individu au sexe indéterminé a été observé pour la première fois en 2007. Il a fallu sept ans avant de le voir ressurgir dans le parc marin. Depuis 2015, il a visité l’estuaire du Saint-Laurent chaque année.


Tiré du bulletin Portrait de baleines du 7 septembre 2018

Cette année, il a été photo-identifié pour la première fois au mois d’aout. Bp903 fait désormais partie de la nouvelle édition de 2018 du catalogue des grands rorquals dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Cette nouvelle édition comprend les données mises à jour en 2017.

Le rorqual commun passe souvent en deuxième lorsque vient le temps d’observer les baleines en mer. Il est perçu comme étant moins spectaculaire et moins démonstratif que le rorqual bleu ou le rorqual à bosse, comme il lève très rarement la queue lorsqu’il plonge. Parmi les autres rorquals, il détient aussi souvent le deuxième rang. Le rorqual commun est la deuxième baleine la plus grosse, après le rorqual bleu. C’est aussi le deuxième plus rapide, après le rorqual boréal. Lorsqu’il fait surface, le rorqual commun ne montre que le dos, ce qui rend le reste de son corps assez mystérieux quand on le regarde de l’extérieur de l’eau, à la surface. Sous l’eau, sa forme mince et allongée hydrodynamique lui donne l’air d’une torpille. Il est plus élancé que d’autres espèces. Sa tête fait de 20 à 25% de son corps, soit le quart de sa taille totale. Chez le rorqual bleu, la tête mesure de 22 à 27% de son corps, soit presque le tiers de sa taille totale. Comme chez la plupart des baleines à fanons, ses nageoires pectorales comportent 4 doigts non articulés groupés dans une seule nageoire de chaque côté. Seule l’articulation de l’épaule est mobile. Ses nageoires sont relativement petites et minces pour un rorqual et mesurent seulement 8 à 10% de sa taille totale, soit environ deux mètres. Chez le rorqual à bosse, les nageoires pectorales mesurent environ le tiers de sa longueur totale, soit environ cinq mètres. Cinq mètres, c’est la taille de la largeur de la nageoire caudale du rorqual commun! Chez le rorqual bleu, la nageoire caudale peut mesurer jusqu’à 7 mètres! Chez les baleines, la nageoire caudale est le prolongement de la colonne vertébrale, elle n’a donc pas d’autres os, contrairement aux nageoires. Les seuls vestiges des ancêtres terrestres des cétacés sont les deux petits os du bassin situés près des fentes génitales. Ces os sont flottants et détachés du reste du squelette et leur utilité est encore mystérieuse…