Dans une «crèche» de bélugas, des femelles non-mères se mettent à produire du lait: comment? (2/2)

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    12 / 02 / 2015 Par Marie-Sophie Giroux - /

    Ce comportement a été remarqué chez plusieurs espèces de cétacés (dauphins, cachalots, marsouins communs, etc.) et entre d’autres espèces animales comme les phoques, les primates, les lémuriens. Toutes les femelles sont susceptibles de produire du lait: celles ayant déjà donné naissance ou celles qui n’ont jamais procréé. Toutefois, le «comment réussissent-elles à allaiter spontanément» demeure peu connu : les données détaillées sur les stimuli provoqués par le nouveau-né dans le groupe manquent et les analyses à réaliser restent difficiles.

    Chez la femme, on observe aussi le phénomène de «relactation» (reprendre l’allaitement après un arrêt plus ou moins long) et «d’allaitement maternel adoptif» (sans grossesse préalable). Pour réussir à produire du lait sans grossesse, les méthodes médicales emploient entre autres des herbes et des médicaments qui influencent le taux d’hormones responsables de la production de lait.

    Développé pendant la grossesse, l’allaitement s’enclenche dès la naissance du petit. Sous les tétées du sein ou l’extraction régulière du lait, la lactation continue aussi longtemps que la stimulation des seins demeure. Le lait maternel humain peut nourrir le petit jusqu’à deux ans et même davantage. Le recours à une nourrice a d’ailleurs été observé dans plusieurs cultures, et ce, à travers les époques.