8 octobre 2018

  • 18 / 07 / 2019 Par Marie-Ève Muller

    À bord du Bleuvet, nous partons de Tadoussac vers le sud-ouest. La saison de recherche tire à fin, alors nous profitons de cette journée sans vent et sans vagues pour faire voler le drone pour prendre des photos aériennes des bélugas. Ces photos sont ensuite analysées pour obtenir des mesures qui évaluent la santé corporelle des bélugas et qui permettent de suivre les grossesses. Ainsi, nous souhaitons créer un carnet de santé pour nos bélugas.

    Au large de cap au Saumon, dans Charlevoix, nous repérons un large troupeau à bonne distance, mais plus nous approchons, plus les bélugas se dispersent. Nous trouvons finalement un groupe de cinq à dix bélugas que nous photographions à partir du bateau en même temps que nous les photographions avec le drone. En laboratoire, nous croiserons les photos horizontales avec celles verticales pour apprendre à identifier les individus du haut des airs. Pour le moment, nous identifions les bélugas grâce aux marques et cicatrices se trouvant sur leurs flancs et leur crête dorsale. Nous trouvons ensuite un nouveau groupe, dans lequel se trouve un veau. Nous notons aussi la présence d’un béluga avec de profondes cicatrices : il s’agit de la femelle DL0129. C’est une super surprise de la revoir, car elle n’avait pas été photographiée depuis 2006! Nous prenons une photo d’elle du haut des airs. Réussirons-nous à la photographier à nouveau en 2019? Verrons-nous une évolution de sa taille? La suite de notre projet de recherche nous le dira.