20 SEPTEMBRE 2018

  • 20 / 09 / 2018 Par Mélissa Tremblay

    Des journées comme celle-ci, on en prendrait tous les jours ! Au large de Cacouna, près de la rive sud du Saint-Laurent, nous arrêtons le BpJAM. Les vagues bercent doucement notre petit pneumatique, et nous profitons d’une bonne visibilité pour repérer les bélugas. Justement, ce sont environ cinquante individus qui se trouvent près de nous. La taille des individus et la forme de leurs épaules nous indiquent que nous sommes en présence d’adultes et de jeunes, et même de mâles et de femelles.

    Nous identifions facilement la belle tache grise de Uapameku. Il nage parmi d’autres jeunes à la peau encore grise. Entre tous les dos gris et blancs, nous voyons un petit béluga couleur café au lait. Un nouveau-né ? Nous tentons de le photographier, mais il disparait parmi les animaux, nous empêchant de confirmer notre observation.

    Il faut dire que les animaux s’activent à la surface. Des queues et des nageoires pectorales percent les flots. Certains bélugas crachent même des gerbes d’eau. Des oiseaux marins plongent et remontent avec un poisson pris dans le bec. Quelques têtes s’élèvent au-dessus des vagues et nous observent : ce comportement s’appelle «spyhopping» dans le jargon.

    Vraiment, la journée est exceptionnelle. Des bélugas se mettent à vocaliser. Leur grosse tête en forme de melon sort de l’eau et leur gueule ouverte laisse sortir toute sorte de sons. Qu’est-ce qui crée un tel émoi chez les bélugas ? Nous pensons bien assister à un festin, mais nous voulons le confirmer. Nous lançons le drone pour obtenir une nouvelle perspective de la scène. Dans quelque temps, quand nous analyserons les vidéos, peut-être trouverons-nous la réponse !

    La batterie du drone nous oblige à le faire atterrir. Voilà le moment de partir à la rencontre d’autres bélugas.