Lula

- Les naturalistes du GREMM
  • No d'identification : DL0129
  • Sexe : Femelle
  • Naissance : Vers 1985
  • Connue depuis : 1991
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Ses traits distinctifs

Lula est reconnaissable des deux flancs. Le flanc droit est creusé d’un trou. Une tache blanche en forme d’étoile se trouve près du trou. Près de son évent, sur le flanc gauche, Lula a aussi une cicatrice.

Son histoire

Notre équipe a croisé la route de Lula pour la première fois en 1991, alors qu’elle était toute grise. À partir de l’évolution de sa coloration, nous estimons que Lula est née autour de 1985. Son passage au blanc a dû survenir durant une période où nous ne l’avons pas observée. En effet, de 2006 à 2017, nous perdons sa trace. Pourtant, avec de telles marques, c’est plutôt étonnant!

Les secteurs fréquentés par Lula montrent qu’elle appartient à la communauté des femelles de la rive sud du Saint-Laurent. Dans l’aire de répartition estivale, les femelles forment de grandes communautés dans lesquelles elles s’occupent des nouveau-nés et des jeunes.

En 2018, Lula est photographiée par drone dans le cadre d’un projet de recherche appelé «Carnet de santé».  Elle devient ainsi le premier béluga adopté à avoir aussi des photos aériennes dans son album!

Années d’observation :

1991, 1993, 1994, 1998, 1999, 2001, 2006 et 2018

Observé(e) régulièrement avec:

Dernières nouvelles

  • 8 octobre 2018

    À bord du Bleuvet, nous partons de Tadoussac vers le sud-ouest. La saison de recherche tire à fin, alors nous profitons de cette journée sans vent et sans vagues pour faire voler le drone pour prendre des photos aériennes des bélugas. Ces photos sont ensuite analysées pour obtenir des mesures qui évaluent la santé corporelle des bélugas et qui permettent de suivre les grossesses. Ainsi, nous souhaitons créer un carnet de santé pour nos bélugas.

    Au large de cap au Saumon, dans Charlevoix, nous repérons un large troupeau à bonne distance, mais plus nous approchons, plus les bélugas se dispersent. Nous trouvons finalement un groupe de cinq à dix bélugas que nous photographions à partir du bateau en même temps que nous les photographions avec le drone. En laboratoire, nous croiserons les photos horizontales avec celles verticales pour apprendre à identifier les individus du haut des airs. Pour le moment, nous identifions les bélugas grâce aux marques et cicatrices se trouvant sur leurs flancs et leur crête dorsale. Nous trouvons ensuite un nouveau groupe, dans lequel se trouve un veau. Nous notons aussi la présence d’un béluga avec de profondes cicatrices : il s’agit de la femelle DL0129. C’est une super surprise de la revoir, car elle n’avait pas été photographiée depuis 2006! Nous prenons une photo d’elle du haut des airs. Réussirons-nous à la photographier à nouveau en 2019? Verrons-nous une évolution de sa taille? La suite de notre projet de recherche nous le dira.

Le parrain

  • Les naturalistes du GREMM

    Les naturalistes du GREMM et les visiteurs du Centre d’interprétation des mammifères marins à Tadoussac

    Être naturaliste au Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marin (GREMM), c’est pas juste notre travail, c’est une vocation, voire une passion.

    On accueille le public, on leur parle de baleines, on leur raconte des histoires… on leur fait vivre une expérience unique. On leur apprend tout ce qu’on sait au sujet du mystérieux monde des mammifères marins et, particulièrement, de ceux qui arpentent le Saint-Laurent. Nous sommes d’ailleurs plusieurs groupes d’interprètes et de naturalistes à œuvrer pour divers organismes le long du fleuve. Nous partageons tous cette même passion.

    L’éducation scientifique n’existe pas sans la recherche. Et on protège ce que l’on connait. On le répète souvent : la santé des bélugas, c’est le reflet de la santé du Saint-Laurent. C’est la santé et l’équilibre d’un écosystème fragile qui touche les bélugas, mais bien plus. Le fleuve est source de vie, pour nous et pour tout ce qui nous entoure.

    Cela fait un moment que nous l’attendions : le retour d’ »Adoptez un béluga » pour soutenir la recherche sur ces majestueuses baleines blanches. Alors tous les naturalistes, les présents, les anciens, les collègues, lançons-nous dans une adoption collective pour, nous aussi, faire notre part! Nous avons choisi DL0584, un béluga qui fréquente régulièrement l’embouchure du Saguenay. Vous pourrez ainsi avoir la chance de l’observer depuis le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) à Tadoussac et depuis le Site d’interprétation et d’observation de Pointe-Noire, de l’autre côté du fiord. Malheureusement, notre béluga a perdu la vie. Qu’à cela ne tienne, le GREMM nous a proposé un nouveau béluga, DL0129. Parce que nous avons besoin de plus de connaissances pour continuer de les protéger, adoptons un béluga!