5 excellentes raisons de célébrer la #SemainedesBaleines

  • Du 12 au 18 février 2018, c'est la Semaine des baleines! Découvrez-en plus grâce aux mots-clics #WhaleWeek et #SemainedesBaleines.
    13 / 02 / 2018 Par Marie-Ève Muller - /

    C’est la Semaine des baleines du 12 au 18 février! Cette initiative de la National Oceanic and Atmospheric Agency (NOAA) des États-Unis est une célébration en ligne des baleines. Dans les océans, les mers et les rivières nagent plus de 80 espèces de cétacés. Plus près de chez nous, dans le Saint-Laurent, nous avons la chance de côtoyer 13 espèces, du gigantesque rorqual bleu au petit marsouin commun, en passant par l’emblématique béluga. Voici 5 raisons de célébrer les mammifères marins cette semaine (et toute l’année)!

    1. Les baleines ont un rôle essentiel dans la chaine alimentaire.

    Par leur large taille, les baleines doivent se nourrir d’une énorme quantité de proies, tant des poissons que des invertébrés. Parfois, les baleines sont elles-mêmes des proies, pour les épaulards, les requins et les humains. La présence de baleines dans un écosystème permet d’apprendre une tonne d’information sur les espèces de proies présentes, leur quantité, leur vitalité et sur la qualité de l’environnement qui les entoure.

    © CP/HO-Moe Brown

    Les baleines jouent un rôle essentiel dans la chaine alimentaire. © CP/HO-Moira Brown

    2. Les excréments des baleines favorisent des océans en santé.

    Même si elle n’est pas très ragoutante, l’étude des excréments de baleines nous a appris à quel point leurs fèces sont riches en azote, ce qui permet au phytoplancton de se nourrir et d’attirer à nouveau du zooplancton qui attirera à son tour des poissons qui attireront des baleines qui défèqueront, ce qui favorisera la floraison de phytoplancton, ainsi de suite…

    Fèces beiges © René Roy

    L’étude des excréments de baleines nous a appris à quel point leurs fèces sont riches en azote et favorise un océan en santé. © René Roy

    3. Même mortes, les baleines participent à la productivité des océans.

    Lorsqu’une carcasse de baleine coule au fond de l’eau, une communauté d’organismes détritivores s’en alimentera jusqu’à en dévoiler son squelette. Un véritable écosystème peut alors se développer sur la carcasse, pour une durée avoisinant parfois les 100 ans! Alors pour un rorqual bleu qui aura vécu 90 ans, ça en fait des années d’utilité pour la planète!

    Six ans après avoir coulée, cette carcasse de baleine grise est devenu le point de départ d’un nouvel écosystème. © Craig Smith, University of Hawaii

    4. Les adaptations des cétacés ont inspiré de nombreux cerveaux inventifs.

    Saviez-vous que les rorquals à bosse ont permis de créer des éoliennes moins bruyantes? Ou que le melon des bélugas a inspiré des sonars plus précis? En étudiant les mammifères marins, les humains peuvent s’en inspirer pour créer des outils bien utiles pour eux et la planète!

    Les longues nageoires pectorales des rorquals à bosse ont inspiré des pales d’éoliennes moins bruyantes. © GREMM

    5. Les baleines sont tout simplement des animaux fascinants.

    Doit-on vraiment en dire plus? Qu’elles aient des dents ou des fanons, une nageoire dorsale ou un dos plat, qu’elles chantent ou cliquètent, les baleines nous fascinent! Elles sont des animaux uniques, gigantesques et fragiles à la fois. Profitez de la Semaine des baleines pour en apprendre plus sur les espèces près de chez vous et sur ce que vous pouvez faire pour leur assurer un avenir meilleur.

    Surveillez la Semaine des baleines avec les mots-clés #WhaleWeek et #SemainedesBaleines sur les réseaux sociaux!

    Toutes les raisons sont bonnes pour célébrer la Semaine des baleines! © GREMM


    Marie-Ève Muller s’occupe des communications du GREMM. Comme rédactrice en chef de Baleines en direct, elle dévore les recherches et s’abreuve aux récits des scientifiques et des observateurs. Issue du milieu de la littérature et du journalisme, Marie-Ève cherche à mettre en mots et en images la fragile réalité des cétacés.