Sous la surface… par Sophie Bédard

  • Petit rorqual en alimentation de surface. © GREMM
    09 / 08 / 2017 Par Sophie Bédard

    Nageoire pectorale d’une baleine bleue qui s’alimente en surface. © GREMM

    Des nageoires caudales (queues) géantes qui sortent de l’eau, des baleines qui bondissent hors de l’eau : le rêve de tout observateur. Cependant, ce n’est pas toutes les espèces de cétacés qui effectuent ces comportements. En fait, dans le parc marin Saguenay–Saint-Laurent, seules les baleines à bosse et entre 15% et 18% des baleines bleues vont montrer leur queue avant de plonger. Les autres espèces du coin, comme les petits rorquals et les rorquals communs, eux, ne montrent le plus souvent qu’une partie de leur dos.

    De plus, l’activité de l’animal va aussi dicter ce que les observateurs pourront voir à la surface. Avec de la chance, on pourra admirer des baleines alors qu’elles s’alimentent près de la surface. Ce comportement permet parfois d’observer d’autres parties du corps du cétacé tels la tête, les nageoires pectorales, le ventre et des bouts de la queue.

    Si on est encore plus chanceux, que les conditions météo sont bonnes et que l’animal est assez proche, il est possible d’observer la baleine en transparence. Cela signifie qu’on voit l’animal avant même que celui-ci ne perce la surface de l’eau. Personnellement, ce sont mes observations favorites, car l’immensité réelle de l’animal se dévoile.

    Baleine bleue qui s’alimente en surface. © GREMM

    En bref, les observations de surface sont dictées par l’espèce et les comportements qu’on observe. Il ne faut pas oublier qu’en surface, on ne voit en général qu’une infime partie du corps de ces animaux marins et qu’on doit parfois faire preuve d’un peu d’imagination pour en comprendre l’amplitude véritable. Même si on observe seulement un dos noir et rapide plutôt qu’un majestueux saut de baleine à bosse, on peut quand même se considérer privilégié d’avoir un accès momentané à cet univers si différent du nôtre.


    Sophie s’est jointe à l’équipe du GREMM cette année. Dans le cadre du programme de recensement photographique des grands rorquals du parc marin, elle recueille photos et données à bord des bateaux d’excursion. Elle partage aussi ces informations avec l’équipe de rédaction de Baleines en direct.