Qui suis-je?

  • Il n'est pas toujours facile de reconnaitre les espèces de baleine. © GREMM
    13 / 07 / 2017 Par Mathieu Marzelière

    L’estuaire du Saint-Laurent est un endroit merveilleux, grouillant de vie marine. Comme assistant de recherche du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, j’ai la chance d’observer de nombreux comportements atypiques que peuvent nous offrir les géants des mers qui fréquentent notre bel estuaire et de les immortaliser en image. Mais parfois, les reconnaitre demande une certaine imagination pour compléter le corps de l’animal majoritairement caché sous l’eau.

    Serez-vous capable de reconnaitre l’espèce, à partir des photos ?

    Q 1 : Je suis un grand voyageur, vif et rapide … qui suis-je ?

    © GREMM

    a : un poisson-lune
    b : un épaulard
    c : un rorqual commun
    d : un grand requin blanc
    e : un voilier de course qui a dessalé

    Q 2 : Tout petit et tout mignon, je peux cependant être la cible de certains super-prédateurs tels que le grand requin blanc ou l’épaulard, … qui suis-je ?

    © GREMM

    a : Un petit rorqual
    b : Un bleuvet
    c : Un saumon de l’Atlantique
    d : Un jeune dauphin à flancs blancs
    e : Un marsouin commun

    Q 3: Qui suis-je ?

    © GREMM

    a : Un petit rorqual
    b : Un rorqual commun
    c : Une roche
    d : Un phoque gris
    e : Un épaulard

    Q 4 : Un amerrissage tout en douceur… qui suis-je ?

    © GREMM

    a : Un rorqual commun
    b : Un petit rorqual
    c : Un rorqual à bosse
    d : Un béluga
    e : Un petit pingouin qui a trop mangé

    RÉPONSES

    Réponse 1 : C

    © GREMM

    Il s’agit là de la partie de la nageoire caudale du lévrier des mers, plus communément appelé «rorqual commun». Bien qu’il soit connu pour sa rapidité (jusqu’à 40km/h), le rorqual commun en alimentation de surface se retrouve freiné, voire stoppé lorsqu’il ouvre la gueule pour engloutir l’eau et ses proies qui y sont piégées. Une des techniques d’alimentation de surface mène la grande nageoire caudale à la surface!

    Réponse 2 : E

    Vous avez pu reconnaitre ici l’un des plus petits cétacés à dent du monde : le marsouin commun. En plus de sa taille relativement petite (pour un cétacé), il est reconnaissable à sa nageoire dorsale en triangle. Cela peut permettre de le différencier de certains dauphins qui fréquentent l’estuaire du Saint-Laurent, ces derniers possédant une dorsale en crochet.

    Réponse 3 : A

    © GREMM

    Voilà, une des principales vedettes de notre estuaire, identifiable à sa tache blanche sur le dessus de sa nageoire pectorale. Lorsqu’elle est en alimentation, cette baleine réalise toute qu’un spectacle aux chanceux qui se trouvent à proximité du buffet.

    Il s’agit bien là de celle que l’on appelle gibard, rorqual à museau pointu, baleine de Minke ou encore petit rorqual.

    Réponse 4 : C

    Bien qu’il soit possible qu’elle ait trop mangé, il ne s’agit pas d’un oiseau, mais bel et bien d’un mammifère. Reconnaissable à ces longues nageoires pectorales noire et blanche et recouvertes de tubercules sur leurs bords, la baleine à bosse se démarque des autres mysticètes par cette morphologie caractéristique et cette capacité à s’envoyer en l’air.

    Vous allez me dire, pourquoi font-elles ça? Découvrez-le dans cette question du public : Pourquoi sauter hors de l’eau quand on pèse plus de 30 tonnes? 


    Mathieu Marzelière s’est joint à l’équipe du GREMM cette année. Dans le cadre du programme de recensement photographique des grands rorquals du parc marin, il recueille photos et données à bord des bateaux d’excursion. Il partage aussi ces informations avec l’équipe de rédaction de Baleines en direct.