Que se passe-t-il au GREMM durant l’hiver?

  • La vue du CIMM, l'hiver © Tim Perrero
    17 / 03 / 2017 Par GREMM - / / /

    L’été, le Bleuvet et le BpJAM sillonnent le fleuve et le fiord pour étudier les différents cétacés de la région. À la mi-automne, une fois les bateaux mis à sec, les membres de l’équipe poursuivent leur travail sur terre. Que se passe-t-il l’hiver dans les bureaux du GREMM, à Québec et à Tadoussac?

    Depuis 1985, un projet de photo-identification des bélugas permet d’étudier les liens entre l’organisation sociale des bélugas et leur utilisation des habitats. Devant son écran dans les bureaux de Québec, Marie-Hélène D’Arcy identifie les individus parmi les 12 500 photos de l’été 2016. Le défi est de taille : puisque les bélugas sont d’un blanc immaculé à l’âge adulte et qu’ils n’ont qu’une subtile crête dorsale, seules les cicatrices et autres marques peuvent permettre de différencier les individus entre eux. Avec plus de 15 ans d’expérience, Marie-Hélène reconnait mieux que n’importe quel programme informatisé les différents bélugas du St-Laurent.

    À partir des identifications de Marie-Hélène, Mélissa Tremblay peut notifier les parrains et marraines du programme Adoptez un béluga des observations de leur adopté. Mélissa crée aussi des cartes à partir des données d’observation, pour mieux comprendre les mouvements des cétacés du Saint-Laurent. Elle assiste également Robert Michaud, le directeur scientifique et président du GREMM, dans ses travaux.

    Alors que l’été, Tim Perrero collecte des données sur les bélugas, l’hiver, à Tadoussac, il s’occupe de traiter les mises en capture par photo des grands rorquals que les stagiaires ont prises à partir des bateaux de croisières. Pour mieux traiter les milliers de clichés pris depuis 1983, Michel Moisan, le technicien en chef du GREMM, a créé une nouvelle base de données uniformisée.

    En plus d’être le spécialiste de l’informatique, de la programmation et de la conceptualisation des outils de traitement de données du groupe, Michel s’assure de la préparation de l’équipement nécessaire pour l’été 2017. De nouvelles balises enregistrant le son, mesurant la vitesse et signalant la position GPS viennent d’être commandées. Les résultats attendus donneront une nouvelle profondeur aux données!

    La diffusion des connaissances

    Sur Baleines en direct, les publications se multiplient. L’équipe de rédaction, composée de Marie-Ève Muller, Béatrice Riché, Marie-Sophie Giroux et Josiane Cabana, répond aux questions du public, prépare des dossiers approfondis et fait connaitre les résultats préliminaires des recherches en cours.

    Le GREMM s’occupe aussi du Centre d’interprétation sur les mammifères marins (CIMM), à Tadoussac. Marie-Sophie Giroux, la chef naturaliste, profite de la fermeture du CIMM pendant la basse saison pour préparer de nouveaux outils pour les naturalistes et mettre à jour l’exposition. Pour l’Alliance Éco-baleine, elle crée aussi de nouvelles formations, avec l’aide de Patrice Corbeil, vice-président du GREMM et directeur des programmes éducatifs.

    Assis en haut de la tour du CIMM, Patrice rédige les rapports et prépare les demandes de financement. S’il a une magnifique vue sur le fiord de son bureau, il a aussi une vue d’ensemble sur les différents dossiers du GREMM et, de concert avec son partenaire de longue date, Robert Michaud, ils créent de nouveaux projets où recherche et éducation se mêlent pour remplir la mission du groupe.

    Les collaborations

    La recherche ne se fait pas en solitaire, au GREMM. Le Groupe de recherche rencontre plusieurs collègues et possibles partenaires pour développer de nouveaux projets ou pour en poursuivre. Entre Québec et Tadoussac, le directeur scientifique, Robert Michaud, répond aux questions des médias, rencontre ses collègues chercheurs à travers le pays et reçoit les données traitées par son équipe.

    Urgences mammifères marins

    Le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins continue de recevoir des signalements l’hiver, même s’ils sont moins nombreux. Entre la gestion des urgences, Josiane Cabana, la directrice du centre d’appels, assure la formation des bénévoles, développe de nouveaux outils pour optimiser le traitement des cas pour les prochains appels, s’implique auprès du comité de gestion pour coordonner les demandes des partenaires, puis compile et traite les données, avec le soutien de Tim Perrero, responsable de la base de données, et de Mélissa Tremblay.