Le règlement dans le parc marin

Un respect à la grandeur des baleines

 

Un règlement encadre l’observation des baleines dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Il s’agit plus précisément du Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Ce règlement vise à mieux protéger les baleines du dérangement par les activités d’observation en mer. Il a fait l’objet d’une approche concertée : les croisiéristes, le milieu scientifique, les intervenants touristiques, économiques et sociaux de la région, tous ont participé avec les gouvernements du Québec et du Canada à l’élaboration du règlement.

Ce règlement comporte deux parties. L’une énonce les conditions de délivrance du permis, notamment pour les propriétaires d’entreprises de croisières et pour les équipes de recherche. L’autre partie du règlement dicte les comportements à suivre en présence de mammifères marins.

Afin de réduire l’impact sur les cétacés lors des activités organisées d’observation, les pilotes de bateau d’excursion et les guides de kayak de mer doivent suivre une formation obligatoire sur le Règlement et réussir un examen annuel de connaissances afin d’obtenir une attestation pour opérer dans le parc. Le Règlement s’applique à tous les usagers, qu’ils soient pilotes, vacanciers, kayakistes ou chercheurs. En voici les grandes lignes.

Distances prescrites

  • Un bateau ne doit pas se retrouver à moins de 200 mètres d’un cétacé ou à moins de 100 mètres dans le cas d’un détenteur de permis. La distance minimale de 200 mètres doit être maintenue dans le cas où l’animal est accompagné d’un veau ou s’il est en position de repos.
  • Une distance d’au moins 400 mètres doit être maintenue entre une embarcation et un mammifère marin en voie de disparition (ex.: béluga et rorqual bleu).
  •  Le pilote d’un bateau, à l’exception d’une embarcation à propulsion humaine comme un canot ou un kayak, ne peut demeurer stationnaire et doit naviguer à une vitesse constante d’au moins 5 nœuds et d’au plus 10 nœuds s’il se trouve à moins d’un demi-mille marin (926 m) d’un béluga. Cette mesure vise à éviter le dérangement des bélugas dans leurs activités vitales (se nourrir, se reposer, élever les petits, mettre bas, etc.).

    Des kayaks à distance des bélugas

    Il faut maintenir une distance de 400 m avec les bélugas © GREMM

Limite du nombre de bateaux

  • Un maximum de 10 bateaux peuvent être dans une même zone d’observation.
  • Même dans le cas d’un détenteur de permis, lorsqu’il y a plus de 4 bateaux dans un rayon de 400 mètres d’un cétacé, les bateaux ne peuvent s’approcher à moins de 200 mètres.
  • Lorsqu’il y a 5 bateaux et moins, ces bateaux détenant un permis peuvent s’approcher à moins de 200 mètres du cétacé, et jusqu’à 100 mètres.
  • Un bateau peut rester un maximum d’une heure dans une zone d’observation et ne peut y retourner avant un délai d’une heure.

Accès à certains secteurs

  • La direction du parc peut fermer l’accès à certains secteurs lors de période précise. Avant une visite au parc marin, il vaut mieux vérifier si des avertissements ont été émis sur leur site internet.

Autres activités

  • Les motomarines, aéroglisseurs et sports nautiques de traction (ski nautique, wakeboard, tubes) sont interdits dans les limites du parc.
  • Il est interdit d’entrer dans l’eau dans le but de nager ou d’interagir de quelque façon que ce soit avec les mammifères marins.
  • Il est interdit de survoler le parc marin avec un drone.
  • Les aéronefs ne doivent pas survoler le parc à moins de 2000 pieds (609,6 mètres); ils ne peuvent décoller ou amerrir dans le parc, sauf autorisation.

Vitesses maximales

  • La vitesse maximale dans le parc est de 25 nœuds et de 15 nœuds dans l’entrée du fiord du Saguenay.
  • La vitesse maximale dans une zone d’observation est de 10 nœuds; une zone d’observation est une zone d’un mille marin autour d’un bateau en observation.
  • Entre 400 mètres et 200 mètres d’un cétacé (ou entre 400 mètres et 100 mètres selon le cas):
    • on ne doit pas aller plus vite que la vitesse minimale requise pour manœuvrer le bateau;
    • on ne doit pas effectuer d’arrêts, de départs ou de changements de direction à répétition.
  • Si on aperçoit soudain un mammifère marin en voie de disparition (ex.: béluga et rorqual bleu) à moins de 400 mètres, on doit réduire la vitesse à la vitesse minimale pour manœuvrer le bateau.

Durée de l’observation

  • Dans le cas des détenteurs de permis, on ne peut rester entre 200 et 100 mètres d’un cétacé:
    • pour plus de deux périodes de 30 minutes maximum au cours d’une excursion;
    • plus d’une fois dans la même zone d’observation (une zone d’observation est une zone d’un mille marin autour d’un bateau en observation).
  • On peut rester une heure maximum dans une zone d’observation.
  • On doit attendre une heure avant de retourner dans cette même zone.

Les limites au nombre de bateaux et les durées maximales d’observation permettront de réduire les concentrations de bateaux autour des baleines. Cette recommandation a été faite suite à une étude sur le comportement des rorquals communs, réalisée par le GREMM en collaboration avec Parcs Canada et Pêches et Océans Canada.

En cas de disparité, le texte du règlement prévaut sur les informations données sur cette page.

 

Pour en savoir plus:

Site du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

Dépliant du Règlement

Texte complet du Règlement sur les activités en mer

 

Dernière mise à jour: mai 2017