Peter Scheifele

Professeur en résidence à University of Connecticut
Courriel: scheifpr@ucmail.uc.edu

Une oreille sous la mer

C’est en étudiant les sonars des animaux et ceux de fabrication humaine que Peter Scheifele, alors au service de la U.S. Navy, s’est d’abord intéressé aux mammifères marins. Si la U.S. Navy tente de perfectionner l’utilisation des sons sous-marins à des fins d’espionnage et de défense, les baleines et les dauphins maîtrisent déjà l’art de l’acoustique sous-marine, après des millions d’années d’évolution et d’adaptation au monde aquatique. On comprend donc que ces animaux fascinent M. Scheifele, un passionné de l’acoustique et de l’océanographie.

M. Scheifele a depuis 1993 quitté le monde de la marine pour se tourner vers une carrière universitaire, où il cultive son goût pour la recherche et l’enseignement. Il a bouclé un doctorat à l’Université du Connecticut et des cours de médecine au Mount Sinai School of Medicine.

Que fait-il exactement? Il dirige les programmes de recherche en acoustique sous-marine, en bioacoustique et sur l’ouïe des mammifères marins, ce qui l’amène à travailler surtout sur le béluga, le petit rorqual et le rorqual commun. En plus, il enseigne la physique acoustique, la psycho-acoustique, l’audiologie animale et les neurosciences à University of Cincinnati. Il est également affilié à une école spécialisée pour les malentendants, la American School for the Deaf. Il y conduit des recherches en audiologie et enseigne aux étudiants de cette école secondaire. Ses oreilles expertes sont aussi au service des bélugas du Saint-Laurent. En effet, M. Scheifele poursuit depuis 1996, en collaboration avec le GREMM, un programme de recherche pour évaluer les effets de la pollution sonore sur cette population en danger de disparition.

C’est donc en écoutant la mer, non pas dans un coquillage mais à l’aide d’hydrophones, que M. Scheifele réussit à percer bien des mystères et à résoudre bien des énigmes.

 

Dernière mise à jour: mai 2013