Michel Harvey

Chercheur à la Section de la production secondaire et relations trophiques de la Direction des Sciences Océaniques – Institut Maurice-Lamontagne – Pêches et Océans Canada
Courriel : Michel.Harvey@dfo-mpo.gc.ca

Du zooplancton aux baleines…

C’est en travaillant comme assistant de recherche à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) que Michel Harvey a développé son intérêt pour la recherche. Après avoir obtenu son baccalauréat en biologie à l’UQTR en 1978, il a travaillé pendant huit ans pour un chercheur qui étudiait la faune et la flore des fonds du fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec. Cette expérience, qui l’a initié au travail de recherche, l’a motivé à entreprendre des études supérieures. Il a donc fait une maîtrise et un doctorat à l’Université du Québec à Rimouski; il étudiait alors l’écologie d’un petit mollusque bivalve abondant dans l’estuaire maritime et le golfe du Saint-Laurent appelé Macoma balthica. Enfin, il a complété un stage post-doctoral à l’Université Laval sous la supervision du Dr Edwin Bourget. Depuis 1995, il occupe un poste de chercheur dans la section de la production secondaire et relations trophique de la Direction des Sciences Océaniques de l’Institut Maurice-Lamontagne et supervise à son tour des étudiants.

M. Harvey étudie depuis quelques années le macrozooplancton, le plancton animal de grosse taille (2 à 20 cm) dont le krill. Ce sont donc les petits animaux dont se nourrissent les baleines à fanons qui ont amené M. Harvey à investiguer le monde des baleines. Chaque année il part en mission océanographique à bord d’un bateau de recherche de Pêches et Océans Canada dans l’estuaire maritime et le golfe du Saint-Laurent ainsi que dans la baie d’Hudson, où il suit les variations en abondance, en composition et en distribution du macrozooplancton. Cette étude que plusieurs scientifiques suivent avec grand intérêt l’a amené à collaborer avec d’autres chercheurs et à s’interroger sur les effets de la variation en abondance du krill sur la présence et la dispersion des rorquals communs à la tête du chenal Laurentien, un site convoité pour l’observation des mammifères marins.

Les travaux de recherche de M. Harvey le poussent aussi à se questionner sur des sujets plus vastes, comme les effets des changements climatiques sur le macrozooplancton et le reste de l’écosystème du Saint-Laurent, un sujet d’actualité.

 

Dernière mise à jour: mai 2013