Marianne Marcoux

Chercheuse scientifique à l’Institut des eaux douces – Pêches
et Océans Canada
Courriel : marianne.marcoux@dfo-mpo.gc.ca

Un rêve devenu réalité

C’est lors d’un voyage à Tadoussac, gagné par hasard durant son secondaire, que Marianne Marcoux fait ses premières observations de baleines. Sa piqûre avec le milieu marin vient d’avoir lieu. Elle entreprend des études en environnement à l’Université McGill qui la mèneront quelques années plus tard dans le laboratoire de Hal Whitehead pour une maitrise sur la culture et la structure sociale des cachalots. Dans le cadre de ses travaux, elle passe ses étés en mer où le temps se fait parfois long. Pour compenser les moments creux, Marianne Marcoux lit beaucoup, et alors qu’elle entame la lecture d’un ouvrage de Hal Whitehead sur la structure sociale des baleines, elle fait état d’un manque flagrant d’informations concernant les narvals. À partir de cet instant, elle n’a plus qu’une idée en tête : combler ces pages blanches.

Elle poursuit alors ses études sur les narvals dans le cadre de son doctorat et tente d’y appliquer les méthodes qu’elle a apprises lors de ces précédentes recherches. Toutefois, les difficultés techniques ne tardent pas à se faire sentir et la poussent à prendre un peu de recul. Pendant quelques années, elle décide de diversifier ses recherches et s’intéresse, entre autres, à l’évolution de la coopération chez les humains via les réseaux sociaux (Twitter) tout en effectuant des parallèles avec les structures sociales et la coopération chez les animaux. Des sujets qui, pour elle, sont bien plus liés qu’il n’y parait.

Un postdoctorat avec le chercheur Yvan Simard la ramène vers les narvals. Elle combine des observations visuelles à des données acoustiques afin de mieux les comprendre. Ses recherches sont pionnières dans ce domaine et constituent des données de base concernant l’abondance, la structure d’âge et la dynamique de ces populations.

Depuis 2014, elle a rejoint les rangs de Pêches et Océans Canada et concentre ses recherches sur l’état des populations de bélugas et de narvals de l’Arctique. Elle contribue finalement à remplir sa mission et à rassembler de précieuses informations sur ces espèces encore méconnues. Toutefois, il lui reste un dernier rêve à réaliser, celui de faire du kayak avec les narvals.

 

Dernière mise à jour: aout 2017