Émilien Pelletier

Titulaire de la chaire de recherche du Canada en écotoxicologie moléculaire appliquée aux écosystèmes côtiers en hautes latitudes, Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER)
Courriel: emilien_pelletier@uqar.ca

Sur la piste des contaminants

C’est en pistant les contaminants qu’Émilien Pelletier s’est retrouvé à étudier les mammifères marins, incluant les bélugas du Saint-Laurent. Originaire de la région du Bas-Saint-Laurent, il a d’abord fait un baccalauréat en chimie à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) avant de se tourner vers la mer en complétant une maîtrise en océanographie dans le même établissement. Pour son doctorat, il a déménagé à Montréal pour étudier la chimie des organométaux à l’université McGill, puis il s’est installé à Rimouski pour entreprendre sa carrière en chimie environnementale à l’INRS-Océanologie. En 1998, il a contribué activement à la création de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) et en 2001 il a obtenu la chaire de recherche du Canada en écotoxicologie moléculaire appliquée aux écosystèmes côtiers en hautes latitudes. Cette chaire a été renouvelée en 2008 et se terminera officiellement en 2015.

Ses travaux de recherche ont porté depuis bientôt 30 ans sur la biodisponibilité et le transfert trophique des contaminants et leurs effets sur les prédateurs. Il s’est d’abord intéressé au mercure dans le Saguenay et aux déversements pétroliers dans le Saint-Laurent. Ses préoccupations récentes ont surtout été orientées vers les organoétains, dont le tributylétain (TBT), un pesticide organométallique hautement immunotoxique ajouté jusqu’à récemment à la peinture des coques des bateaux pour combattre les salissures naturelles. Les organoétains ont été retrouvés jusque dans les tissus des bélugas et d’autres mammifères marins du Saint-Laurent.

Chaque jour, M. Pelletier passe une grande partie de son temps à discuter avec les membres de son équipe des résultats de recherche, des problèmes de laboratoire ou encore du développement des nouveaux projets. Parmi ces projets très diversifiés on compte des travaux sur l’évaluation des risques environnementaux dans l’ensemble du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et la caractérisation des contaminants dans les eaux usées municipales dont les nanoparticules d’argent qui pourraient affecter l’écosystème marin du Saint-Laurent. La rédaction scientifique occupe aussi beaucoup le chercheur, sans oublier la préparation des demandes de subventions et de contrats pour la poursuite des recherches. Depuis 2010, il est président du comité de coordination du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une aire marine protégée qui lui tient à cœur.

 

Dernière mise à jour: mai 2013