La natation

Les championnes de natation

L’homme, avec son record de 8 km/h, fait piètre figure côté natation! Les baleines quant à elles atteignent de grandes vitesses. Leur corps est parfaitement adapté au milieu aquatique, un milieu 1000 fois plus dense que l’air.

Rorquals à bosse

  • Rorquals à bosse
  • Crédit photo : © Renaud Pintiaux

Le physique de l’emploi

Un corps parfaitement hydrodynamique; une queue qui génère une forte poussée autant vers le haut que vers le bas; une peau lisse qui réduit les frictions; une nageoire dorsale, qui, comme une quille de bateau, régularise le flot vers l’arrière au moment de la plongée; et des nageoires pectorales qui stabilisent et augmentent la manœuvrabilité. Ces adaptations morphologiques permettent aux baleines de filer à toute vitesse dans le milieu aquatique.

Une question de vitesses

Les dauphins sont de véritables champions de natation. Capables de sprint allant jusqu’à 27 km/h, leur vitesse de croisière tourne toutefois plutôt autour de 15 km/h. De son côté, le rorqual commun, dit lévrier de mers, peut atteindre des pointes de 40 km/h.

Deux rorquals communs

  • Deux rorquals communs
  • Crédit photo : © GREMM

Mais dans la famille des rorquals, le record est détenu par le rorqual boréal avec une vitesse observée de 65 km/h! D’autres baleines sont plus lentes, comme la baleine boréale qui voyage autour de 5 km/h lors de ses migrations, alors que le béluga avec son 7 km/h serait le plus lent des odontocètes. La vitesse varie donc selon l’espèce, la durée, la profondeur et le comportement. Des femelles accompagnées de jeunes sont plus lentes, et les individus seuls se déplacent plus rapidement que ceux en groupe. De plus, lors des migrations, les vitesses sont ralenties, car il est préférable d’économiser son énergie pour parcourir de plus grandes distances.

Nager et respirer : un compromis

Les cétacés voyagent sous l’eau et reviennent en surface pour respirer; c’est le meilleur compromis entre ce besoin essentiel et le fait qu’il est moins coûteux énergétiquement de nager sous la surface. Mais il existe des exceptions. Les dauphins, marsouins, bélugas et même petits rorquals adoptent parfois un déplacement en surface dit «marsouinage», qui consiste à nager rapidement en sortant leur corps hors de l’eau. À une certaine vitesse, cette nage serait avantageuse, car elle permettrait de se soustraire à la résistance des vagues.

« Marsouinage »

  • « Marsouinage »
  • Crédit photo : © GREMM

Parlant de vagues, les dauphins et petits rorquals se laissent parfois porter par celles créées par les grosses baleines ou par l’étrave des navires. Les baleines peuvent aussi nager sur le dos, même si ce n’est pas la manière la plus efficace de se déplacer. Puis, les jeunes cétacés pratiquent parfois la nage en échelon. N’ayant pas la puissance des adultes, ils se placent près de la nageoire dorsale de l’adulte et sont «aspirés» vers celui-ci, réduisant ainsi l’effort. C’est le même principe qu’exploitent, dans l’eau, les grands dauphins, et dans les airs, les oiseaux migrateurs, quand ils se déplacent en formation.

 

Dernière mise à jour: mai 2013