Aramis

Tiré du bulletin Portrait de baleines, 22 juillet 2016

Aramis, 12 juillet 2016

Aramis, 12 juillet 2016

Enfin, un rorqual à bosse connu arrive dans le parc marin! On reconnait cet individu grâce au patron de coloration au-dessous de sa queue, qui lui a valu son nom tiré des Trois mousquetaires. Sur son lobe droit, on observe deux traits qui se croisent comme deux épées. Aramis est observée dans l’estuaire depuis 2007, son année de naissance. Elle est donc âgée de 9 ans. Elle est observée parfois seule, parfois accompagnée de sa mère, Tic Tac Toe. En 2007, il s’agissait alors, pour les rorquals à bosse, de la première observation d’une paire mère/baleineau naviguant ensemble dans l’histoire du parc marin. Peut-être auront nous la chance un jour de voir Aramis accompagnée d’un jeune…

Aramis a été aperçue sous plusieurs angles au cours de son passage dans le parc marin. Certains d’entre vous l’auront observée flottant à la surface, laissant apparaitre le bout de sa grosse nageoire dorsale bossue. On appelle ce comportement de repos le « billotage ». D’autres l’auront aussi vue accompagnée du jeune rorqual à bosse, le veau de Fleuret, nageant côte à côte presque en simultané. Les associations entre les rorquals sont peu documentées. Chez les baleines à dents, il a été étudié chez les cachalots, les bélugas et les épaulards, les individus d’une même espèce forment des associations à long terme, récurrentes au fil des années. Au contraire, chez les baleines à fanons comme les rorquals, les associations semblent plus temporaires et de courte durée. Pourquoi se regrouper ainsi? Réduire le risque de prédation? Augmenter ses chances de trouver de la nourriture? Une stratégie de chasse? La formation de « groupe » et le nombre d’individus qui en font partie varient en fonction des espèces, mais aussi en fonction de l’environnement exploité. Dans le Saint-Laurent, on observe rarement de grands regroupement de rorquals à bosse en train de se nourrir comme on peut parfois observer dans d’autres zones d’alimentation.

En savoir plus

La fiche signalétique du rorqual à bosse

 


Tiré du bulletin Portrait de baleines, 20 août 2015

Le nom d’Aramis a été inspiré du patron de coloration sous sa queue. Les deux traits sur son lobe droit rappellent deux épées qui se croisent comme celles des mousquetaires. Aramis a été vue pour la première fois dans l’estuaire en 2007, son année de naissance. Elle était alors en compagnie de sa mère Tic Tac Toe, un individu souvent observé en Gaspésie, aux îles Mingan et dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Aramis était son premier baleineau. Il arrive d’ailleurs encore qu’on les observe toutes les deux nageant ensemble. Depuis, Aramis a été vue chaque année dans le parc marin. Cette saison, elle est observée à plusieurs reprises en compagnie de Gaspar, un autre rorqual à bosse. Comme la maturité sexuelle des rorquals à bosse est atteinte vers l’âge de 5 ans, Aramis, âgée de 8 ans, serait donc en âge de procréer. Un jour, nous aurons peut-être la chance de la voir dans la région, elle aussi avec son baleineau.

Aramis et Tic Tac Toe, nageant ensemble, été 2013

Les rorquals à bosse quittent les eaux froides et riches à l’automne et migrent dans les eaux chaudes des Caraïbes pour la reproduction et la mise bas. Ces eaux chaudes offrent des conditions plus clémentes à ces activités. Pour certains individus, la migration n’est pas essentielle. Par exemple, certains mâles juvéniles ne sont pas assez compétitifs pour se reproduire et certaines femelles ne donneront pas naissance ou ne s’accoupleront pas cette année-là. Il est alors plus avantageux pour ces espèces de rester là où la nourriture est en plus grande quantité, au lieu de franchir des milliers de kilomètres vers des eaux chaudes pauvres en nourriture. Il n’est donc pas impossible d’observer des rorquals à bosse ou d’autres baleines au cours de l’hiver comme le témoignent certains observateurs en pleine saison froide.

 

 


Tiré du bulletin Portrait de baleines, 18 juillet 2013

© GREMM

Aramis, 16 juillet 2013. © GREMM

Elle y est arrivée en début de semaine, après un passage remarqué en Minganie, où elle a été photographiée par le MICS. Jeune femelle de six ans, elle a probablement atteint sa maturité sexuelle : est-ce que ce sera bientôt son tour d’être accompagnée d’un petit?

Le 16 juillet dernier, une équipe conjointe GREMM–Pêches et Océans Canada posait une balise télémétrique sur le dos d’Aramis. Déployée à l’aide d’une longue perche, fixée à l’aide d’une ventouse, la balise émet un signal radio chaque fois qu’Aramis fait surface et enregistre toutes les secondes la profondeur et la vitesse de la baleine. En parallèle, Parcs Canada étudie la présence des proies là où la baleine se trouve. De quoi répondre à bien des questions sur l’alimentation des baleines!

 

 


Tiré du bulletin Portrait de baleines, 28 juillet 2011

Ca y est, il y a enfin un rorqual à bosse dans le parc marin : Aramis, une jeune femelle née au début de 2007, emmenée ici par sa célèbre mère Tic Tac Toe l´été suivant, et qui nous visite pour une cinquième année de suite. Mentionnons qu´il s´agissait alors de la toute première observation d´une paire mère-veau de cette espèce dans l ‘histoire de l´industrie d´observation du parc marin. Aperçue et identifiée par le GREMM dimanche matin dans le secteur de la falaise Sud, elle a d´ailleurs été vue sautant hors de l´eau à cinq reprises mardi matin par le bateau L´Alliance de Parcs Canada, puis été aperçue faisant une assez longue sieste par plusieurs bateaux d ‘excursion le même jour en après-midi.

Selon le MICS, qui gère le catalogue central de cette espèce pour le Saint-Laurent (776 individus connus à ce jour), Aramis n´a pas été aperçue dans le golfe cette année avant son arrivée dans le parc marin, alors que c´est plutôt le contraire pour Tic Tac Toe, aperçue voici environ un mois au nord de l´île d´Anticosti, mais pas encore ici.

Les retours annuels d´Aramis dans l´estuaire depuis 2007 reflètent un comportement largement répandu chez les rorquals à bosse : les jeunes reviennent dans l´aire d´alimentation choisie par leur mère, avec laquelle ils sont restés un an, rarement deux. Née en 2007 dans les Caraïbes et âgée de 4 ans, Aramis atteindra bientôt sa maturité sexuelle, généralement atteinte vers les 5 ans chez les rorquals à bosse. Verrons-nous bientôt Aramis accompagnée de son tout premier baleineau? Ou même, elle et sa mère Tic Tac Toe emmenant leurs rejetons respectifs?

Le nom « Aramis », dû aux marques rappelant des épées entrecroisées sur le lobe droit de la queue (d´où la référence au mousquetaire), était le résultat d´un concours du MICS et du GREMM en 2007, où des gens de l´industrie d´observation des baleines devaient voter pour leur choix parmi 5 noms différents.